‹ L'Histophysiologie Rénale Essai CritiqueChapitre 14 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les méthodes de recherches employées en hystophysiologie rénale se divisent en quatre groupes :

1° Méthode des colorants ;

2° Méthode des réactifs histochimiques ;

3 Méthode des modifications provoquées ;

4° Méthode de l’histologie SOPDARSe dont l’étude n’a pas encore été faite.

La première méthode nous a permis de démontrer, que les matières colorantes étrangères à l’organisme, s’éliminent par les tubes à bordure en brosse et les tubes à bâtonnets, par une véritable sécrétion. Nous avons vu que l’on peut assimiler cette élimination à celle des matériaux élaborés, de l’urine. Les glomérules ne participent pas à cette élimination.

La méthode des réactifs histochimiques, nous montre que les corps puriques (acide urique, urates, acide hippurique, etc.), dont l’acide urique est le type,s’éliminent aussi par un phénomène sécrétoire, par les cellules des tubes contournés et de la branche large de l’anse de Henle. Faits concordants avec les résultats de l'élimination des colorants.

La troisième méthode nous donne non seulement

des renseigrements sur le rôle du tube urinaire, mais aussi nous permet d’élucider d’une façon plus précise la fonction du glomérule de Malpighi.

Ce dernier ne joue pas le rôle d’un simple filtre ; c’est une glande sécrétant sous pression et extrayant du sang l’eau de l’urine, ou une solution diluée de sels. À ce produit, viendra se joindre dans le tube urinaire, les matériaux de l’urine excrétés à ce niveau. Nous pourrions étudier l'intensité plus ou moins grande de ces processus d'élimination ; variables suivant l’agent a ec employé pour exciter la sécrétion.

Quant à la méthode de l’histologie comparée, elle nous donnerait probablement les mêmes résultats que les précédentes.

Nous nous étions trouvé au début de ce travailen présence de deux hypothèses:

Celle de Ludwig, qui admet, que les glomérules éliminent à la fois l’eau et les autres éléments de l'urine, tandis que dans le tube urinaire, l’urine ne subit qu’vne concentration par absorption d’eau.

La théorie de Bowman, qui admet au contraire que. les glomérules laissent filtrer l’eau de l'urine, tandis que les tubes contournés éliminent les matériaux de l’urine.

En nous appuyant sur les constatations faites à l’aide des trois premières méthodes d'étude, dont nous avons vu que les principales critiques qui sont : celle de provoquer des troubles dans la cellule, celle de ne pas donner le sens de l'élimination, peuvent

he à

être réfutées. Nous avons donné de la sécrétion uripaire l'explication suivante :

L'élaboration de l'urine est justiciable de deux processus. Un processus glomérulaire de sécrétion élective se réalisant sous pression, et laissant transsuder à travers celui-ci une solution diluée de sels.

Un phénomène sécrétoire se produisant au niveau des tubes contournés et de la branche large de l’anse de Henle, qui a pour résultat l’excrétion intracanaliculaire de sels et d’eau en petite quantité et des principes extractifs de l’urine.

Nous pourrons donc conclure, comme Bowman le disait il y a plus de quatre-vingts ans : « Le rein est une glande. »

Vu : le président de la thèse,

LEGUEU Vu : le doyen, ROGER Vu et permis d'imprimer, Le recteur de l’Académie de Paris :

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