‹ L'Histophysiologie Rénale Essai CritiqueChapitre 13 sur 17 · ARTE · texte numérisé non relu

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faire que la réduction de l’azotate d'argent ammoniacal, soit incomplète ? Courmont et André en opérant sur des coupes de rein se sont mis à l’abri de cette critique.

Les grains noirs décrits par Anten sont-ils bien des grains d’urate d’argent et non des grains de chlorure d’argent ou autre conbinaison argentique ? Tribondeau, qui examinait ces grains des tubuli contorti, prétendit qu'ils n'étaient pas composés d’acide urique. Cependant, comme le démontrent Courmont et André, leur identité peut être affirmée par les réactifs chimiques de cette acide. Les grains sont s0lubles dans l’eau, etc., peuvent être mis hors de doute par le Salkowski et la réaction de la murexide. HSE

Ces expériences permettent aussi de déterminer le sens de l'élimination et de démontrer le rôle actif

des cellules. L’accumulation de l’acide urique dans

les vacuoles de la région basale de la cellule est le fait d’une sécrétion. Cet acide semble en effet s’y trouver à l’état de forte concentration, tandis que dans le sang des capillaires intertubulaires et dans le plasma, il ne se trouve qu’à l’état de traces. On voit là le pouvoir d’accumulation élective des cellules rénales.

Après ascension des vacuoles vers la rangée des grains, où elles restent en attente un certain temps, elles déversent leur contenu contre la bordure en brosse. Les corps puriques traversent ensuite cette bordure par dialyse. Le glomérule ne prend jamais

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part à leur excrétion. Ceci est une nouvelle confirmation de la théorie de Bowman. |

Passons maintenant à la méthode des modifications expérimentales. Cette méthode qui emploie soit des agents médicamerteux, soit des agents normaux de l'alimentation chez les animaux en expérience, serait la plus critiquable au point de vue des troubles que pourraient provoquer ces divers agents dans la cellule rénale. |

Dans les expériences relatives à la polyurie, légère ou intense, provoquée par l’ingestion de liquide, il est raisonnable d'admettre que les constatations des auteurs correspondent bien à l’état normal des cellules. Ces conditions peuvent se trouver normalement dans la vie des animaux en expérience. Mayer et Rathery ne sont cependant pas d'accord avec tous les auteurs, quand ils affirment que l’eau est éliminée seulement par le tube contourné et pas du tout par le glomérule. Nussbaum a donné une démonstration évidente de ce fait chez la grenouille.

Il ligature l’artère rénale, ce qui supprime la fonction du glomérule : pas une goutte d'urine n’est éliminée. Ce n’est que par injection d’un diurétique, que l’on constate l'écoulement d’une faible quantité d'urine.

Gurwitch ligature la veine porte rénale et trouve la sécrétion urinaire diminuée, mais nou pas absente. Ces expériences montrent que le glomérule sécrète la plus grande partie de l’eau de l’urine, et que les tubes contournés en sécrètent la plus faible partie ;

elles ont modifié la conception classique, qui conférait au glomérule seul le pouvoir d'extraire du sang l'eau de l’urine. On admet en outre (Prenant) : « Que cet organe rénal n’est pas un simple filtre qui laisse passer l’eau sous fression, suivant l’opinion de Ludwig, mais une glande qui sécrète sous pression ».

La critique de l’élimination des agents médica-

menteux est plus complexe. Les auteurs qui les ont étudiés se sont rendu compte que l’on pourrait considérer comme pathologiques certaines constatations faites dans le protoplasma des cellules des tubuli. Lorsque les doses employées ne sont pas trop considérables, nous voyons cependant que le rein retrouve rapidement après l'excrétion son histologie normale, constatée sur les coupes à l’état frais par une méthode spéciale d'observation sur fond noir (Mayer et Rathery).

Par conséquent, ici aussi le passage de ces substances étrangères n’amène aucun trouble dans la cellule rénale. Pourquoi ne le considérerait-on pas, ainsi que pour les matières colorantes, comme un phénomène sinon identique à celui de l'élimination normale des matériaux de l’urine, mais tout au moins comme un phénomène très voisin ? Du reste l’action de ces corps à action pharmacodynamique spéciale ne fait qu'exciter l'élimination de matériaux se trouvant normalement en proportion moindre dans l'urine.

On a voulu savoir si l’action de ces agents phar-

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macodynamiques ne modifiait pas les figures d’excréüon de certains constituants normaux de l'urine (Théodari, Todde, Courmont et André). Ce dernier auteur a retrouvé les mêmes figures de sécrétion et d’excrétion que dans l'élimination normale, avec seulement un aplatissement plus rapide de la cellule, dû à l’excrétion plus abondante.

Quant à la méthode de l’histologie comparée ; c’est une investigation qui reste à faire et qui donnerait probablement les mêmes résultats que les méthodes précédentes, apportant une preuve de plus à l'appui - de la théorie de Bowman. Mais quand bien même on arriverait à trouver chez certaines espèces des différences avec ce que nous sommes en droit de consi” dérer comme le processus histophysiologique normal ; aurait-on le droit de transposer les résultats d’une espèce à une autre ? |

Notre critique nous a permis de réunir un tel faisceau de preuves à l'appui de la théorie de Bowman que nous pouvons établir le mécanisme de la sécrétion rénale de la façon suivante.

Il y a lieu de distinguer deux processus dans l’élaboration de l'urine :

1° Un processus giomérulaire qui est un fait, non de simple filtration, mais de sécrétion élective. Celleci se réalise sous pression au niveau des capillaires du glomérule de Malpighi où la pression sanguine

est plus élevée que dansles autres capillaires rénaux. Ce système à haute pression, commandé par le sphincter musculaire lisse de l’artériole, efférente, laisse transsuder à travers le glomérule, l’eau (expérience de Nussbaum), ou une solution diluée de sels (Prenant).

20 Un phénomène sécrétoire qui se produit au niveau des tubes contournés et de la branche large de l’anse de Henle, qui a pour résultat l’excrétion intracanaliculaire de sels en petite quantité et des principes extractifs de l'urine.

Les chondriocontes puisent dans le milieu intérieur les substances à élaborer. Leur extrémité apicale s'égrène en mitochoudries; certaines mitochondries se transforment en grains de sécrétion. Dans la zone apicale des cellules des tubes à bordure en brosse et des tubes à bâtonnets, les produits élaborés à l’intérieur de ces grains arrivent sans doute à un état chimique qui les rend solubles dans le cytoplasma sous-articulaire et ils traversent par dialyse la mem. brane cellulaire.

La théorie des condensateurs lipoïdes de Gurwitch n’est pas soutenable.

L’urine proprement dite représente le mélange des deux produits glomérulaire et tubulaire, le premier dissolvant el entrainant le second dans les conduits de Bellini, qui ne sont que des conduits excréteurs ne prenant aucune part à la sécrétion urinaire,

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