CONSIDÉRATIGNS SUR L’HISTOIRE D’ABRAHAM
Abraham, père du peuple de Dieu et père des croyants, est, sans contredit, l’un des personnages les plus grands et les plus intéressants de l'antiquité.
. La vocation en général c'est l'appel à un genre particulier de vie.
La vocation d'Abraham, c’est l'appel du fils de Tharé à devenir le père du peuple de Dieu.
La formule de la vocation d'Abraham est devenue la formule de toute vocation religieuse: ‘‘Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père, et va dans le pays que je te montrerai.”’
Si la vocation d'Abraham eut lieu à Haran de Mésopotamie, il n’est pas moins certain que c'est sous le fait de l’inspiration divine qu'Abraham partit de Ur en Chaldée. Lorsque Jéhovah fait alliance avec Abraham, il lui dit: ‘‘Je suis Jéhovah qui t'ai fait sortir d'Ur des Chaldéens afin de te donner ce pays.”’
Abraham et Tharé empêchés par le désert qui n'aurait pu nourrir leurs troupeaux, ne se rendent pas directement dans la terre de Chanaan; ils remontent l’Euphrate, Tharé du reste devait rester en Mésopotamie.
La promesse d’un Rédempteur faite à nos premiers parents, est faite à Abraham, puisqu'en lui, dans sa race, ‘seront bénis tous les peuples de la terre. C'est ce que Notre- Seigneur Jésus-Christ rappelle à la Samaritaine en lui disant: ‘‘Le salut vient des Juifs.” (
Abraham aura les biens de ce monde, mais il n'aura pas cependant de patrie véritable : il voyagera beaucoup, tout en faisant d'Hébron son centre. Cette ville, du temps d'A. braham, s'appelait Mambré. a
Notons que le nom du fils de Tharé fut Abram, père élevé,
et non Abraham, père de la multitude. Le premier nom de Sara, princesse par excellence, épouse d'Abraham, fut Sarai.
Le voyage d'Abraham en Egypte semble avoir eu lieu, peu après son départ d'Haran, vers 2135 avant Jésus-Christ, au temps de la XIT° dynastie. Abraham vit donc les pyramides, le sphinx. Il ne reçoit pas de chevaux en présent, parce que les chevaux ne sont ‘ntroduits que plus tard, par les Hicksos. (Voir page 71 de l'élève).
Les rois étrangers qui pillent Sodome et Gomorrhe avaient à leur tête Chodorlahonor roi des Elamites. Les Elamites, dont la capitale était Suse, au temps d'Abraham, dominaient la Chaldée et étendaient leur empire sur les rois Chaldéens de Sodome, Gomorrhe, etc. Ces rois ayant refusé de payer le tribut, Chodorlahomor et les rois tributaires (le roi de Sennar, Babylone, en était un) firent une campagne victorieuse dans le pays de Chanaan. Ce sont ces rois qui sont vainçus par Abraham, celui-ci, aussi généreux que brave, refusa toute part du butin pris à l'ennemi.
Vous entendez parler de dîme en grains ou en argent, et de supplément pour le soutien du prêtre ; vous voyez qu’A- ‘braham voyant le prêtre, le représentant de Dieu, lui donne la dime du butin pris à l’ennemi!
La grande figure de Melchisédech, qui offre le pain et le vin, annonce vivement le Rédempteur ; Abraham qui lui paye la dîime reconnait en lui le sacerdoce supérieur. Ces grands faits sont comme des éclairs messianiques au ciel de l’histoire avant l’accomplissement des promesses.
Abraham avait juste raison de craindre la colère des rois étrangers. Dieu le rassure, comme il rassure ceux qui le servent. I1 lui renouvelle ses promesses, lui annonce qu'il aura un fils et que ses descendants vivront 400 ans à l’étranger ; nous verrons en effet que les Hébreux furent au-delà
.… de. 400 ans en Égypte, 9° époque de l'histoire du peuple de Dieu.
C'est sur le conseil de Sara, qu'Abraham épouse Agar, beaucoup plus jeune, et il crut qu'Ismaël, issu de ce mariage, était l’enfant promis, mais 13 ans après la naissance d'Ismaël, Abraham reste convaincu que telles n'étaient point les vues de Dieu, que le fils de la promesse serait fils de Sara. C'est alors qu’Abram devient Abraham (père de la multitude et Saraï (ma princesse) Sara (la princesse par
. excellence), noms qui convenaient mieux à leur vocation.
La circoncision que le Seigneur impose à Abrah,.. comme signe de son alliance avec lui, tenait de quelque 1açon, la place du baptême. La circoncision existait déjà en Egypte ; les disciples de Jésus-Christ l'abandonnèrent : elle existe encore chez les Musulmans et chez les Persans, Les Sarçons seuls étaient circoncis chez les Juifs. Cette cérémonie se faisait huit jours après la naissance. Le jour même de l’ordre reçu, Abraham circoncit sa chair, celle d’Ismaël et de tous les siens. C’est ainsi qu'il se montre toujours ‘ parfaitement obéissant.
La visite dés trois pèlerins mystérieux, peu après l’imposition de la circoncision, a pour but de confirmer Abraham dans le fait de la naissance prochaine de l’enfant de la promesse. |
La destruction de Sodome, de Gomorrhe, de Séboïm et d'Adama suit de près la visite de Dieu et de ses anges ; Ségor est conservée à la prière de Loth. Loth et ses filles se sauvent, parce que Dieu se souvient d'Abraham, leur parent. La femme de Loth aurait eu le même bonheur si elle avait eu plus de foi, moins d’attachement aux biens de la terre, moins de curiosité.
- Rien. n’est plus touchant que la prière d'Abraham qui s'apitoie sur le sort des justes de Sodome (relisez cette
prière). La bonté de Dieu se manifeste aussi d’une façon bien touchante dans la façon dont il reçoit les demandes d'Abraham.
Le. triste spectacle des villes détruites affecte sans doute Abraham ; il s’en va dans le pays des Philistins, svant la naissance d’Isaac.
L'enfant promis, Isaac, naquit donc au pays des Philistins, où il grandit. Abraham se trouvait à Bersabée, à une vingtaine de lieues de la Jérusalem d’aujourd’hui, lorsque sa foi fut soumise à l'épreuve que nous connaissons. Le Seigneur lui ordonna de sacrifier son fils unique, l'enfant de la promesse, de le lui sacrifier sur une montagne qu'il lui montrerait (celle de Moria, sans doute, sur laquelle Salomon bâtit le temple). L'’obéissance d'Abraham ne se démentit point; ce n’est qu'après plusieurs jours de marche qu'il aperçut la montagne où devait se faire le sacrifice. Quelle souffrance dans le cœur de ce père qui aimait tendrement son fils! Quelle admirable résignation à la volonté divine ! Quelle confiance dans la puissance de celui qui saura bien arriver à ses fins contrairement à toutes les espérances! * Aussi, grande fut la satisfaction du Seigneur. ‘‘Parce que tu as fait cela, lui dit-il, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai, et je multiplierai ta race comme les étoiles du ciel... et en ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre parce que tu as obéi à ma voix.”” G. XXII, 16-18.
Abraham avait 100 ans à la naissance d’Isaac et Sara 90 ans.
Sara mourut à Hébron, âgée de 127 ans ; la sainte Eglise parle de la fidélité de Sara, dans les prières lues ss le prêtre dans la bénédiction du mariage.
Sara était morte depuis trois ans; Abraham songea donc au mariage d'Isaac ; il ne voulait point d’une chananéenne.
Eliézer fut chärgé d'aller en Mésopotamie, chez les parents d'Abraham, avec mission d’en ramener une compagne digne d'Tsaac. Cette épouse de choix fut Rébecca. Nous avons vu tout ce qu'il y eut de touchant dans ce mariage. SEE. (CA .)
Abraham âgé de 140 ans, épouse Céthura qui lui donna six enfants; Madian, l’un d'eux, fut père des Madianites. Ces enfants élevés dans la crainte de Dieu furent éloignés d'Isaac, emportant avec eux, dans des régions plus ou moins lointaines, la connaissance et le culte du vrai Dieu.
Isaac rend les derniers devoirs à son père (qui meurt dans une douce vieillesse, à l’âge de 175 ans). On voit avec plai-
sir qu'Ismaël s'unit à Isaac pour l’ensevelissement d’Abraham. j
Abraham semble avoir été le plus pieux des patriarches : il élève souvent des autels, se montrant partout le plus reli-
gieux, le plus soumis, le plus confiant des enfants de Dieu ; aussi Dieu regarde son serviteur avec complaisance, se manifeste souvent à lui et lui parle presque femilièrement.
La promesse d’un Rédempteur est faite à Abraham : ‘‘Et toutes les nations de la terre seront bénies en toi.”' Notre- Seigneur Jésus-Christ devait naître, en effet, de la race d’Abraham. Chap. XII, 3: chap. XXI, v. 17°.
La sainte Vierge fait allusion à cette promesse, lorsqu'elle dit au Magnificat : Suscepit Israel Puerum suum sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in sæcula : “Dieu a pris sous sa garde Israël... comme il l’avait promis
à nos pères, à Abraham et à sa postérité dans tous les siècles.”
34 "LE PEUPLE DE DIEU IT — Cours intermédiaire.
Famille de Tharé (père d'Abraham).
Bhabfle 10° des patriarches après le déluge, naquit e en Chaldée et mourut en Mésopotamie.
Tharé eut trois enfants: Aran, Nachor et Abraham, nés en Chaldée. Aran mourut en Chaldée. Il eut pour fils Loth et pour fille Melcha.
Nachor épousa Melcha.
Abraham épousa Saraï (sa sœur du côté paternel).
Ils résidaient à Ur (ou Our) en Chaldée, sur le Bas-Euphrate.
Tharé ayant résolu d’aller dans la terre de Chanaan, partit avec Nachor, Abraham, et leurs femmes, et avec Loth.
La caravane (ne pouvänt se rendre en Chansan par le chemin du désert qui n’eût fourni aucun aliment aux troupeaux), remonta l’Euphrate jusqu'à Haran. (Indiquez le désert de Syrie).
Haran qui a conservé son nom Haran (Les Parthes ÿ ont vaincu Crassus) était une ville de la Mésopotamie (à une journée d’Edesse) : des Bédoins l’habitent aujourd’hui. Tharé y mourut âgé de 205 ans.
Ur.
La rille d'Ur, où résidsient primitivement Tharé et Abraham, était considérable et :ort ancienne.
C’est aujourd’hui Mugheir. ‘‘Il1 y a 4000 ans, dit M. Vigoureux (Bible 1. p. 432), Ur était florissante ; on y cultivait les sciences et les arts ; des astronomes y observaient le ciel ; des poètes y composaient des hymnes et des épopées : des scribes patients y écrivaient sur l'argile des.livres dont les copies nous ont été partiellement conservées. Les eaux
de l'Euphrate, ‘‘la vie de la contrée,'’ n’inondaient point la campagne, mais emprisonnées daus les canaux, elles la fertilisaient su lieu de la rendre malsaine.”’ Ur était située sur la rive droite de l’Euphrate, on y adorait la lune. Le temple de la lune a laissé des ruines qui ont 70 pieds de hauteur. Josué reproche à Tharé et à d'autres ancêtres des Hébreux d’avoir commis des actes d’idolatrie. Il y a lieu de croire que ces actes ont été commis dans le temple de la lune. Ur, abandonnée vers l'an 500 avant Jésus-Christ, devint un cimetière. Ja plaine d'Ur n'est plus qu'un marécage.
La mer Morte.
La mer Morte est aussi ancienne que le Jourdain. Les villes détruites étaient situées sur la partie sud de la mer Morte. L'analyse des lieux démontre l'existence d'anciens
volcans qui ont pu, à l'heure marquée par Dieu, servir sa colère. .
La femme de Loth.
La femme de Loth, changée en statue de sel, a pu faire rire les incrédules, à leurs dépens cependant. Notre-Seigneur Jésus-Christ dit lui-même, Luc, XVII, 31, 32: ‘‘Sou. venez-vous de la femme de Loth'’, ce qui fait évidemment allusion au châtiment qu’elle a subi. Elle a le tort de s’attarder, parce qu'elle ne croit point à la parole des anges ; elle est surprise, étouffée par les vapeurs qui remplissent et qui empoisonnent l'atmosphère. Couvert de matières salines et bitumineuses, desséché par ces matières, le corps de la femme de Loth s’est durci et a naturellement pris la forme d’une statue. Aujourd’hui encore les évaporations de
la mer Morte couvrent de sel les objets dans son voisinage.
Bersabée.
Bersabée sur la frontière méridionale du pays de Chanaan, veut dire, ‘‘puits du serment'’ à cause de l'alliance conclue là entre Abraham et Abimélech 1° roi de Gérare.
LIL — Cours supérieur ou académique.
Jésus-Christ, prêtre ‘‘selon l'ordre," ou ‘‘à la manitre'! de Melchisédech. |
Melchisédech ‘‘apporta du pain et du vin," c'est-à-dire, les plus excellents produits de la terre, pour réstaurer les guerriers fatigués, et surtout comme témoignage de sa reconnaissance envers Abraham. Mais une preuve, dit Baumgarten, qu'il ne s'agissait pas simplement en cela de la satisfaction d’un besoin, matériel, c'est l'addition : ‘‘et il était prêtre de Dieu le Très-Haut,”” d'un seul Dieu, qui est le vrai Dieu.. D’après les Pères, il offrit un sacrifice dont la matière furent le pain et le vin, et qui figurait ainsi le sacrifice eucharistique. C'est par là principalement qu'il fut le type de Jésus-Christ, qui plus tard fut appelé ‘‘prètre selon l’ordre’’ ou ‘‘à la manière de Melchisédech,'’ Ps. CX (Vulg. CLX), 4. En effet, le sacrifice étant la principale fonction sacerdotale, c'est par le sacrifice, et non par des fonctions secondaires ou par des circonstances accessoires, que doit se déterminer la nature et l'espèce du sacerdoce. Or si le pain et le vin n'avaient pas été offerts en sacrifice par Melchisédech, quel acte de ce prêtre du Très- Haut pourrait-on citer comme ayant la qualité de sacrifice ? quel acte même qui soit exclusivement propre au sacerdoce ? On ne voit donc pas trop ce que signifierait la qualité de prêtre selon l’ordre de Melchisédech. Du reste, c'est aussi comme prêtre que Melchisédech bénit Abraham et qu'il reçut de lui la dime. Remarquons encore que c’est la pre-
mière fois que le nom de Prêtre, parait dans la Bible. (Genèse, chapitre XIV, v. 18). Crelier : La Genèse, p. 176.
Questions sur l'intermédiaire de la leçon 29° (Abraham) :
Donnez une vue d'ensemble de la famille de Tharé, père d'Abraham et 10° patriarche après le déluge.
Où naquit Abraham? Détails sur la ville d'Ur? La mer Morte et les villes détruites par la colère de Dieu ? La femme de Loth fut-elle subitement transformée en statue de sel?
| Où était située Bersabée ?
Coi:rs supérieur ou académique.
Pourquoi Jésus-Christ est-il appelé prêtre ‘‘selon l'ordre’ ou ‘‘à la manière’’ de Melchisédech ?
30° LEÇON Isaac.
(Genèse, chapitres 25° et 26°).
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Marche de la leçon :
1° Faites le récit, vous aidant des questions et des réponses ;
2° Faites apprendre ;
3° Dans la partie intermédiaire, les réflexions peuvent venir après la récitation.
I — Cours élémentaire.
Isaac, fils d'Abraham et de Rébecca, est un patriarche que sa douceur et sa patience ont rendu très intéressant.
Sa vie ressemble tout d'abord à celle d'Abraham, mais elle se poursuit et se termine dans la souffrance.
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C'est à la prière d'Isaac, que Rébecca (après 20 ans de stérilité) devient mère d'Esuü et de Jacob.
Le Seigneur dit à Rébecca qu'elle serait lu mère de deux peuples, dont le plus grand servirait le plus petit. Cette prophétie se réalisa, car David, descendant de Jacob, soumettra un jour les Iduméens, descendants d'Esaü,
"Esaü'"" (c'est-à-dire velu, purce qu'il étrit couvert de poils) devient un habile chasseur, un homme des champs, mais Jacob (talon: A sa naissance il tenait le talon d'Esaü) était un homnie paisible qui se plaisait à rester sous la tente."
‘Isaac, qui aimait lu venaison (de venatio, chasse), prit en affection Esaü'’, et l'affection de Rébecca était pour Jacob.
‘Comme Jacob faisait un jour un potage (un plat de lentilles rouges), Esaü arriva fatigué et dit à Jacob : ‘‘Laisse-moi manger de ce roux (rouge — de là le nom d'Edom, roux, donné à Esaü, père des Edomites ou Iduméens).
Jacob lui dit :’‘‘Vends-moi d'abord ton droit d'aînesse’’ (Ce droit transmettait avec lui des prérogatives : double part dans l'héritage, etc., et l'honneur d'être l'ancêtre du Messie).
. “Esaü répondit, Je m'en vais mourir ; que me servira ce droit d'aînesse ?’’
“Et Jacob lui dit : ‘“Jure-le-moi d'abord.’ :
“"Esaü fit serment et vendit son droit d'ainesse à Jacob.
Jacob lui donna alors du pain et de la bouillie de lentilles. Esaü mangea, but, et s'en alla. C’est ainsi qu'Esaü méprisa le droit d'aînesse (sacrifiant l'avenir à l'appétit du moment).
A la suite d'une famine, Isaac s'établit à Gérare, au pays des Philistins. 11 avait eu l'intention d'aller en Egypte,
mais Jéhovah lui apparaissant lui avait dit: ‘‘Ne descends point en Egypte... Séjourne dans ce pays-ci,... Je te bénirai... Je donnerai à ta postérité toutes ces contrées, et en ta postérité seront bénies tontes les nations de la terre.
A la suite de querelles entre les pasteurs d'Isaac et ceux de Gérare, Isaac, devenu très riche, remonta à Bersabée où il éleva un autel à Jéhovah, qui lui avait apparu et lui avait dit: ‘Je suis le Dieu d'Abraham... ne crains point car je suis avec toi.’
Esaü à l'âge de 40 ans eut le tort d'épouser deux chanunéennes qui furent un sujet d'amertume pour Isaac et Rébecca (Isaac avait alors 100 ans).
Ismaël, frère d'Isaac, mourut âgé de 137 ans, nous l'avons vu.
Isaac avait 122 ans à la mort d'Ismaël son frère.
Quinze années s'écoulent,
Isaac étant devenu vieux (il avait 137 ans), et aveugle, appela un jour Esaü et lui dit: ‘Tu vois que je suis vieux ; jé ne connais pas le jour de ma mort (il croyait à sa mort prochaine, bien qu'il eût encore 43 ans à vivre). Maintenant donc, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans la campagne et tue-moi du gibier. Fais m'en un bon plat, selon mon goût, et apporte-le-moi que je le mange, afin que mon âme te bénisse avant que je meure.’
Esaü partit donc, pour tuer du gibier.
Rébecca qui avait tout entendu, dit à Jacob : ‘M aintenant, mon fils, obéis-moi dans ce que je vais te commander. Va au troupeau et prends-moi deux beaux chevreaux ; j'en ferai pour ton père un bon plat, selon son goût , et tu le porteras à ton père, et il en mangera, afin qu'il te bénisse avant de mourir."
‘Jacob répondit à sa mère : ‘‘Esaü est velu et moi j'ai la peau lisse. Peut-être que mon père me touchera, et je pas-
serai à ses yeux pour m'être joué de lui, et j'attirerai sur moi une malédiction au lieu d'une bénédiction."
‘Je prends sur moi cetts malédiction'’ dit Rébecca. ‘Obéis-moi seulement’ ; elle fit donc un bon plat de ce que lui apporta Jacob, Puis prenant les habits d'Esaü.., elle en revêtit Jacob. Puis elle lui couvrit les mains de la peau des chevreaux'’ ainsi que le cou.
Jacob se présenta donc devant son père et lui dit : ‘Mon père, me voici.’
‘Qui es-tu mon fils’: lui dit Isaac.
‘“Je suis Esaü ton premier-né, J'ai fait ce que tu m'as commandé... Assieds-toi et mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse... Approche donc, dit Isaac, que je te touche pour savoir si tu es bien mon fils Esaü.
‘‘Jacob s'étant approché de son père, Isaac le toucha et dit: Ta voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d'Esaü, Il ne le reconnut pas...'’ Isaac mangea donc, puis il bénit Jacob en ces termes: ‘‘Que Dieu te donne de la rosée du ciel, et de la graisse de la terre, l'abondance du froment et du vin. Que des peuples te servent et que des nations ge Prosternent devant toi. Bois le maître de tes frères. Que les fils de ta mère (les descendants d'Esaü) se Prosternent devant toi. Maudit soit qui te maudira et béni soit qui te bénira.”’
Jacob venait de quitter Isaac. A l'instant survint Esaü, qui prépara lui aussi un bon plat qu'il offrit à Isaac en lui demandant sa bénédiction.
“Isaac, surpris, lui dit : “Qui es-tu?” Je suis, dit-il, ton fils aîné, Esaü.”’
‘Isaac saisi d’une frayeur extrême’ (voyant soudain la main de Dieu dans cette substitution), s'écria : ‘Quel est donc celui qui a chassé du &ibier et m'en a apporté? J'ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l'ai béni, et il
sera béni (c'est-à-dire ce qui est fait restera).
Lorsqu'Esaü eut entendu les paroles de son père, il jetu un grand cri, une plainte amère, et il dit: Bénis-moi aussi, mon père, Isaac lui dit: Ton frère est venu frauduleuse. ment, et il a pris ta bénédiction.
“IL a pris mon droit d'aînesse s'écria Esaü et voilà qu'il a pris ma bénédiction, Il ajouta : N'as-tu pas réservé pour moi une bénédiction ?'’
Isaac lui répondit : Je l'ai établi ‘on maître et lui ai donné tous ses frères pour serviteur et je l'ai pourvu de froment et de vin. Après cela que puis-je faire pour toi, mon fils? Esaü dit à son père: N'as-tu que cette seule bénédiction, mon père? Bénis-moi, moi aussi, mon père. Et Esaû éleva la voix et pleura."
Cette estime et ce désir d'une bénédiction devaient avoir leur récompense.
Isaac, ému, lui dit: ‘‘Tu vivras de ton épée, et tu seras asservi à ton frère. Mais il arrivera que, en secouant son joug, tu le briseras de dessus ton cou.’
De ce jour Esaü haït Jacob : il attendait, pour le tuer, la mort de son père. Isaac n'en sut rien. Rébecca le sachant au contraire, et craignant pour la vie de Jacob, résolut de l'envoyer chez Laban, son frère. à Haran ; d’ailleurs elle ne voulait pas qu'une chananéenne fût son épouse. Elle n'affligera pas le cœur d’Isaac en lui parlant de la haine d'Esaü, mais elle obtiendra tout, en lui proposant de donner pour épouse à Jacob une fille de sa parenté.
“Isaac dit donc à Jacob: Tu ne prendras pas pour fem-
-me une des filles de Chanaan. Va chez Bathuel père de ta mère, et prends-y une femme parmi les filles de Laban, frère de ta mère.'’
Et Jacob partit pour la Mésopotamie avec la bénédiction de son père.
Esaü, qui avait déjà deux épouses chananéennes, crut réparer un peu sa faute, en épousant Mahéleth, fille d'Ismaël, 7 2 RU
Rébecca mourut sans revoir Jacob.
Isaac revit Jacob à Hébron, après de longues années : il mourut âgé de 180 ans et fut enseveli à Hébron par Jacob et par Esaü, réconciliés.
Réflexions.
Isaac fut l'héritier de la Promesse (que le Messie serait de sa race) à l'exclusion d'Ismaël et des fils de Céthura. Son nom, imposé par le Seigneur, signifie rire, en souvenir de ce qu’Abraham et Sara avaient ri, songeant à leur vieillesse, lorsqu'un fils leur fut promis. De fait, à la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans et Rébecca 90 ans.
Isaac fut donc un enfant du miracle, un enfant de grâce.
Il a pour Sara, sa mère, l'amour le plus tendre ; sa mort le laisse inconsolable.
Dieu lui donne dans Rébecca une Compagne choisie, belle, bonne et sage.
Saint François de Sales dit dans son Introduction à la vie dévote, en parlant d'Isaac et de Rébecca : ‘C'est la plus chaste paire de mariés de l'ancien temps.’
.'Eglise, dans les prières de la bénédiction nuptiale souhaite à l'épouse, la sagesse de Rébecca.
Le Messie figuré Par Abraham et par Isaac.
Pénétrons-nous bien du fait que Notre-Seigneur Jésus-
Christ fait connaître à l'avance toute l’histoire de sa pas-
sion. Les scènes diverses de ce grand drame se déroulent les unes après les autres.
© Ainsi, Abraham et Isaac, dans le sacrifice du mont Moria,
annoncent à la fois plusieurs traits de la passion du Sauveur.
Le silence d’Isaac sur le bûcher est prodigieux.
Quant à la foi d'Abraham, elle est aussi grande, que prompte est son obéissance. :
De Bersabée au mont Moria, il y a une vingtaine de lieues ; ce n’est que le troisième jour après leur départ qu’Abruham et Isaac aperçoivent enfin la montagne du sacrifice. On dirait les trois grands jours de la grande et sainte semaine.
Les desseins de Dieu sur nous sont parfois obscurs : ayons la foi, l’obéissance d'Abraham, la soumission d'Isaac, et nous arriverons toujours à la lumière...
Dieu veut être le maître de nos voies, parce qu'il est toujours assez puissant pour nous tirer de tout embarras ; Il ne saurait donc approuver le mensonge de Jacob et la manière de faire de Rébecca à l'égard d'Isaac. De fait Jacob et Rébecca y trouvèrent l’occasion de bien les chagrins ; Rébecca ne revit plus Jacob, et Isaac fut privé de sa présence.
Le parallèle de Crelier entre le sacrifice d'Abraham et celui du calvaire peut être appris de mémoire (page 88 du livre de Fe
Question sur l'intermédiaire de la 30° leçon (Isaac) :
Qu'est-ce que Bossuet dit d'Abraham et d’Isaac, à l'occasion de leur sacrifice? page 88 de l'élève.
Jacob.
AU MAITRE ET À LA MAITRESSE Cette leçon sur Jaeob ne renferme aucun récit; à vous de faire ce récit, ou de le faire faire par l'élève.
De fait, le récit est renfermé tout entier dans les questions et dans les réponses.
Il est fort à propos que l'élève construise ainsi, de temps en temps, un récit extrait des demandes et des réponses. C'est une façon d'apprendre la leçon, c’est aussi une excellente manière de se former à la rédaction.
Le récit, ici, peut être complété en résumant ce qui est dit du droit d’ainesse et du vol de la bénédiction d'Isaac, dans la lecon 80°.
I — Cours élémentaire.
Explications.
Jacob, enfant d’Isaac et de Rébecca, et frère d’Esaü, est . un personnage très sympathique.
Ses goûts simples nous charment, la rudesse d'Esaü, tout au contraire, nous indispose.
On ne saurait approuver les moyens pris par Jacob pour frustrer son frère de son droit d'aînesse et pour surprendre la bénédiction d'Isaac.
Rébecca, grande conseillère de Jacob, en cette circonstance, à pu agir de bonne foi en se fondant sur l’oracle divin :
Deux nations sont dans ton sein. | La plus grande servira la plus petite. Gen. XXV.
De fait, cependant, elle eut tort, Dieu n'a pas besoin de
la supercherie des hommes pour arriver à ses fins.
Aussi, voyez les fâcheuses conséquences :
Jacob s’attire la colère d'Esaü. Il est obligé de s’expatrier, de se séparer de son père et de sa mère qu'il ne reverrs plus.
Esaü n’est pas moins blâmable pour avoir vendu son droit d'aiînesse. Prenez garde, dit saint Paul, aux chrétiens, prenez garde d'imiter Esaü qui vend son droit d’aînesse pour un ragoût. Nous vendons notre d”‘t d’aînesse, lorsque nous, les premiers nés au christianisme, nous abusons de Dieu et de la grâce en nous livrant au vice.
Ce même Esaü nous fait voir en même temps, par ses lamentai ons, toute la valeur de la bénédiction paternelle.
Aussi Dieu tient à ce que nous recevions cette bénédiction. De là le quatrième commandement : Père et mère tu honoreras afin de vivre longuement. Les pères et les mères ont toujours une bénédiction féconde pour les enfants qui les honorent.
L'’échelle mystérieuse que Jacob voit en songe, avec des anges qui montent et d’autres qui descendent, est une image de la Providence de Dieu. Le bon Dieu s'occupe de nous ; il nous écoute et nous exauce.
C'est alors que Dieu fait à Jacob la promesse d’un Rédempteur : ‘‘Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. ””
Jacob parle de la dîme qu'il veut payer à Dieu s’il revient heureusement à son père Isaac. Il a été question de dime, déjà, de la part d'Abraham à l'égard de Melchisédech.
Jacob a trompé Isaac ; il sera trompé à son tour. Le soir de ses noces, celle qu’il recevra, cachée sous un voile, selon l'usage, ne sera pas Rachel mais Lia!.
L'institution de la semaine paraît dès cette époque reculée, car Laban dit à Jacob: ‘‘Achève la semaine (des noces)
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de Lia, et nous te donnerons l’autre (Rachel) pour un service de sept autres années.’
Jacob par suite de circonstances défavorables épouse quatre femmes, contrairement à la tradition primitive du mariage — ce qui fut cause pour lui d'une foule d'embarras domestiques : la jalousie ne devait pas être le moindre de ces embarras. L'amour véritable ne se divise pas ainsi. Moïse a ramené le mariage à son unité primitive, Notre-Seigneur a dit à son tour, parlant des époux : ‘‘Que l’homme ne sépare point ce que Dieu à uni.’
Les musulmans tiennent à la pluralité des femmes. Les femmes chez eux sont par suite de véritables esclaves. En multipliant ses femmes, le riche musulman ne fait que multiplier ses servantes.
Rachel fut l'épouse préférée de Jacob. Dans l'exhortation que l’Eglise fait aux époux au cours de la bénédiction nuptiale, le prêtre demande à Dieu que l'épouse soit aimable comme Rachel : amabilis ut Rachel.
Jacob au service de Laban est le modèle de l’intendant fidèle qui travaille journellement dans les intérêts de son maître. Laban était devenu riche, grâce à Jacob.
Jacob après 14 ans de service, veut avoir son salaire. Laban, par trop intéressé, devient injuste à l'égard de Jacob, en changeant souvent les conventions. Jacob n’en profitait pas moins. ‘‘Laban,”’ lui disait-il: ‘‘Les bêtes tachetées seront ton salaire, toutes les brebis faisaient des agneaux tachetés. Et s’il disait: Les bêtes rayées seront ton salaire, toutes les brebis faisaient des agneaux rayés."
Faut-il voir là une intervention miraculeuse de Dieu? Plusieurs n’y voient que le résultat de l’industrie de Jacob, qui usait de bagettes pelées, placées dans les abreuvoirs.
Jacob était chez Laban depuis 20 ans lorsqu'il reçut de Dieu lui-même l'ordre de quitter la Mésopotamie, C'est la
Providence de Dieu qui se montre à nous dans l’histoire de Jacob. Dieu est fidèle à ses sevriteurs.
Laban poursuit Jacob.
Le bon Dieu intervient : ‘‘’Laban”, lui dit-il, ‘‘garde-toi de rien dire à Jacob.”
Nouveau secours lorsqu'il s'agit d'Esaü. Ce sont des anges de Dieu qu'il voit venir à sa rencontre pour le rassurer.
La prudence fait peu sans la prière, |
La prière de Jacob est touchante et pénétrante : ‘Dieu de mon père Abraham; Dieu de mon père Isaac, qui avez dit: Retourne en ton pays... délivrez-moi, je vous prie.”’
La prière n'exclut point la prudence. De là les superbes présents de Jacob à Esaü, Ces présents démontrent la richesse de Jacob. Certes, 200 chèvres, 200 brebis, 30 chamelles, 40 vaches : c’est à faire pâlir nos plus riches cultivateurs. Evidemment les pâturages s’épuisaient vite avec d'aussi nombreux troupeaux ; de là :tte vie errante des patriarches.
Quelle est maintenant la signification de cette lutte de Jacob avec un inconnu, dans la nuit qui précède sa rencontre avec Esaü.
Il s'agit là d’une lutte réelle, mais d'un genre spéical ; l'esprit a sa part dans cette lutte. Jacob reconnaît dans l'inconnu un être supérieur, bienveillant ; il le supplie de lui donner sa bénédiction: cet être est Dieu lui-même : “Tu as été fort contre Dieu.” C'était assez dire que Jacob serait fort contre Esaü. La prière de Jacob avait touché le cœur de Dieu, de là cette lutte, cette victoire, gage d’espérance. FE
Jacob fut fort, en effet, et la réconciliation fut parfaite entre les deux frères. |
Jacob resta réellement boiteux, C'est en souvenir de ce fait que les Juifs ne ‘mangent point le nerf sciatique (ten-
DE Ne ag end ss
don d'Achille de nos médecins). Ce qui démontre que le merveilleux dans la Bible n'est pas de la fable mais de ; l'histoire.
Le nom d'Israël donné à Jacob deviendra le nom du peuple de Dieu, nom prédestiné comme le peuple qui devait le porter. Israël fort contre Dieu. Tout enfant de Dieu devrait être Israël, devrait être fort contre Dieu, fort comme Jacob, comme Abraham, fort comme Moïse, nous le verrons : fort par la prière, fort par la supplication.
Le malheur de Dina devrait être une leçon pour toutes les jeunes filles ; sa curiosité et sa course loin de la tente de son père occasionnent le massacre des Sichimites. La maison paternelle et la compagnie des parents seront toujours la sauvegarde de la jeunesse,
Quelles sont maintenant les idoles que Jacob fait enterrer, avant d'aller à Béthel? Venhient-elles de Sichem ? étaientce les dieux de Laban, ou des objets de culte aux mains des serviteurs étrangers de Jacob? Tout cela, peut-être.
Jacob montre ici un zèle qui lui fait honneur. Il savait que Béthel était la maison de Dieu, et que rien de souillé ne doit entrer dans cette maison. :
Dieu récompensa la religion de Jacob en lui apparaissant de nouveau à Béthel et en lui renouvellant ses promesses pour l'avenir. ,
Rachel, l'épouse bien-aimée de Jacob, est ensevelie à courte distance de Bethléem (Ephrata). Le tombeau primitif toujours vénéré a été vingt fois renouvelé, C'est aujourd’hui yn lieu de prières pour les musulmans. .
Saint Mathieu à l'occasion du massacre des Innocents de Bethléem, reproduit les paroles du prophète Jérémie : ‘‘Des cris montent. Rachel pleure ses enfants... (1).
(1) Jérémie écrivit ces lignes à l'occasion des calamités dont les tribus de Juda et de Benjamin devaient être la victime de la part de Nabuchodonosor le Grand,
A la mort de. Rachel il y avait une dizaine d'années que Jacob était revenu de la Mésopotamie. C’est vers ce temps qu'il va s'établir définitivement à Hébron avec Isaac.
Est-ce à dire que Jacob n’avait pas encore revu son père ? Pas du tout. Il avait dû voir son père plusieurs fois, et c'est sans doute à la suite de l’une de ces visites qu'il avait ramené Débora (1) qui meurt à Béthel, peu de temps avant Rachel. ‘‘Si Jacob ne rentre pas plus tôt, dit très bien l'abbé Crelier, c'est qu'il n'a pas voulu mêler prématurément sa famille et ses biens avec le ménage d'Hébron, qui peut-être était encore en trop grand rapport avec Esaü."
cr
IT — Cours intermédiaire.
Vue d'ensemble sur l’époque des patriarches, précurseurs du peuple de Dieu.
Abraham a pour père Tharé le 10° patriarche, il a pour frères Aran, père de Loth et Nachor, père de Bathuel (qui fut père de Laban et de Rébecca). Taban sera père de Lia et de Rachel. :
Abraham épouse Sara qui lui donne Isaac.
Il épouse Agar, qui lui donne Ismaël. Il épouse finalement Céthura qui lui donne Madian, père des Madianites, et plusieurs autres enfants.
Abraham natif d'Ur, en Chaldée, vécut en Mésopotamie, dans la terre de Chanaan (Hébron fut son centre principal) et chez les Philistins de Gérare.
T1 meurt âgé de 175 ans.
Isaac, fils d'Abraham, épouse Rébecca qui lui donne Esaü
(1) Nourrice de Rébecca.
et Jacob. Il meurt à Hébron en Chanaan, à l’âge de 180 ans.
Jacob fils d’Isaac s'enfuit en Mésopotamie à l’âge de 77 ans. Il y réside 20 ans. Il en revient à l’âge de 97 ans, s'établit à Hébron à l’âge de 108 ans. I meurt en Egypte à l’âge de 147 ans.
Jacob épouse quatre femmes : Lia, Rachel, Bala et Zelpha. sS
Lia lui donne : Ruben, Siméon, Lévi (ancêtre de Moïse), Juda (héritier de la promesse) Issachar et Zabulon.
Bala, épouse de 2° rang, est mère de Nephthali et de Dan.
Zelpha, autre épouse de 2° rang, lui donne Gad et Azer.
Rachel, l'épouse préférée, lui donne Joseph et Benjamin.
Abraham, Isaac et Jacob vivent de la vie patriarcale.
J'est vers l’an 2135 avant Notre-Seigneur qu'eut lieu la vocation d'Abraham.
C'est vers 1920 que Jacob va s'établir en Egypte : ce qui donne 215 ans à l’époque patriarchale de l'histoire du peup'e de Dieu.
IN — Cours supérieur ou académique.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Faites remarquer à vos élèves que les patriarches eurent tous de grandes épreuves. :
Abraram dut quitter sa famille et s'expatrier. Il fut de longues années sans enfants. Le départ d’Agar et d'Ismaël l'affligea beaucoup. La douleur d'avoir à sacrifier Isaac l’em-
porta sur toutes les autres. |
Isaac n’est pas épargné. La sensibilité de son âme grandissait pour lui les épreuves. Il est longtemps privé d'enfants. Il s'afflige des pleurs d'Esaü et du départ de Jacob. Il est longtemps aveugle.
Jacob eut à souffrir, plus encore que ses pères. Citons : la séparation d'avec sa mère; l'exil, 20 années durant ; la duplicité de Laban; la crainte que lui inspirait Esaü; le massacre des Sichimites ; la perte de Joseph et tout ce qui en fut la suite.
Toutes ces croix, acceptées, et patiemment supportées, sanctifisient les patriarches et les rendaient dignes d’être les ancêtres du peuples de Dieu.
La croix du reste est à la source de toutes les grandeurs.
Question sur l'intermédiaire de la 81° leçon (Jacob) ; Vue d'ensemble de l'époque des Patriarches, précurseurs du peuple de Dieu? Page 98 de l'élève.
2me EPOQUE
LES HEBREUX EN EGYPTE De 1920 à 1490. — Durée 430 ans.
Joseph et Jacob.
I — Cours élémentaire.
Voici l’histoire de Joseph.
Joseph, âgé de dix-sept ans! faisait paître les brebis avec ses frères ; comme il était encore jeune, il se trouvait avec les fils de Bala et avec les fils de Zelpha, femmes de son père ; et Joseph rapporta à leur père de mauvais bruits qui Couraient sur leur compte. Or Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils parce que c'était un fils de sa vieillesse, et il lui fit une robe longue. Ses frères, voyant que leur père l'aimait plus qu'eux tous, le prirent en haine, et ils ne pouvaient plus lui parler amicalement.
Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. 11 leur dit : “Ecoutez, je vous prie, le songe que j'ai eu: Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs: et voici que ma gerbe s'est levée et s'est tenue debout, et vos gerbes l'ont entourée et se sont prosternées devant elle.’ Ses frères lui dirent : “‘Est-ce que tu régneras sur nous, et serons-nous sous ta dominstion?” Et ils le haïrent encore davantage pour ses songes et pour ses paroles,
Il eut encore un autre songe, qu'il raconta de même à ses frères. Il dit: ‘J'ai eu encore un songe ; le soleil, la lune et les étoiles se prosternaient devant moi.” Il le raconta à son père et à ses frères, et son père le réprimands, en disant: ‘Que signifie ce songe que tu as eu? Faudra-til que nous venions, moi, ta mère, et tes frères rous prosterner en terre devant toi?’ Et ses frères furent jaloux de lui, mais son père conservait la chose dans sôn cœur.
Les frères de Joseph allèrent paître les troupeaux de leur père à Sichem. Et Israël dit à Joseph: ‘‘Tes frères paissent le troupeau à Sichem. Viens, que je t'envoie vers eux.” Il répondit: ‘‘Me voici.’ Et Israël lui dit: ‘Va donc, et vois si tes frères vont bien et si le troupeau est en bon état, et tu m'en apporteras des nouvelles.’ Et il l'envoya de la vallée d'Hébron, et Joseph alla à Sichem. Un homme l'ayant rencontré errant dans la campagne, le questionna, en disant: ‘‘Que cherches-tu?"’ Il répondit: ‘‘Je cherche mes frères : indique-moi, je te prie, où ils font paitre leur troupeau.” Et l’homme dit : ‘‘Ils sont partis d'ici ; car je les ai entendus dire : ‘‘Allons à Dothaïm”’. Joseph alla à la recherche de ses frères, et il les trouva à Dothaïm.
Ils l’aperçurent de loin et avant qu'il fût près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : ‘‘Voici l’homme aux songes ; c'est bien lui qui arrive. Venez donc, tuons-le et jetons-le dans une de ces citernes, et nous dirons qu'une bête féroce l'a dévoré; nous verrons ce qui en sera de ses songes.’ Ruben entendit ces paroles, et pour le délivrer de leurs mains il dit : ‘‘Ne le fiappons pas à mort.’ Il ajouta : ‘‘Ne versez pas le sang ; jetez-le dans cette citerne qui est dans le désert, et ne portez pas la main sur lui.”’ Scn dessein était de le délivrer de leurs mains, pour le faire retourner vers son père. Lorsque Joseph arriva auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa robe, de la robe longue qu'il portait : et l'ayant pris, ils le jetèrent
dans la citerne. Cette citerne était vide et sans eau. Puis ils s'assirent pour manger.
Levant les yeux, ils aperçurent une caravane d'Ismaélites venant de Galaad ; leurs chameaux étaient chargés d’astragale, de baume et de ladanum, qu'ils transportaient en | Egypte. Alors Juda dit à ses frères: ‘‘Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang? Allons le vendre aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui ; car il est notre frère, notre chair.’ Ses frères l'écoutèrent, et quand les marchands madianites passèrent, ils tirèrent Joseph et le firent remonter de la citerne, et ils le vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, qui l'emmenèrent en Egypte.
Ruben revint à la citerne, et voici que Joseph n'était.plus dedans. 11 déchira ses vêtements, et étant retourné vers ses frères il dit: ‘‘L'’enfant a disparu, et moi, où irai-je?’”’ Ils prirent alors la robe de Joseph, et ayant tué un bouc, ils la plongèrent dans le sang. Et ils envoyèrent à leur père la longue robe, en lui faisant dire: ‘‘Voilà ce que nous avons trouvé ; reconnais si c’est la robe de ton fils ou non.’’ Jacob la reconnut et dit: ‘‘C'est la robe de mon fils. Une bête féroce l'a dévoré. Joseph a été mis en pièces.’ Et il déchira ses vêtements, mit un sac sur ses reins et fit le deuil de son fils pendant longtemps. Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler ; mais il refusa d’être consolé ; il disait: ‘‘Je descendrai dans le deuil vers mon fils au séjour des morts.’ Et son père le pleura.
Les Madianites le vendirent en Egypte à Putiphar, officier de Pharaon, chef des gardes.
II — Cours intermédiaire.
La figure de Joseph plane sur l'Egypte comme une vision
Dieu qui sait tirer le bien du mul fera tourner à bien le crime des enfants de Jacob, et Joseph préparer…a les voies à l'établissement du peuple de Dieu en Egypte.
Joseph avait des songes duns lesquels il occupait toujours une place d'honneur ; il les racontait en tonte simplicité, sans s'apercevoir qu'il allumait un feu dangereux dans le cœur de ses frères, et cependant le jour n'était pas loin où les frères de Joseph se prosterneraient devant lui comme leurs gerbes qui s'inclinaient devant la sienne.
C'est à 17 ans qu'il est vendu. Il est intendant de Putiphar de 17 ans à 27 ans. 11 passe trois ans en prison, II est vice-roi à 30 ans. 11 a 39 ans, lorsqu'il invite Jacob à s'établir dans la terre de Gessen.
Dès le premier voyage que ses frères font en Egypte, Joseph les reconnaît ; s'il les éprouve, c'est pour s'assurer de leurs sentiments,
Il les accuse donc d'être des espions.
T1 les fait mettre 3 jours en prison ; les relâche : demande qu'ils reviennent avec Benjamin ; retient Siméon en otage.
Il fait remettre secrètement dans les sacs le prix du froment qu'ils avaient acheté ; ce qui leur est un sujet d’'effroi.
Dans le second voyage, les enfants de Jacob sont tout d'abord bien traités; ils mangent même au palais en préserice de Joseph. :
Avant leur départ, cépendant, la coupe d'argent de Joseph est mise dans le sac de Benjamin. Peu après leur départ, ils sont accusés à leur grande urprise, d’avoir volé la coupe. ‘Que celui qui x volé la coupe'’ soit mon esclave dit Joseph, qe les autres aillent libres à leur père.
C'est alors que Juda, qui s'était fait caution pour Benjamin, fait un discours si touchant que Joseph, ne pouvant
plus se contenir, se fit enfin connaître à ses frères.
Discours de Juda en faveur de Benjamin.
Joseph se fait reconnaître.
(Genèse, chapitres 54 et 56).
“Or Juda s’approchant dit avec assurance : ‘‘Je vous en prie mon seigneur, que votre serviteur fasse entendre une parole à vos oreilles, et ne vous irritez pas contre votre serviteur, car vous êtes après Pharaon.
Vous avez demandé à vos serviteurs: Avez-vous un père, ou un frère? N
Et nous vous avons répondu, mon seigneur : Nous avons un père qui est vieux, et un jeune frère qui lui est né dans s2 vieillesse, et dont le frère utérin est mort... et son père l'aime tendrement, ‘
Et vous avez dit à vos serviteurs: Amenez-le-moi que je - pose mes yeux sur lui. =
Nous avons représenté à mon seigneur : L'enfant ne peut pas quitter son père; car s’il le quitte il mourra.
Et vous avez dit à vos serviteurs: Si votre plus jeune frère ne vient pas avec vous, vous ne verrez plus ma face.
Lors donc que nous sommes remontés vers votre serviteur, notre père, nous lui avons raconté tout ce qu'a dit mon seigneur. | 3
À cela il a répondu : Vous savez que ma femme (Rachel) m'a donné deux fils. L'un est sorti, et vous avez dit: Une bête féroce l'a dévoré ; et jusqu’à ce jour il ne parait point. Et si vous emmenez encore celui-ci et qu'il lui arrive quelque chose en route, vous conduirez mes cheveux blancs avec douleur dans les enfers. Si donc je me présente à votre serviteur notre père, et que l'enfant n'y soit pas, comme sa vie dépend de la vie de ce fils, quand il verre qu'il n'est pes
avec nous, il mourta, et vos serviteurs conduiront avec douleur ses cheveux blancs dans les enfers.
Que je sois plutôt votre esclave, moi qui me suis fait sa caution et qui ai promis en ces termes: Si je ne le ramène pas, je serai coupable de péché contre mon père en tout temps. Je resterai donc votre esclave à la place de cet enfant au service de mon seigneur ; et que l'enfant remonte avec ses frères. Car je ne puis retourner vers mon père en l'absence 4e l'enfant, de peur que je ne sois témoin du malheur qui . cablera mon père.
Joseph ne pouvant se contenir davantage fit sortir les étrangers. Et il éleva la voix avec des larmes. Les Egyptiens l’entendirent ainsi que toute la maison de Pharaon. Il dit donc à ses frères: Je suis Joseph. Mon père vit-il encore ?
Les frères de Joseph ne pouvaient répondre, tant ils
étaient frappés de terreur.
Et il leur dit avec bonté: Approchez-vous de moi. Et lorsqu'ils se furent approchés. Je suis Joseph, votre frère, leur dit-il, que vous avez vendu pour l'Egypte. Ne craignez pas et qu'il ne vous paraisse pas dur de m'avoir vendu en ces contrées ; car c'est pour votre salut que Dieu m'a envoyé avant vous en Egypte.
Il ajouta: ‘‘Hôâtez-vous et remontez vers mon père et dites-lui: Voici ce que demande votre fils Joseph: Dieu m'a rendu le maître de toute la terre d'Egypte : descendez vers moi, ne tardez pas. Et, vous habiterez (tous) dans la. terre de Gessen, vous, vos fils, et les fils de vos fils.
Et s'étant jeté de nouveau au cou de Benjamin son frère, pour l’embrasser, il pleura, Benjamin aussi pleurant sur son cou. ,
Et Joseph baisa tous ses frères et pleura sur chacun d'eux : après quoi ils osèrent lui parler.
Et le bruit se répandit promptement dans le palais du toi, que les frères de Joseph. étaient venus. -Et Pharaon se réjuuit et toute sa maison avec lui.’’ j
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Dans la partie de l'élève, je constate une lacune; j'aurais dû dire plus des deux voyages que les enfants de Jacob font en Egypte et des épreuves auxquelles ils sont justement soumis. Veuillez.y suppléer, tel qu'il est dit us haut.
| Cette partie de la leçon 32° est très importante ; il y est annoncé que :
La rédemption se fera non par un peuple, mais par un souverain pacifique. :
‘“L'oracle de Jacob mourant, dit Crelier, est sans contredit un des monuments les plus importants que nous en ait transmis les premiers âges. a C'est d’abord le premier morceau de poésie de quelque étendue que nous offre la Bible, car il est en vers et du style le plus sublime.
Mais c'est surtout par son côté prophétique, et en paeté culier par les nouvelles lumières, par les nouveaux développements que la bénédiction de Jacob ajoute aux prophéties précédentes relatives au Messie, qu'il est du plus haut intérêt.
C'est la dernière et la plus complète fleur de la pas: tie à l’époque patriarcale.
Jusqu'ici, nous étions encore incertains, si c "était par un seul individu ou par tout un peuple issu des patriarches que le salut se répandrait sur les autres peuples de l'univers, quoique la première hypothèse fût déjà légèrement insinuée :
nous ne savions pas davantage de quelle manière il leur serait communiqué. :
Ces obscurités désormais n’existeront plus.
Pour l& première fois, la personne du Rédempteur nous apparaît : c’est celle d’un souverain pâcifique qui régnera sur l'univers volontairement soumis à son sceptre.”’
Redisons les paroles de Jacob à Juda :
‘Juda, tes frères te loueront ; ta main sera sur la tête de tes ennemis et les fils de ton père t’adoreront. Juda est un jeune lion... Le sceptre ne sera point enlevé à Juda ni le commandement à sa race jusqu’à ce que vienne celui qui doit être envoyé (jusqu'à ce que vienne lé Pacifique dit le texte hébreu), et celui-là scra l'attente des nations.’
. C'est au temps d'Hérode le Grand, l'iduméen, que le sceptre tombe des mains de Juda. ÿ
Question à poser aux élèves, à la reprise.
Pourquoi la terre de Chanaan est-elle divisée en 12 parties, Lévi, l’un des 12 enfants de Jacob n'ayant pas eu sa part au ‘partage ? k l
Réponse: Les deux enfants de Joseph, Ephraïm et Manassé, sont faits chefs de tribu, par Jacob, en récompense des services rendus par Joseph, ce qui complète le nombre douze.
III — Cours supérieur ou äcadémique.
L'acte de foi de Joseph.
Joseph confiant dans la parole divine qui avait promis à Abraham et aux siens, la terre de Chanaan, demande 360 ans d'avance (comme Jacob l'avait demandé) que son Corps y soit transporté. Son désir fut accompli, les Hébreux sortant d'Egypte emportèrent avec eux le cercueil de Joseph et le déposèrent à Sichem (Exode. XIII, 19). Le tombeau de Joseph disait donc sans cesse aux: Hébreux :
"Ne vous attack:z pas à l'Egypte, pensez à la terre que Dieu a promise à Abraham, à Isaac, et à Jacob.’’
Joseph figure de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Joseph, l’un des hommes les plus parfaits que nous présente l'ancien Testament, est une vive figure de Notre- Seigneur Jésus-Christ.
Joseph est chéri de son père ; Jésus-Christ est le fils bienaimé du Très-Haut.
Joseph est haï de ses frères, parce qu’il a parlé de leur mauvaise conduite et parce qu’il a des songes qui annoncert sa gloire. Jésus-Christ est haï des Juifs parce qu'il leur reproche leurs vices et parce qu'il se dit Fils de Dieu.
Joseph envoyé vers ses frères, comme Jésus vers Israël est vendu quelques pièces d'argent comme Jésus.
Joseph et Jésus sont calomniés et condamnés.
Joseph est prisonnier entre deux officiers de Pharaon.
I prédit à l’un sa perte, à l’autre son salut.
Jésus est crucifié entre deux larrons à l’un desquels il promet le paradis.
Joseph arrive à la gloire après trois-ans de prison ; Jésus ressuscite à la vie après trois jours dans le tombeau.
Joseph et Jésus reçoivent le titre de sauveur du monde.
L'Egypte, grâce à Joseph, donne à tous la vie du corps ; l'Eglise, par la grâce de Jésus devient pour tous un refuge assuré. Les Juifs, frères de Jésus trouveront finalement un refuge dans cette Eglise comme les frères de Joseph ont trouvé du pain en Egypte.
Questions sur l'intermédiaire de la leçon 32 (Joseph et Jacob) :
Que fait Jacob sur son lit de mort ?
Donnez le texte de la bénédiction de Jacob sur J uda, :
Citez les paroles de Jacob qui annoncent la venue du Messie? (Le sceptre...).
D'après la prophétie de Jacob, à quelle époque devait venir le Messie? (A l'époque où le sceptre tombera des mains de Juda). | :
Quand le sceptre est-il mis aux mains de Juda ?
Quand le sceptre tombe-t-il des mains de Juda ?
Quelle fut la bénédiction de Jacob pour Joseph ?
. Cours supérieur.
Quel est l'acte de foi de Joseph?
Comment Joseph est-il une figure de Notre-Seigneur Jésus- Christ ?
33° LEÇON De Joseph à Moïse.
Propagation. — Les Hyksos chassés. — Persécution.
Les Hébreux de la terre de Gessen se multiplièrent extraordinairement : c'était l’accomplissement de la promesse que Dieu avait faite aux patriarches : Abraham, Isaac et Jacob. ‘‘Je ferai de toi un grand peuple.” (Gen., XII, 2.) . Ts rendaient, de plus, de grands services à l'Egypte par là culture de la terre et par leur travail. :
Après plusieurs centaines d'années, un pharaon (Séti 1° ou Ramsès II, le Sésostris des Grecs) dit aux Egyptiens : “Le peuple des enfants d'Israël est nombreux... Opprimons-le prudemment, de peur qu’il ne se multiplie, et que, si une guerre s'élève contre nous, il ne s’unisse à nos enne-
mis, et qu'après que nous serons vaincus, il ne sorte du , pays (Exode, I, 9 et 10). |
A cette époque, les Egyptiens faisaient à l'étranger ds expéditions militaires et construisaient de somptueux édifices. Ils avaient donc besoin de villes fortifiées pour y ? accumuler des vivres et des matériaux de guerre.
Ramsès II, grand constructeur et grand guerrier, employa les Hébreux à élever ces villes. La Bible cite en particulier Phithom (aujourd’hui Tell-el-Maskhuta), du côté de l’Asie, et Ramsès (non loin de Phithom) dans la terre de Gessen... Non content de soumettre les Hébreux à des travaux qui étaient au-dessus de leurs forces, Ramsès donna cet ordre cruel à tout son peuple contre les Hébreux : ‘‘Tout ce qui naîtra du sexe masculin, jetez-le dans le fleuve.’
Cette persécution se «poursuivit sous Menephtah I°, fils de Ramsès ; elle dura 80 ans ; elle punissait en même temps les Hébreux pour leur idolâtrie en Egypte et les détachait de cette terre qui n'était point pour eux la terre promise.
C'est ainsi que les persécutions des hommes deviennent une occasion de conversion pour les pécheurs et servent à l’accomplissement des desseins de Dieu sur eux.
11 — Cours intermédiaire.
* Non longtemps après le voyage d'Abraham, des étrangers venus d'Asie, s'emparèrent de l’Egypte qu'ils dominèrent, de l’an 2000 à l’an 1600 avant Jésus-Christ.
” Ces étrangers sont connus dans l’histoire sous le nom d’Hycsos, qui signifie rois pasteurs.
‘Vers 1920, deux cent quinze ans après le voyage d’Abraham, les Hébreux s’établissent dans la terre de Gessen, du temps des rois pasteurs.
Les Juifs s® muitiplièrent sans trouble, sous les Hycsos,
étrangers comme eux ; grâce aussi‘ du reste au bon souvenir de Joseph.
Les rois pasteurs ayant été chassés d'Egypte, vers 1600 avant Jésus-Christ, une période de conquête et de grandes constructions s'ouvre pour l'Egypte.
Les rois égyptiens conquérants, au temps des Hébreux, furent Thoutmès III, qui fit 12 expéditions en Asie, et Ramsès IT ou Sésostris, guerrier vaillant et roi maçon.
Ramsès II fut le pharaon, persécuteur des Hébreux ; Ménephtah I*, fils de Ramsès II, fut le Pharaon des 10 plaies. ee.
(Revoyez la leçon 26°, empire d'Egypte:
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Cette leçon est courte, revenez cependant sur la partie intermédiaire. La partie intermédiaire fait connaître teut à la fois ‘ l'histoire de l'Egypte, les circonstances qui on fait le bonheur des enfants de Jacob, en ce pays, et celles qui ont occasionné la persécution.
Questions sur l'intermédiaire de la leçon 38° (De Joseph à Moïse).
‘Vers quelle année le voyage d'Abraham en Egypte ?
Que savez-vous des Hyksos ?
De qui Joseph fut-il le vice-roi ?
Vers quelle année Jacpb s'établit.il dans la terre de Gessen ?
Quels sont les rois égyptiens qui, du temps des Hébreux et après le départ des Hyksos, font de grandes conquêtes en Aie? ;
Quelles sont les deux villes que Ramsès IL fait bâtir par. les Hébreux ? ;
Nom du Pharaon persécuteur ?
Nom du Pharaon des 10 plaies ?
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Moïse. — Les plaies. — La Pâque. — L’Exode.
I — Cours élémentaire.
Motse.
Amram et Jocabed, de la tribu de Lévi, vivaient en Egypte au temps où les Hébreux devaient jeter dans le Nil tout garçon nouveau-né.
Ils eurent trois enfants : Marie, Aaron et Moïse. Moïse, enfant, était fort gracieux. Sa mère le cacha pendant trois mois. Ne pouvant plus le dérober aux perquisitions des Egyptiens, elle prit une corbeille de roseau, l'enduisit de bitume et de poix, y déposa l’enf:nt et l’exposa dans les roseaux des rives du Nil.
Marie (qui pouvait avoir alors neuf ou dix ans). se tenait à distance pour voir ce qui arriverait.
Or voici que la fille de Pharaon descendit pour se baigner dans le fleuve ; les jeunes filles marchaient sur le bord de l'eau. Lorsque la fille de Pharaon (Thermontis, dit Josèphe, fille de Séti 1*, sœur de Ramsès) vit la corbeille dans le, roseaux, elle envoya une de ses suivantes qui l’apporta. Elle l'ouvrit, et en y voyant un enfant vagissant, elle en eut pitié et dit : ‘‘C’est un des enfants des Hébreux.” La petite sœur de l'enfant (comprenant que la fille de Phsraon voulait sauver son frère, instruite du reste à l'avance, par sa mère sur ce qu'il y aurait à faire ou à dire) s’approchà et dit à la princesse: ‘Voulez-vous que j'aille et que j'appelle une femme de chez les Hébreux qui puisse nourrir le petit enfant ?’””
La fille de Pharaon répondit : ‘‘Va.'’ La jeune fille courut et appela sa mère.... ‘‘Reçois cet enfant’’ dit la princesse à la vraie mère de l'enfant ‘‘et nourris-le-moi.'’ Jacobed prit l'enfant et le nourrit et quand il eut grandi, elle le conduisit à la fille de Pharaon, qui l'adopta comme un fils et l’appela du nom de Moïse, disant : je t'ai retiré des eaux.”’
Moïse reçut donc à la cour du roi toute la science que l'on donnait alors aux enfants des meilleures familles. Ce qui fait dire à saint Etienne (dans les Actes, VII, 22) : ‘Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens.
Alors comme aujourd'hui, on étudiait sans doute : la grammaire ; l’histoire et la géographie ; et plus tard la géométrie, l'astronomie, la physique, etc., etc. Les Egyptiens à cette époque. étaient remarquables. par leur. culture intellectuelle et par leur civilisation.
(Moïse, devenw homme, aurait fait, d’après l'historien Josèphe, une expédition très glorieuse en Ethiopie).
Instruit par Jocabed de ce qui regardait sa nationalité, Moïse se montra très patriote. Saint Paul nous apprend (aux Hébreux, XI, 25) qu'il aima mieux être affligé avec son peuple que de goûter le plaisir du péché. Il tua même un jour un Egyptien qui maltraitait un hébreu, ce qui l'obligea à fuir pour éviter la colère de Pharaon.
Il avait alors 40 ans (sa vie se partage en trois époques de 40 ans, chacune).
Il se retira dans la presqu'île du Sinaï, chez les Madianites. Une branche des descendants de Madian était donc venue s’établir à la pointe sud de la dite presqu'ile.
Au cours de sa fuite, Moïse, assis un jour près d’un puits, s'indigna à la vue de certains bergers qui voulaient faire boire leurs troupeaux avant ceux des sept filles de Jéthro, arrivées les premières. ‘‘Il défendit donc les jeunes filles
et abreuva leurs troupeaux.’ : Jéthro, prêtre de Ms-lian, charmé de cette conduite, fit venir Moïse et lui donna en mariäge Séphors, l'une de ses filles. Moïse eut deux fils : Gersam (pèlerin) et Eliézer (Dieu est aide), marquant ainsi: la tristesse de son cœur en exil et sa confiance en Dieu.
Le cri des enfants d'Israël. — A la mort de Ramsès, les Hébreux voyant que Ménephtah, son fils, ne changeait rien à leur malheureux sort, ‘‘gémissant, crièrent (vers le ciel) à cause de leurs travaux ; et leur cri monta de leurs travaux à Dièu’’ qui entendit leur gémissement et se souvint de l'alliance qu'il avait contractée avec Abraham, Isaac et Jacob.” :
Vocation de Moïse. — Le buisson ardent. — Moïse paissait les brebis de Jéthro, un jour, (il était alors âgé de 80 ans), en. conduisant le ttoupeau dans l’intérieur du désert, il vint à la montagne de Dieu, l'Horeb (partie du Sinaï). Et le Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson et il voyait que le buisson brûlait et n'était point consumé. Moïse dit: J'irai et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson n’est pas consumé. Or le Seigneur voyant qu'il venait pour examiner l’appela du milieu du buisson et dit: Moïse, Moïse. Il répondit: Me voici. Mais le Seigneur dit: N'’approche pas d’ici : délie la chaussure de tes pieds, car le lieu où tu es est une terre sainte. T1 dit encore: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse cachait sa face, car il n'osait pas regarder vers Dieu. Le Seigneur lui dit: J'ai vu l’affliction de mon peuple en Egypte et j'ai entendu leurs cris à cause de la dureté de ceux qui président aux travaux....
‘Je suis descendu pour le délivrer des mains des Egÿptiens, et je l'emmènerai de cette terre dans une terre bonne et spacieuse... Viens, et je t’enverrai à Pharaon pour que tu emmènes de l'Egypte mon peuple, les enfants d'Israël.
Moïse (humble et défiant de lui-même) dit à Dieu : Qui suis-je pour aller à Pharaon et emmener de l'Egypte les enfants d’Tsraël ?
Je sera; avec toi, lui dit Dieu. .
Voilà que j'irai aux fils d'Israël ait Moïse et je leur dirai : Le. Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous. S'ils me disent : Quel.est son nom? Que leur dirai-je?
‘Dieu dit à Moïse : ‘‘Je suis celui qui suis’’ (c'est-à-dire en hébreu Jahvé ou Jéhovah).
Voilà une parole que jamais homme ne pénis inventer. Dieu nous dit donc de l#i-même qu'il est l'être par excellence, l'être qui subsiste par lui-même, de qui dépendent tous les autres êtres.
. Dieu dit encore à Moïse: ‘‘Tu diras ainsi aux enfants d'Israël : ‘‘Celui qui est m'a envoyé vers vous ; le Seigneur, Dieu de vos pères, Dieu d’ ‘brebem, Dieu d’Isaac, Dieu de
Jacob m'a envoyé vers vous.’
“Joseph, fils de Jacob, mourant, avait dit (Gen., L, 24) à ses frères: ‘‘Après ma mort Dieu vous visitera.’’ - Or Dieu dit à Moïse: ‘‘Dis aux vieillards d'Israël: ‘‘Le Seigneur m'est apparu, disant: ‘‘Je vous ai visités et j'ai vu ce qui vous est arrivé en Egypte.” Tu iras avec les vieillards d'Israël vers le roi d'Egypte et vous lui direz: ‘‘Le Seigneur Dieu des Hébreux nous a appelés ; nous ferons un chemin de trois jours dans le désert, pour immoler au Seigneur notre Dieu.’ Je sais que lé roi d'Egypte ne vous laissera pas aller s'il n’y est forcé par une main puissante ; je frapperai l'Egypte (ce sont les 10 plaies qui s'annoncent) ; ensuite il vous laissera aller.... Et quand vous sortirez vous ne vous en irez pas les mains vides. (Les Héb:eux de fait demandèrent aux Egyptiens et en reçurent, au départ, des vases d’or et d'argent et des vêtements).
Miracles, signes de la vocation de Moïse.
Moïse était done appelé à une grande œuvre. Dieu lui donne immédiatement des signes de sa vocation.
1° miracle, Dieu dit à Mnïse: Qu'est-ce que tu tiens en tn main? Il répondit: Ur verge. Et le Seigneur dit : ‘‘Jette-la à terre." Il la jeta et elle se changes en serpent, de sorte que Moïse s'enfuit. Et le Seigneur dit: ‘‘Etends ta main et saisis su queue." Il l’étendit et la saisit, et elle redevint une verge. Jéhovah ajouta :
2% Mets ta main dans ton sein. Lorsque Moïse l'eut mise il la retira lépreuse et comme de la neige. Remets ta main lui dit-il dans ton sein. il la remit et lu retira de nouveau sans lèpre aucune.
Objections de Moïse.
Je ne suis pas éloquent '‘cria Moïse. ‘‘Je serai dans ta bouche et je t'enseignerhi ce que tu diras, dit le Seigneur.
Moïse n'ose pas refuser directement, mais il a recours à la prière pour se faire décharger de cette lourde mission. Le Seigneur s'irrite, ‘dit la Bible, et cependant il accorde quelque chose à Moïse ; il lui accorde un compagnon. ‘‘Je sais, lui dit le Seigneur, qu'Aaron (il avait trois ans de plus que Moïse) ton frère est éloquent. Voilà qu'il viendra à te rencontre. Parle-lui et mets dans sa bouche mes paroles, et je serai dans ta bouche et dans sa bouche et je vous montrerai ce que vous devez dire. Il parlera pour toi au peuple.”’ Prends aussi en ta main cette verge avec laquelle tu opéreras des prodiges.
Moïse, respectueux pour son beau-père, obtient de lui la permission de partir pour l'Egypte.
Avant son départ, il apprend de Dieu que le Pharaon redouté (Ramsès [T) était mort. C'était un encouragement.
I1 part donc, amenant avec lui Séphora et ses deux fils. Malheureusement le plus jeune n'avait pas été circonc::; c'était une infraction à la loi de Dieu, telle qu'elle était
établie au temps d'Abraham. Dieu qui veut l'obéissance avant le sacrifice s’irrita donc contre Moïse; Séphors. prit aussitôt une pierre très a'sn c* circoncit son fils. Moïse renvoie alors la mère et l'enfant (trnr souffrant sans doute pour continuer le voyage).
Moïse poursuivant s:. route eut la consol:tion de voir son frère Aaron venir à s ::acontre dns le sort (sur l'ordre de Dieu).
Arrivés en Egpote ils convoquèrent les vieillards. Le peuple rassemblé voyant .e n.ïricle de la verge changée en serpent et celui de la lèpre hrrais-ini #t disparaissent, le peuple, dis-je, crut à la nuse:: ie Moïse : il se prosterna et il adora.
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II — Cours intermédiaire.
1‘ visite à Pharaon.
Moïse et Aaron, s'étant présentés devant Pharaon, lui firent part, en ces termes, de l’ordre divin: ‘‘Ainsi parle qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert”’.... Pharaon répondit : ‘‘Je ne connais pas Jéhovah, et je ne laisserai pas aller Israël.” (Exode, ch. V, verset 1).
Cette première visite eut lieu à Tanis.
Elle n'eut aucun bon résultat pour les Hébreux, ce qui nous apprend qu'il ne faut pas toujours juger mal d’une entreprise, parce qu'elle n’a pas bien débuté. Que d'écoliers commencent péniblement leurs études pour les terminer d’une façon fort satisfaisante.
Ménephtah 1“ (fils de Ramsès 11) non content de se refuser à la demande de Moïse et d’Aaron rendit plus lourd encore le joug qui pesait sur les Hébreux ; il fit défense d’apporter désormais aux Hébreux la paille dont ils avaient besoin pour faire chaque jour tel nombre de briques. Ils
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devaient eux-mêmes chercher lu paille, ce qui prenuit une partie de leur temps, et cependant, sous peine d'être battus de verges, ils devaient faire le mème nombre de briques.
Cet excès de souffrance entrait dans le plan divin; le. souvenir de cette persécution était propre’ en effet à détacher les Hébreux de l'Egypte et à leur faire expier les péchés d'idolâtrie dont ils s'étaient rendus coupables, nous l'avons dit déjà. :
Les Hébreux, dans tous les cas, se plaignirent à Moïse. Moïse à son tour se plaignit au Seigneur.
Jéhovali répondit à Moïse: ‘‘Dis aux enfants d'Israël : Je suis Jéhovah ; je vous affranchirai des corvées des Egyptiens. Je vous délivrerai de leur servitude..." puis il lui donne l'ordre de retourner auprès du roi et de lui demander non plus d'aller sacrifier dans le désert, mais bien de laisser partir de l'Egypte les enfants d'Israël, de laisser ‘aller les enfants d'Israël hors de son pays.”
9m risite à Pharaon.
Lorsque Moïse et Aaron se présentèrent de nouveau, au palais, Pharaon demanda un signe. (l’est alors, que selon le direction que lui avait donnée le Seigneur, Aaron, en présence de Pharaon ct de ses serviteurs, jeta par terre le bâton de Moïse ; ce bâton devint alors un serpent. Pharaon appela ses enchanteurs, et les magiciens d'Egypte.... Tls jetèrent chacun leur bâton et ces bâtons devinrent des serpents. Mais le bâton de Moïse engloutit leurs bâtons, c'està-dire que le premier serpent englontit ceux des magiciens. On ignore si les magiciens ant opéré par le secours du diable ou par l’urt que l’on a eu en Egypte de charmer les serpents,
Avec de l'adresse, des serpents charmés auraient été substitués aux bâtons des magiciens. Quoi qu'il en soit, la -su-
périorité du Dieu de Moïse fut assez visible aux yeux de Pharaon, puisque les serpents des magiciens furent engloutis par celui de la verge de Moïse.
Pharaon refusa cependant de se rendre à la demande de Moïse et d’Aaron.
C'est alors que l'Egypte fut dix fois f rappée par des calamités connues sous le nom de ‘Les dix plaies d'Egypte.” .
1° L'eau du Nil fut changée en sang et les poissons moururent. Il y eut du sang sept jours durant dans tonte la terre d'Egypte.
2 Les grenouilles firent invasion partout, jusque sur les lits et dans les provisions d'aliments.
3 La poussière de la terre fut changée en moucherons. ‘Le doigt de Dieu est là," dirent les magiciens.
4° D'affreux essaims de mouches incommodes se répandirent dans la terre d'Egypte. Pharaon commence à faire des concessions : ‘‘Sacrifiez sur cette terre-ci,”” dit-il.
5 Une peste horrible fit mourir les animaux des Egyptiens.
6° Les hommes, les magiciens eux-mêmes, furent couverts d'ulcères.
7° Une grêle éncrme détruisit une partie de la moisson.
& D'innombrables sauterelles dévorèrent »e que la grèle avait épargné.
9 Des ténèbres épaisses couvrirent l'Egypte durant trois jours. (Les Hébreux ne souffraient pas de ces plaies. Pharaon faisait des concessions, des promesses, mais revenait sur ses résolutions).
10° Dieu se chargea de la dernière plaie. Elle eut un prélude, l'institution de la Pâque (passage) en mémoire du fait que Dieu passa sans faire de mal aux familles dont les
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maisons furent teintes du sang d’un agneau; image de la rédemption de l'humanité par le sang de Jésus immolé.
Au milieu de la nuit, Dieu frappa de mort le fils aîné de, Pharaon et de chaque famille. Il y eut un cri de douleur dans ‘toute l'Egypte. ‘‘Eloignez-vous de mon peuple, vous (Moïse), et les enfants d'Israël,’ s'écria Pharaon.
Institution de la Pâque.
La première Pâque est célébrée en Egypte. Elle marque pour les Hébreux le commencement de l’année religieuse, correspondant à notre mois d'avril ou à peu près.
Les pains dont il est parlé dans l’Exode sont des pains azymes, c’est-à-dire sans levain, tout comme l’hostie qui sert pour la messe. I. levain est la figure du péché dont la vie nouvelle des Hébreux devait être exempte.
La Pâque, chez les Juifs avait pour but de rappeler aux Hébreux le souvenir de la sortie merveilleuse d'Egypte.
La Pâque chez les chrétiens a pour fin de célébrer la glorieuse résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Consécration des premiers-nés.
Une autre institution devait rappeler aux Hébreux que Dieu ayant épargné leurs premiers-nés au temps de la dixième plaie, il était juste de les lui consacrer à l'avenir. Jéhovah parla donc à Moïse (Exode, XIIT) disant: ‘‘Consacre-moi tout ‘‘premier-né’’.... Tu rachèteras tout premier-né. Et lorsque ton fils t'interrogera, en disant: Que signifie cela? Tu lui répondras:, Par sa main puissante Jéhovah nous a fait sortir d'Egypte. Comme Pharaon s'obstinait à ne point nous laisser aller, Jéhovah fit mourir tous les premiers-nés dans la terre de l'Egypte... Voilà pourquoi j'offre en sacrifice à Jéhovah tout mâle premier-né (des
animaux) et je rachète tout premier-né de mes fils.’ : Ceci nous donne à l'avance l'explication du rachat de Notre- Seigneur Jésus-Christ (leçon 82) (1).
L'Exode 1491.
Ce n'est pus seuleinent Pharaon qui pressait les Hébreux de partir. ‘‘Lies Egyptiens les pressaient vivement aussi. ayant hâte de les renvoyer du pays, car ils disaient : ‘‘ Nous sommes tous morts.” Jéhovah avait dit que les Israélites ne partiraient pas les mains vides ; ils demandèrent donc aux Egyptiens des objets d'or et d'argent et des vêtements. | Cette demande fut bien accueillie, nous l'&vons dit.
Les Hébreux, suivis d’un grand nombre d'étrangers, formant une multitude de deux millions, dont 600,000 hommes en état de porter les armes, partirent de Ramsès, sous la conduite de Moïse et se dirigèrent vers la mer Rouge, guidés par une colonne de nuages, le jour, et par une colonne de feu, la nuit.
Pharaon et les siens, revenant sur leur résolution, poursuivirent les Hébreux; Moïse étendit la main sur la mer qui s'ouvrit et livra passage aux Hébreux : les Egyptiens imprudents les suivirent ; Moïse étendit de nouveau la main, les eaux se rejoignirent et les Egyptians furent engloutis.
A l’occasion de cette délivrance, Moïse composa un cantique.
‘Marie, sœur de Moïse, prit à la main un tambourin : Toutes les femmes vinrent à sa suite avec des tambourins et en dansant.”
Les enfants d'Israël chantaient :
Jéhocah est ma force ct l'objet de mes chants.
(1) Faites écrire en marge, 1'® édition du livre de l'élève: Le Seigneur se réserve alors œussi le premier-né. Ezode XIII.
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C'est lui qui m'a sauvé.
C'est lui qui. est mon Dieu: je le célébreraï ; Le Dieu de mon père: je L’ exalterai.” Marie, sœur de Moïse répondait aux enfants d’ Teraël : Chantez Jéhovah, car il a fait éclater sa gloire. Il a précipité dans la mer cheval et cavalier.
III — Cours supérieur ou académique.
‘“Les plaies d'Egypte, sont, prises en elles-mêmes, des fléaux naturels et bien connus des Egyptiens; mais elles sont en même temps des miracles de la toute-puissance de
Dieu à raison des circonstances qui les accompagnent : an-
noncées d'avance, elles se produisent à heure fixe, comme sanction de la parole de Dieu, avec une intensité extraordinaire, à un court intervalle l’une de l’autre ; elles cessent de même brusquement à la voix de Moïse. Ce sont, pour parler le langage des théologiens, des miracles, non au-dessus de la nature, ni contre la nature... mais en dehors de ses lois.... Ce drame terrible, dont chaque acte est séparé du précédent par un intervalle de 5 à 15 jours, a dû s’aeeomplir en 5 mois à peu près, de novembre au commencement d'avril.” Crampon, Vol. 1, p. 226.
Questions sur l'intermédiaire de la 34° lecon (Moïse — les plaies — l’Exode).
Quels sont les résultats des deux visites de Moïse et d’Aaron chez Pharaon ?
Faites connaître les dix plaies d'Egypte ?
Racontez l'institution de la Pâque, qui précède la 10° plaie ?
Quelle réserve se fait le Seigneur à l'occasion de la 10° plaie ?
Il se réserve tout mâle premier-né.
Racontez les faits qui se rapportent me 5 pe à l'Exode, et le passage de la mer Rouge ?
Que font Marie. et les femmes d'Israël, Lits Je passage de . la mer Rouge?.
Faites connaître ce qu'il y a de AR dans les plaies . d'Egypte?
Job.
I — Cours élémentaire. u
Contemporain de Moïse, arant l’'Exode.
Job, inmodèle admirable de piété, de foi et de patience, vivait probablement au temps de Moïse (avant l'Exode), c'est.la raison pour laquelle nous en parlons à la fin de la 2° époque de l’’.istoire du peuple de Dieu: Les Hébreux en Egypte. .
La terre de Hus (un fils de Nachor portait ce nom) étaitelle au sud de la mer Morte ou au sud de Damas (c’est l'opinion du plus grand nombre), on ne pent l’affirmer avec certitude.