LES HEBREUX EPARES EN ROYAUME DE JUDA ET EN ROYAUME D’ISRAEL
Notions générales sur les royaumes de Juda et d'Israël.
1 — Cours ‘lémentaire.
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Les péchés de Salomon devaient être punis par la division 4 de son royaume. C'est ainsi que les pères sont punis dans Hs leurs enfants.
Roboam, fils de Salomon, régna sur Juda et sur Benjamin seulement,
Il posa lui-même l'occasion de la division du royaume de son père.
Les tribus du nord se plaignaient d'avoir trop à payer pour les dépenses du roi et de l'administratiôn. ‘‘Diminuez les impôts,'’ dirent les vieillards, à Roboam. — ‘‘Ne les diminuez pas,'’ disent les jeunes courtisans.''
Roboam eut le tort d'écouter les jeunes, ce qui lui fait peu d’honneur devant la postérité.
: Devant la vague montante de la tempête qui allait éclater, Roboam comprit cependant qu'il fallait revenir sur la question, et faire des concessions : il envoya donc aux mécontents Adura, qui s'occupait des tributs; mais ce grand officier fut tué par Israël, qui se sépara définitivement de
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la maison de David, disant : ‘‘Pourvois maintenant à ta maison, à David.’
La tribu de Benjamin resta unie à celle de Juda. On peut s'en étonner, vu que cette tribu était celle de Saül, l’ancien adversaire de la maison de David. Jérusalem et le temple se trouvaient sur les frontières des tribus de Juda et de Ben. jamin ; cette circonstance devait rallier les deux tribus!
Roboam, résolu d'écraser la révolte dès son principe, allait jeter sur Israël une armée de. 180,000 hommes, lorsqu'un prophète, Sémaïas, l'arrêta, de la part de Dieu, disant : ‘Vous ne combattrez pas contre vos frères les enfants d'Israël."" Ils écoutèrent la parole du Seigneur, et ils s’en retournèrent, chacun dans sa maison. (IIT° livre des Rois, ch. XII). ‘
II — Cours intermédiaire.
Les tribus du nord avaient-elles des raisons sérieuses de se révolter ? Sc'omon avait-il accablé d'impôts les Israélites ? Non, non. Quelques abus par ci par là sont toujours possibles, mais d’une façon générale, l'aisance régnait partout sous toutes ses formes au temps de Salomon, aussi les prophètes ont-ils regardé son royaume comme la plus belle image terrestre du royaume du Messie.
Les tribus étaient jalouses de Juda, qui possédait et le temple, et la capitale, et la famille royale, cause éloignée de la division.
- Dans tous les cas, Dieu était toujours le maître en Israël. Le désir du peuple, d'avoir des rois, entravait l’action divine, bien que cette action s'exercât sans cesse.
La bénédiction de Dieu et la possession d’une royauté
plus ou moins considérable dépendaient de la fidélité des.
princes. Saül avait failli, Dieu lui enleva la royauté ; Salomon se rend coupable, Dieu partage sa royauté.
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Dès le temps de Salomon, le prophète Ahias avertit Jéroboam, de la part de Dieu, qu'il régnera un jour sur dix tribus. .
Jérobonm étant surveillant des gens de corvée de la maison de Joseph (III, Rois, XI, 28), rencontra un jour le prophète Abias, en dehors de Jérusalem. ‘‘Ahias était revêtu d'un manteau neuf. Ils étaient tous deux seuls dans les champs. Ahias, saisissant le manteau qu'il avait sur lui, le déchira en douze morceaux, et il dit à Jéroboam : ‘‘Prends pour toi dix morceaux, car ainsi parle Jéhovah, le Dieu d'Israël : Voici que je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et je te donnerai dix tribus, et tu seras roi d'Israël. Et si tu fais ce qui est droit à mes yeux, je te bâtirai une maison stable, car j'huniilierai la postérité de David à cause de son infidélité.’
La cause prochaine de la division du royaume de Salomon doit donc être prise dans le péché de Salomon. Cette division a été précipitée par la réponse imprudente de Roboam, réponse qui devint l’occasion de la rupture.
Quant aux dix tribus elles auraient moins jalousé Juda, si elles avaient songé davantage aux paroles de Jacob( Genèse, XLIX) :
Toi, Juda, tes frères te loueront ; Ta main sera sur le cou de tes ennemis Les fils de ton père se. prosterneront devant toi
Le sceptre ne s’éloignera point de Juda
Ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, Jusqu'à ce que vienne le Pacifique ;
C'est à lui que les peuples obéiront.
Aussi, Ahias ayant dit à Jéroboam, au nom de Dieu : ‘“J'humilierai la postérité de David à cause de son infidélité," ajouta : ‘‘mais ce ne sera pas pour toujours.” La mai-