IL. — Cours intermédiaire
La coudée commune aux Egyptiens et aux Juifs (voir Darras, Hist. de l'Eglise, I » Page 278), mesure 20 pouces, ancienne mesure française, ce qui correspond à 54 centimètres. Par conséquent, dit M. le vice-amiral Thevenard, dans ses mémoires t, IV, P. 253 : ‘‘Les 300 coudées de l’arche donnent 500 pieds de long ; les 50 coudées donnent 83 pieds de large, 'et les trente coudées 50 pieds de hauteur. Ces trois dimensions forment un volume de 2,075,000 pieds cubes, pour la capacité totale, ce qui donnait place pour un nombre considérable d'animaux (cité par Riancy, I, p. 58).
Si on veut se donner la peine de visiter le musée de Paris; dit l’abbé Glaire,, (p. 293, du V, 1. Les livres saints vengés) qui est sans contredit, l’un des plus complets du monde, on voit que les salles qui contiennent la plus grande partie des espèces connues dans leur grandeur naturelle, forment à peine un étage d’un bâtiment qui est loin d’avoir les dimensions de l'arche.
Les mesures de la Bible donnent à l'arce (dit Crelier, P. 90), une superficie de 15,000 coudées carrées, et un es-
” pace vide de 430,000 coudées cubes.
Wilkins, évêque de Chester, cité par Bergier (I, p. 173),
prétend qu'il n'y avait que 72 espèces de quadrupèdes qui fussent nécessairement dans l'arche. ‘‘Selon lui, tous les animaux carnassiers sont équivalents pour leur volume à 27 loups, et tous les autres à 208 bœufs. Pour la nourriture des Premiers, il met 1,825 brebis, et pour les seconds 109,500 coudées de foin. Or, les deux premiers étages étaient plus que suffisants pour contenir le tout. Quant au troisième étage, tout le monde convient qu'il y avait plus de place qu'il n’en fallait pour les oiseaux, pour Noé et sa famille et pour leur nourriture.”’ (Dict. I, p. 178.)
Wilkins ajoute : ‘Le plus habile mathématicien de nos jours ne déterminerait pas mieux les dimensions d’un vaisseau tel que l'arche, qu'elles ne le sont dans l’Ecriture relativement à l'usage auquel l'arche était destinée, d’où il conclut que la narration de Moïse est une preuve de la vérité de l’Ecriture Sainte. En effet, il est à présumer que dans les premiers âges du monde, les hommes moins exercés qu'aujourd'hui dans les sciences, et dans les arts, devaient être aussi plus sujets à des erreurs, cependant, si l’on avait aujourd'hui à Proportionner un vaisseaux à la masse des animaux et à leur nourriture, on ne s’acquitterait pas mieux. Par conséquent l'arche ne peut être une invention de l'esprit humain’. (Bergier, dic., I, p. 174.)
L'abbé Crelier ajoute, Gen. p. 80: ‘“‘I] résulte des expériences faites en Hollande au commencement du XVIIe siècle, que la disposition de l'arche était en parfaite harmonie avec le but auquel elle était destinée.
‘Un vaisseau construit à Hoorn, par P. Jansen sur son modèle dans les dimensions réduites, ne fut pas trouvé propre à naviguer, mais bien à flotter sur les eaux et à porter une charge plus forte du tiers que celle d’autres bâtiments de même contenance cubique.”
Mais dira-t-on : l’approvisionnement et le soin de tant d'animaux pour quatre hommes seulement ! L'amira] The-
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