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Le tube urinaire des mammifères est un appareil compliqué. Il est composé de divers segments bien différenciés dans leur fonction. Or, chacun d’eux, pris à part, ne peut être atteint par le physiologiste qui n'obtient de ses investigations que des ‘résultats globaux. D'où la nécessité de faire marcher parallè. lement l’expérimentation physiologique et l’observation histologique dans l'étude de la sécrétion du rein. Pour aucun autre organe, peut-être, les re-
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cherches histophysiologiques n’apparaissent comme plus indispensables. |
Nous présentons ici une revue d'ensemble de l’histophysiologie rénale. Nous critiquerons les résultats obtenus et nous essayerons d'établir, grâce aux données qui paraissent certaines, le mécanisme de la sécrétion urinaire. |
Si on admet que tout n’est pas dans l’observation et l'accumulation des faits, que la synthèse a sa place après l’analyse, peut-être voudra-t-on ne pas trouver inutile la tâche que nous nous sommes assignée.
L’histophysiologie de la sécrétion urinaire utilise, ou pourrait utiliser quatre méthodes d'investigation.
La première se propose de localiser dans le rein les divers produits de sécrétion par des réactions histochimiques. La seconde provoque des modifications expérimentales du fonctionnement ; diurèse, anurie, pour tâcher d'établir le mécanisme normal de la sécrétion urinaire. La troisième consiste à injecter des matières colorantes dans l’organisme, pour étudier ensuite leur élimination par le rein. Cette méthode admet que les matières colorantes se comportent dans le tube urinaire d’une manière analogue aux matériaux de l’urine. La quatrième méthode, qui n’a pas encore été utilisée, pourrait tirer ses conclusions de l’examen comparé de la constitution des urines et de la structure du rein dans la série animale. Nous discuteronsla valeur de ces méthodes et apprécierons les résultats qu’elles fournissent,
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La connaissance du mécanisme de la sécrétion
rénale intéresse en effet non seulement le physiologiste, mais encore le clinicien. Comment estimer d’une façon vraiment scientifique les processus de l'élimination des sels urinaires, le mode d’action des diurétiques, l'épreuve du bleu de méthylène si l’histophysiologie de la sécrétion rénale n'est pas éta- blie dans ses moindres détails.
A son établissement nous apportons la modeste contribution de notre critique.
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