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‘’Mainten:ut, O Maître, vous laisserez partir votre serviteur en paix, selon votre parole ;
‘Puisque mes yeux ont vu votre Salut ;
‘Que vous avez préparé à la face de tous les peuples ;
‘Lumière qui doit dissiper les ténèbres des nations
‘et illustrer Israël vatre peuple.””
Le père et la mère de l'enfant, dit saint Luc, étaient dans l'admiration de ca que l'on disait de lui; c’est-à-dire que Marie et Joseph étaient de plus en plus frappés des vér:tés qu'ils savaient déjà.
Siméon, ajoute saint Luc, bénit Joseph et Marie, c’està-dire qu'il les félicite d'avoir un tel fils : c'est la glorifica- ‘ion de Marie et de Joseph.
Et maintenant il faut descendre du Thabor, c'est-à-dire qu'il faut descendre des sommets lumineux pour entendre des vérités moins consolantes qui vont dès ce jour planter la croix dans le cœur de Marie.
Siméon donc dit à Marie :
‘Cet enfant est au monde pour la chute et la résurrection d’un grand nombre en Israël et pour être un signe en butte à la contradiction : et vous-même un glaive de douleur traspercera votre cœur’?
La chute ici c’est la perte du salut. Saint Paul, dans son épître aux Romains, s'apitoyant sur la réprobation d’un grand nombre de Juifs, n'est que l’écho de Siméon. Quant à l'enfant divin il subira contradiction : de la part des grands, de la part des scribes et des pharisiens, de la part même des prêtres. Il sera en butte à la méfiance, à la haine, à la calomnie. Pilate dira, quatre fois, qu'il est :nnocent, et cependant il l’abondonnera à la rage de ses ennemis.
Oui, cet enfant grandira pour souffrir et Marie vivra pour compatir !
(82) — ra CIRCONCISION... 71
Ce que Siméon a prédit, il l'a prédit Pour tous les temps. Le Christ souffre encore contradiction, et Ja prophétie de Siméon est un résumé de l'histoire de l'Eglise.
Ce Siméon, si distingué de toute façon, est-il le même Siméon père de saint Gamaliel ?
On est tenté de le croire.
Et maintenant il faut faire Connaissance avec Anne Ja prophétesse.
Il convenait que la femme, plus pieuse que l’homme en général, contribuât, elle aussi, à la gloire de l’Enfant-Dieu.
Anne la prophétesse.
Il y avait à Jérusalem, au temps du vieillard Siméon, une femme âgée de 84 ans. C'était, nous dit saint Luc, une prophétesse. Cette femme restée veuve, dans la fleur de sa jeunesse, s'était attachée au service du temple. Le Seigneur voulut récompenser sa continence, ses jeûnes et ses prières,
Elle aussi, survenant au moment de la visite 4» Jésus au temple, se met à ‘‘louer le Seigneur’’. Animée l’un saint zèle, elle annonce la bonne nouvelle à ceux qui dns Jérusalem, attendaient la rédemption,
| Il arriva de cette façon que Jésus, peu de temps après à naissance, avait reçu les hommages des anges et des hommes ; de l’homme et de la femme:
Admirons le zèle d'Anne là prophétesse. Qu'il nous soit permis de man:fester la rédemption, non seulement autour de nous par l'exemple, mais au loin dans les missions, par nos travaux apostoliques et par nos discours évangéliques, sinon par nous, du moins par nos enfants.
En résumé, la purification de Marie et la présentation de Jésus couronnent la nativité de Jésus, comme la visi. tation couronne l’annonciation.
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72 VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST III — Cours supérieur ou académique.
Le: nom de Jésus.
C’est au jour de la circoncision que l'enfant chez les Hébreux recevait son nom. Dieu, dès l'origine de cette prescription, change le nom d’Abram en celui d'Abraham.
Le nom de Jésus, domine de toute sa splendeur, la cérémonie de la circoncision. ‘
L'ange Gabriel avait dit à Marie : ‘Voici que vous concevrez dans votre sein et enfanterez un fils, et vous l’appellerez du nom de Jésus.’’ (Luc, 1,31.) Le même ange avait dit à Joseph en parlant de l'enfant qui devait naître de Marie (Matth, 1, 21) : ‘Tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés.”
Le ciel même avait donc donné la raison de ce nom : ‘car il sauvera son peuple de ses péchés. ”’
Le nom de Jésus avait été annoncé longtemps d’avance. Il est encore le refrain de toutes les prophéties messianiques qui présentent le Messie comme devant être le sauveur de son peuple (1).
Dès la promesse 1ère, le Messie parait en vainqueur qui écrase la tête du serpent.
Dans la bouche de Jacob le Messie sera l’attente des nations (p. 98 de l'élève), et le grand pacificateur.
Le Messie d’Isaïe apporte la lumière et la vérité : il devait être brisé, mais pour nous relever de nos iniquités (p. 176 de l'élève).
Au temps de la naissance de J ésus, les Juifs attendaient un libérateur. Le paganisme lui-même, fatigué de ses idoles et de ses turpitudes, éprouvait un besoin de renouveau : il avait soif de rédemption.
(1) On appelle messianiques les prophéties qui se rapportent au Messie.
Pour le chrétien qui connaît l'œuvre de la rédemption le nom de Jésus est inépuisable et inénarrable.
Le Christ pour NOUs sauver à su donner à sa miséricorde l'étendue de l'amour divin ; ses travaux sur la terre, et dans les âmes, se sont multipliés comme les étoiles dans les cieux. Aussi le nom de Jésus est-il resté le nom le plus puissant, le plus prodigieux.
Marie et Joseph 2n présence de l'enfant divin ge vaiknt en même temps en présence de leur propre sauveur. Le nom de Jésus donné à cet enfant les fit donc tressaillir de joie au plus profond de leur être : aussi furent miers dévôts au saint nom de Jésus !
Suivons leur exemple. Prononçons souvent ce nom en Songeant au bienfait de la rédemption. N'oublions jamais que ce nom est tout-puissant sur le cœur de Dieu.
Nous l'apprenons de la bouche même de Jésus, après l'institution de l'Eucharistie (p. 396 de l'élève), le jeudi saint au soir. Il veut consoler ses apôtres et il leur dit : “Tout ce que vous demanderez au Père en mon no ferai.
Aussi, peu après la Pentecôte, nous voyons la réalisation de cette promesse (Actes. — III, 6). Pierre montait au temple de Jérusalem. Un boïîteux de naissance lui demanda l’aumêône. ‘Pierre lui dit : ‘Je n’ai ni or ni argent ; Mais Ce que j'ai, je te le donne : Au nom de Jésus-Christ de
Nazareth lève-toi et marche... D'un bond le boîteux fut debout et se mit à marcher.’
plus doux, le
trou-
-ils les pre-
m, je le
L'Eglise à suivi l'exemple des apôtres. Elle termine ses demandes, ses ora'sons à Dieu Par ces paroles : per Dominum nostrum Jesum Christum. par Jésus-Christ notre Seigneur.
Au nom de Jésus nous ajoutons habituellement Je nom de Christ (abbréviation du grec Kristos).
Ce mot corres- Pond à quel mot juif?... au mot Messiah.