NOCH A LA FIN DES TEMPS
L.- - Cours élémentsire Il y a eu dix patriarches avant le déluge (et autant après le déluge).
ler patriarche : Adam qui vécut 930 ans.
2e GE Seth, fils d'Adam qui vécut 912 ans.
Enos, fils de Seth, qui vécut 905 ans.
4e Caïnan, fils d’Enos, qui vécut 910 ans.
5e Malaléel, fils de Caïnan, qui vécut 895 ans. 6e Jared, fils de Malaléel, qui vécut 962 ans. 7e Henoch, fils de Jared, qui disparut à l’âge de 365 ans.
8e patriarche : Mathusalem, fils d'Hénoch, qui vécut 969 ans.
9e Lamech, fils de Mathusalem, qui vécut 777 ans.
10e LE Noé, fils de Lamech, qui vécut 950 ans. Il n'est pas certain que les patriarches soient les fils immédiats les uns des autres. L'existence de plusieurs générations entre deux patriarches n'empêche pas que l'un descende de l'autre, bien que de loin.
[l'est à propos de donner quelques notes sur chacun des patriarches.
Adam et Eve
Adam et Eve sortis, vierges (c'est le sentiment des Pères), du paradis terrestre, menèrent sur la terre, une vie laborieuse et pénitente. Reconnaissant absolument leur culpabilité, ils avaient accepté la peine de leur péché. Adam fut donc un laborieux. Eve de son côté eut beaucoup à faire pour la formation des nombreux enfants que Dieu lui donna en sa longue carrière.
Nos premiers parents, trop heureux de n'avoir pas subi le sort des mauvais anges, se consolaient dans leur exil par la promesse que Dieu leur avait faite l'un Libérateur.
Saint Augustin dit dans une lettre à Evod : ‘c’est le sentiment de l'Eglise qu’Adam s’est sauvé”.
Le livre de la Sagesse parle du salut d'Adam (au chapitre X, 1-2.) ; ‘C'est la Sagesse qui garda le premier homme, formé par Dieu pour être le père du genre humain, le seul créé immédiatement ; elle le tira de son péché””.
‘‘Les Pères, dit Dom Calmet, enseignent qu'Adam fit une solide pénitence””. Il y a toute raison de croire qu’'Eve suivit son exemple. |
Les Grecs mettent Adam et Eve au nombre des saints de l'ancien Testament. |
Adam et Eve eurent un très grand nombre d'enfants :
garçons et filles. L'Ecriture ne nomme en particulier que trois de ces enfants : Caïn, Abel et Seth.
Où furent enterrés Adam et Eve?
‘Près de la Mecque’ (notre ville sainte), disent les Musulmans ;
“Sur la montagne du calvaire'’, disent ceux qui placent l'Eden dans la Palestine :
On ne le sait donc pas d'une façon certaine.
Des hommes très sérieux (comme saint Epiphane, Origène, saint Jean-Chrysostome et Tertullien), prétendent qu'Adam fut enterré sur le calvaire. Cornelius à Lapide, écrivain d’une grande autorité, donne cette tradition comme étant commune dans l'Eglise.
Le Père Berthe écrit dans une vie récente de Notre-Seigneur Jésus-Christ (p. 424) : ‘‘Les fils d'Adam ensevelirent son cadavre dans les flancs de la montagne, et creusèrent une cavité dans le rocher qui la dominait, pour y placer sa tête vénérée. Ce rocher, ils l'appelèrent Golgotha (crâne,) le lieu où repose le crâne du premier homme. Ce fut là précisément, sur ce rocher, que les bourreaux trainèrent Jésus, le nouvel Adam, afin de mêler le sang divin de l'expiation aux cendres du vieux pécheur, qui infecta dans leur source toutes les générations humaines”.
Cette tradition subsiste encore à Jérusalem. Dans la basilique du Saint Sépulcre, il y a la chapelle de la tombe d'Adam sous la chapelle de la Plantation de la croix.
Il est facile après cela de s'expliquer pourquoi les artistes mettent une tête de mort, sur les croix, sous les pieds du Christ.
On retrouve Adam et Eve sous divers noms dans la mythologie (histoire fabuleuse des dieux et des héros), et à l'origine des traditions religieuses des peuples (voir Dom Calmet : son Dictionnaire de la Bible, Tome ler, au mot Adam).
TEMPS PRIMITIFS Caïn et Abel
Caïn, fils (ainé) d'Adam était laboureur.
Abel, autre enfant d'Adam, était pasteur de brebis.
La première page de l'histoire de l'humanité est tachée du sang d'Abel. Lisons le récit textuel de ia Bible, ch. IV.
‘Après des jours nombreux, Caïn offrit des produits de la terre en oblation à Jéhovah: Abel de son côté, offrit des premiers nés de son troupeau et de leur graisse.
Jéhovah regarda Abel et sou offrande (en la consumant peut-être d'un feu du ciel) ; mais il ne regarda point Caïn, ni ses présents. Caïn en fut très irrité et son visage fut abattu.
Jéhovah dit à Caïn: ‘‘Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu? si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé ?
“Et si tu ne fais pas bien, le péché ne se tient-il pas à ta porte ?
‘Son désir se tourne vers toi, tu dois dominer sur lui’. C'était dire à Caïn: Ton irritation n'indique rien de bon; le péché est proche, il est à ta porte : ce péché va faire de toi sa proie si tu ne le domines en réprimant ton envie. C'était proclamer en même temps, dès les premières pages de la Bible, que l’homme est libre et que s’il fait le mal, c'est parce qu'il l’a bien voulu.
L'envie engendre la haine et l'aveuglement : elle mène insensiblement au crime. Un jour donc :
‘Caïn dit à Abel, son frère : Allons aux champs. Et comme ils étaient dans les champs, Caïn s'éleva contre Abel et le tua.
“Et Jéhovah dit à Caïn : Où est ton frère Abel?"
Le bon Dieu voulait donner à Caïn l’occasion d'avouer et de se repentir. Mais le crime a besoin du mensonge pour se couvrir et. de l’arrogance pour se maintenir. A cette parole : “Où est ton frère Abel? Caïn répondit :
“Je ne ‘is pas: suis-je le gardien de mon frère?
“‘Jéhovas dit : ‘‘Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Maintenant, tu es maudit de la terre qui s'est ouvert pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras la terre, elle ne donnera plus ses fruits. Tu seras errant et fugitif sur la terre.’
La terre donc, forcée de boire le sang d'Abel, se révolte et semble maudire, elle-même, le fratricide, en lui refusant ses fruits.
Caïn, sans témoigner aucun regret, s'écrie cependant : “Ma peine est trop grande pour que je puisse la supporter. Voici que vous me chassez aujourd'hui de cette terre, ct je serai caché loin de votre face : je serai errant et fugitif sur lu fei.e, et quiconque me trouvera me tuera”", (1)
Le Seigneur qui regarde encore 3es enfants prévaricateurs prit Caïn sous sa protection lui disant :
“Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. Et
Jéhovah mit un signe (on ne sait lequel) afin que quiconque le rencontrerait ne le tuât pas.
Puis Caïn s'éloigna de devant Jéhovah et il habita dans ‘le pays de Nod'’, c'est-à-dire de la fuite."
Caïn fonda une bourgade : Hénochia, du nom d'Hénoch l'un de ses fils,
Lamech, descendant de Caïn, 5e génération, eut le tort d'épouser deux femmes Ada et Sella, contrairement à la loi de l'unité du mariage.
Les descendants de Caïn occupés des choses de la terre plus que de celles du ciel, reçurent le nom d'enfants des hommes. Ils firent plusieurs découvertes dont il sera question au cours intermédiaire, om ntee
(1) Ce qui indique qu'il y avait déjà nombre de personnes sur la terre et que Caïn et Abel n'étaient pas jeunes.
Il faut ajouter maintenant quelques mots à ce que nous avons dit d’Abel.
Abel
Nct:e-Seigneur dans un discours aux pharisiens (Math. XXIII, v. 35), le met au nombre des saints, en parlant du ‘sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang du juste Abel”’.
Saint Paul fait l'éloge d’Abel da< son épiître aux Hébreux (XI, 4) : C’est par la foi, dit-il qu’ Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn : c’est par elle qu'il fut déclaré juste et c’est par elle que, mort, il parle toujours’.
Le prêtre, au canon de la messe, dit tous les jours : ‘‘Daignez Seigneur, regarder d'un visage propice et serein, et avoir pour agréables ces oblations, comme vous daignâtes agréer les présents de votre enfant, le juste Abel, et le sa-
crifice de votre patriarche Abraham, et celui que vous offrit votre grand prêtre Melchisédech.’’
Saint Abel est invoqué particulièrement dans les litanies pour les agonisants.
La fête de saint Abel a lieu le 30 juillet.
Abel aurait été tué, dit saint Jérôme, dans la campagne de Damas (ville de Syrie).
Abel est une figure de Notre-Seigneur Jésus-Christ
En effet, sacrificateur, il est agréable à Dieu comme Jésus-Christ l’est à son Père; il est victime de la fureur de son frère, comme Jésus-Christ est victime de la fureur des Juifs, ses frères; la voix de son sang répandu va jusqu'à Dieu comme, celle du sang de Jésus va jusqu'au ciel. Le meurtrier de Caïn erre vagabond, sur la terre comme le juif meurtrier de Jésus erre vagabond dans le monde.
: .{) — LES DIx PATRIARCHES 192 Seth, 2e patriarche
Seth, 2e patriarche, fidèle image d'Adam pénitent, fut la joie de ses parents: il les consola de la mort d’Abel. Il est resté célèbre dans l'histoire, en Arabie surtout. On lui attribue la gravure (à l’aide de caractères) et les premières découvertes en astronomie. I] serait mort l’an du monde 1042. j
Seth sut inspirer sa piété à ses descendants qui reçurent pour cela le nom d'enfants de Dieu.
Enos, 3e patriarche
Enos, enfant de Seth, 3e patriarche, institua le culte public et solennel : ce qui fait dire à Moïse : ‘c’est alors que l'on commença à invoquer le Seigneur’.
La société, comme société, se doit à Dieu, comme l'individu. Du reste, le culte public fortifie singulièrement le culte privé.
Les orientaux prétendent qu'Enos fonda des tribunaux pour l'exercice de la justice.
Il mourut l’an du monde 1140.
Caïnan, Malaléel et Jared
Caïnan, 4e patriarche : Malaléel, 5e patriarche, et Jared, 6e patriarche, restent fidèles aux enseignements et aux exemples de Seth et d'Enos. Ces trois patriarches moururent, le ler, l’an du monde 1935: le deuxième, l’an du monde 1290 ; le troisième, l’an du monde 14922.
Hénoch, 7e patriarche
Hénoc: fut : <ticulièrement célèbre.
Voici ce que dit la Genèse, du fils de Jared (ch. V, 24) : “’Hénoch vécut soixant> et cinq ans, et il engendra Mathusalem. Après qu’il eut engendré Mathusalem, Hénoch marcha avec Dieu trois cents ans, et il engendra des fils et des
filles. Tout le temps qu'Hénoch vécut fut de trois cent soixante et cinq ans. Hénoch marcha (donc) avec Dieu, et on ne le vit plus, car Dieu l'avait pris’”’.
L’Ecclésiastique, faisant l’éloge des patriarches, s’écrie (Texte grec, ch. XLIV, 16) : ‘‘Hénoch fut agréable au Seigneur, et il a été transporté, exemple de pénitence pour les générations”.
L’Ecclésiastique veut-il dire qu’Hénoch donna l'exemple de la pénitence à ses contemporains, où qu'il fut réservé pour prêcher la pénitence aux générations à venir? La Vulgate (version latine de la Bible) dit : ‘‘Hénoch a plu à Dieu, et il a été transporté dans le paradis (limbes?) pour apporter la pénitence aux nations”.
Où Dieu a-t-il transporté Hénoch?
Nous l’ignorons:
Ce que nous savons, c’est qu'Hénoch n'est pas mort.
Saint Paul dit, en effet, dans son épître aux Hébreux (XI, 5) : “C’est par la foi qu'Hénoch fnt enlevé sans qu'il eut subi la mort”.
Saint Judes, parlant des fauteurs d’hérisie, s’écrie (à son tour) : ‘‘C'est d'eux qu'Hénoch a prophétisé en ces termes : Voici que le Seigneur est venu avec la multitude innombrable de ses saints, pour exécuter son jugement sur tous, et convaincre tous les impies de toutes les œuvres d’impiété qu'ils ont commises et de toutes les paroles criminelles, qu'eux, pécheurs impies ont proférées-contre lui’’.
Hénoch fut donc un prophète et un prédicateur de la pénitence (pour ses contemporains).
Hénoch reviendra-t-il à la fin des temps?
Oui. (Nous en parlerons dans le cours intermédiaire.)
Mathusalem, 8e patriarche
Mathusalem a ceci de particulier, qu'il est l’homme qui a vécu le plus longtemps sur la terre, 969 ans.
Fils d'Hénoch, il naquit l'an du monde 687 et mourut peu de temps avant le déluge.
Il a été mis au nombre des justes de l’ancien Testament.
Le plus célèbre de ses fils, héritier des promesses divines, fut Lamech (qu'il ne faut pas confondre avec Lamech, descendant de Caïn, le premier à méconnaître l'unité du mariage).
Lamech, 9e patriarche
Lamech, fils de Mathusalem, naquit l'an du monde 874.
Lamech vécut donc 56 ans, du temps d'Adam, puisqu'Adam vécut 930 ans.
Lamech à l’âge de 182 ans, eut un fils qu'il appela Noé (repos). Le père de Noé prononce alors des paroles qui sont un fidèle écho de la sentence prononcée par Dieu, sur Adam coupable. La Genèse, V, 28, dit, en effet : ‘‘Lamech vécut 182 ans, et il engendra un fils. Et il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous soulagera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, que réclame ce sol maudit de Jéhovah’.
Ces paroles nous disent encore que dans la pieuse descendance des patriarches on regardait sans cesse vers l’avenir, dans l’attente d’un soulagement, d’une délivrance, d’une rédemption.
Noé, 10e patriarche
De l’an 1056 à 1656 avant le déluge, et à l'an 2006 après le déluge.
Noé, fils de Lamech, naquit l'an 1056.
Il devait vivre 950 ans, dont 350 ans après le déluge.
“TI fut juste, intègre parmi les hommes de son temps. Il marchait avec Dieu.” (Gen. VI, 9.)
Noé avait 480 ans lorsqu'il reçut de Jéhova': une communication extraordinaire.
Noé, âgé de 500 ans, engendra Sem, Cham et Japhet.
set dl RÉ le nns ec ni ; me
L'humanité avait encore 100 années devant elle.
Avant de décrire le déluge, nous allons parler un peu des causes génératrices de cette grande catastrophe. (Leçon 18.)
Notons seulement qu’en additionnant les âges nommés par le texte hébreu de la Bible, jusqu’au déluge, nous arrivons à l'an 1656, de la création de l'humanité, au temps du déluge.
IT. — Cours intermédiaire
Dix grands personnages dans l’histoire
‘La mémoire et le nombre des ancêtres primitifs de l’humanité, dit Riancy (à propos des dix patriarches antédiluviens), se sont religieusement conservés chez tous les peuples. À l'origine, de toutes les annales, en effet, apparaissent soit sous le voile de l’apothéose, soit sous la majesté patriarchale, soit sous l'éclat de la royauté, dix grandes figures entourées du prestige de la vénération, célébrées ou même divinisées pour leurs bienfaits.
Ce sont eux que les Grecs appelaient mortels heureux du deuxième ordre... Ils forment en Chaldée les dix rois, souverains de la terre, dont le règne a duré des milliers d’années.
“En Perse les dix rois Peischdadiens, les hommes de l’ancienne loi qui se nourrissaient du breuvage de l’immortalité et qui gardaient la sainteté.
“Dans l'Inde les neuf Brahmadikas qui sont dix avec Brahmah, leur père, et qu’on appelle les dix ‘‘Pitris’”’ ou patriarches antérieurs au déluge.
‘Les Phéniciens connaissaient aussi ces dix ancêtres, inventeurs de tout art et de toute science.
‘Les Chinois. s’inclinent encore devant les dix empereurs primitifs qui précèdent Niuhna, le vainqueur du dragon provocateur du déluge.
les .) és ri-
du
(17) — LES Dix PATRIARCHES 127
“Les Egyptiens avaient leurs dix rois héroïques, prédécesseurs de Menès, lequel fit s’écouler les eaux du déluge.
“Enfin, les Germains croyaient aux dix ancêtres d’Odin comme les Arabes aux dix grands rois des Adites, le peuple primordial.”’ Hist. du Monde, c. I, p. 44.
Hénoch et Elie à la fin c'es temps
Les élèves qui ont vu le cours élémentaire ont fait connaissance avec Elie (52e leçon). Un char de feu l'emporte au ciel. (Rois. IV, ch. 11.)
Nous parlerons à la fois d'Hénoch et d’Elie puisqu'ils ont 1 même destinée.
‘On croit communément, dit l'abbé Crelier, dans son commentaire sur la Genèse (V, 24) qu'Hénoch et Elie reviendront à la fin du monde, pour s'opposer à l’Antéchrist, qu'ils souffriront le martyre, qu'ils ressusciteront au bout de trois jours et seront enlevés au ciel.’
C'était la croyance des Juifs, au temps de N.-S. J.-S.
Ceîte croyance se fondait sur les dernières paroles des écrits de Malachie, paroles qui sont en même temps les der-
‘ aières de l’ancien Testament. (Mal. IV, 5-6) :
“Voici que je vous envoie Elie le prophète, avant que vienne le jour de Jéhovah, grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs enfants et le cœur des enfants vers leurs pères. ’’
La croyance des Juifs, en ce qui regarde Elie a été confirmée par Notre-Seigneur, après le miracle de la Transfiguration (leçon 102). Notre-Seigneur ayant parlé de résurrection (Ne parlez à personne de cette vision jusqu'à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts), les disciples croyant que le règne de Jésus était proche et ne son- &eant point à son second avènement (dont il est question dans Malachie) l'interrogèrent et lui dirent : ‘Pourquoi donc les Scribes (qui se fondaient sur la prophétie de Mala-
chie), disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne auparavant”. Tout comme s'ils avaient dit: Tu es le messie, pourquoi Elie n'est-il pas venu avant toi? selon l’enseignement des Scribes ?
Notre-Seigneur répcnd : ‘‘Elias quidem venturus est et restituet om ni» : Elie doit venir en effet (avant le second avènement), et rétablira toutes choses’’ (en faisant rentrer les Juifs dans l'ordre de Dieu et dans la foi de leurs pères... selon l'expression de Carrière).
‘La tradition catholique, dit l'abbé Lesètre (Ecclésiastique, XLIV, 16. note) reconnaît dans ces deux personnages (Hénoch et Elie), les deux témoins de l’Apocalypse."
Voici ce que dit l’Apocalypse au sujet de ces deux témoins, (chap. XI, 3 et suivants) : ;
‘Puis on me donna un roseau semblable à un bâton en disant: Lève-toi et mesure le temple de Dieu, l'autel et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, iaisse-le en dehors et ne le mesure pas, car il a été abandonné aux Nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.
‘Et je donnerai à mes témoins de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.
‘Ceux-ci sont les deux oliviers et les deux candélabres qui sont dressés en présence du Seigneur de la terre.
‘Si quelqu'un veut leur nuire, un feu sort de leur bouche qui dévore leurs ennemis : c'est ainsi que doit périr quiconque voudra leur nuire.
“Ils ont la puissance de fermer le ciel pour empêcher la pluie de tomber durant les jours de leur prédication ; et ils ont pouvoir sur les eaux pour les changer en sang, et pour frapper la terre de toutes sortes de plaies, autant de fois qu'ils le voudront.
“Et quand ils auront achevé leur témoignage, la tête
qui monte de l'abime leur fera la guerre, les vaincra et les tuera ; et leurs cadavres resteront gisants sur la place de la grande ville qui est appelée en langage figuré Sodome et Egypte, la même où leur Seigneur a été crucifié.
‘Des hommes des divers peuples, tribus, langues et nations verront leurs cadavres étendus trois jours et demi, sans permettre qu'on leur donne la sépulture.
“Et les habitants de la terre se réjouiront à leur sujet : ils se livreront à l’allégresse et s'enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont fait le tourment des habitants de la terre.
‘Mais après trois jours et demi, un esprit de vie, venant de Dieu pénétra dans ces cadavres ; ils se dressèrent sur leurs pieds, et une grande crainte s'empara de ceux qui les regardaient.
“Et l'on entendit une grande voix qui venait du ciel, qui
leur disait: Montez ici. Et ils montèrent au ciel dans une nuée, à la vue de leurs ennemis.”’ Bossuet parlant d'Hénoch et d'Elie, s’écrie (Préface à l’Explication de l’Apocalypse) :
“Ces deux saints n'ont pas été transportés pour rien du milieu des hommes si extraordinairement en corps et en âme. Leur course ne paraît pas achevée et on doit croire que Dieu les réserve pour quelque grand ouvrage.
‘La tradition des Juifs aussi bien que celle des chrétiens les fait revenir à la fin des siècles ; cette tradition à l'égard d'Hénoch s'est conservée dans l'Ecclésiastique. Que si la leçon du grec n'est pas si claire, elle est suppléée en cet endroit, comme en beaucoup d’autres par celle de la Vulgate, dont nul homme de bon sens ne méprisera jamais l'autorité, d'autant plüs que ce ne sont pas seulement les Pères latins qui établissent le retour d’Hénoch, les Pères grecs ÿ sont aussi exprès...
“TI faut être plus que téméraire pour improuver la tradition de la venue d'Hénoch et d’Elie à la fin des siècles.”
pd rm dat a dd ge 6
QUESTIONS
17e Leçon: dix patriarches avant le déluge — les enfants de Dieu — Hénoch à la fin des temps
COURS INTERMEDIAIRE
Que nous apprend l'histoire relativement au nombre de 10 patriarches antédiluviens ?
Quelle est la croyance commune relativement à Hénoch ainsi qu’à Elie?
Quand eurent lieu les prédications d'Hénoch ?
Quelle a été la mission des patriarches antédiluviens ?
Fut-il difficile aux patriarches de se transmettre les traditions de la révélation primitive ?
18e LEÇON LES ENFANTS DES HOMMES — CORRUPTION GENE-