ET HÉRITAGES QUI FURENT A FEU NICOLAS GUY
Philippus, Dei gratia Francoruin rex, notum facimus universis tani presentibus quam futuris nos ini'rascriptas vidisse litteras in hec verba. — A touz ceus qui ces let:res verront Ployebanch, garde de la prevosté de Paris, salut. Nous faisons assavoir que, par devant nous, vindrent personelment en jugement Balde Fin de Fughun et Jaque Pierre, procureur de noble homme monsieur Nicole Ciui, frère et hoir pour le tout de feu monsieur Mouche et Biche, Jadis chevaliers nostre seigneur le roy, aians povoir, par la vertu d'une procuracion ou instrument, si comme nous y veismes estre contenu, de vendra (sic), de despendra (sic), de aliéner et transporter en autrui main, si comme il verroient, ou l'un de els, que à fere seroit, des biens duJit monsieur Nicole, à lui venuz et descenduz. tant desdiz feus monsieur Mouche et Biche, pour cause de succession ou eschoire comme pour autre manière, afiirmerent et recognurent en droit, ou nom dudit monsieur Nicole et comme procureur d'icelui, et pour la vertu du povoir contenu en ladite procuration, avoir vendu, cessié, quittié, octroie et delessié et du tout en tout transporté heritablement^ par nom de pure et simple vente, et par la contrainte de honnorables hommes et sages mestre Jehan de Oreres, trésorier de Lizies, et monsieur Symon de Rambouillet, clers nostre sire le roy, establiz de par ledit nostre sire le rov à lever et esploitier les biens et les debtes de feus monsieur Mouche et Biche dessus nommez ou non du Roy, et pour lui à nobles personnes monsieur Henri le \'annier, chevalier, et à madame Agnès, sa famé, acha-
I. Ce document porte en marge : Confirmatio veiulicionis facte domino Henrico le Vannier et ejus uxori de quibuscumque redditibus et possessionibus qui fuerunt deffuncti Nicolay Guy.
tans pour els, pour leurs hoirs et pour ceus qui auront cause de els, c'est assavoir : le chastel, manoir et mesons de la ville de Ponmeure lez Foire Moustier en Brie, les terres gaignables, les vignes, les prez, les boys, les amoiz, les sanciz, les cens, les rentes, les avoinnes, les chapons, les droitures, les fiez, les arrefiez, et toutes les choses appartenans audit chastel et manoir, queles queles soient et comment queles puissent estre dites, nommées et appellées ; la rivière, la justice haute et basse, et tout ce que on puet devoir de la terre et du tié, en quelque chose que ce soit, tant pour raison de ferme comme pour autre chose, quele quele soit, soit pour raison de fié, soit pour cause de recelé, ou en autre manière, aveuc tout le droit, l'action, la seignorie, la propriété, la possession, la saisine que le devant dit monsieur Nicole Gui a, peut et doit avoir es choses dessusdites, sanz riens excepter ne retenir pour soy, pour ses hoirs, ni pour ceus qui de lui auront cause, à lui venuz et desconduz par la succession devant dite, pour le pris et la somme de sis cenz livres tournois, forz premier criées en vente qui plus y voudroit donner, selonc Tus et la coustume du pais, par Robert de Miaus, prevost de Colomiers, en qui jurisdiction et joustice les choses dessus dites sont, à la requeste et du commandement des diz trésoriers et monsieur Symon, si comme lesdiz procureurs disoient et le veismes estre contenu en unes lettres seelées, si comme il apparoit du seel dudit prevost, dequeles sis cenz livres tournois forez lesdiz procureurs, au non dessusdit, comme tournées par devers lesdiz tresourier et monsieur Symon, et converties en acquit et paiement des debtes que lesdiz feu monsieur Mouche et Biche dévoient à nostre sire le roy, dont li diz procureurs se tindront à bien paiez par devers nous, et en quittèrent ou non dessus diz les diz acheteurs, leurs hoirs et ceus qui auront cause de els, à l'excepcion des diz deniers non euz et non receuz des diz trésorier et monsieur Symon, et non tournez et convertiz en paiement et en acquit des dites debtes ; renoncèrent expressément du tout en tout et promisrent
par leurs loyaus creans et seremens que contra ceste vente, octroy, quictance, cession et transportement des choses dessus dites ne vendront venir ne feront par els ou par autre ou temps avenir, ainçois ladite vente garantiront aus diz achateurs et à ceus qui auront cause de els, comme procureurs du devant dit monseigneur Nicole, au propres cous et despens dudit monsieur Nicole ; et paierunt, comme procureurs, cous et domages, despens, depers et interés faiz et soustenus par défaut de garantie, jurez par le simple serement du porteur de ceste lettre, sanz autre preuve atraire. Et quant aus choses dessus dites tenir", garder et loiaument acomplir, li dit procureur et chascun de els, par la vertu et povoir de ladite procuracion, ont obligié et pour obligié delessié dès or en droit, perpetuelment, aus diz achateurs et à ceus qui auront cause de eus, touz les biens dudit monsieur Nicole Guy, muebles et nonmuebles, présent et avenir, où qu'il seront trouvez, et les souzmistront quant a ce à nostre jurisdiction et à toute autre. Et n'est mie l'entente des diz procureurs que els, pour cause des choses dessus dites, obligent en riens leurs biens ne les biens de leurs hoirs. En tesmoing de ce, nous avons mis en ces lettres le seel de la dite prevosté, l'an de grâce mil ccc et nues, le jeusdi avant pasques tlories. Cum igitur predicti Mouchetus et Bichius, fratres defuncti, milites quondam nostri, nobis ex certis causis essent et adhuc sint in magnis pecuniarum quantitatibus obligati, dictique Baldus et Jacobus, procuratorio nomine supradicto, voluerint et expresse consenserint quodpredicte sexcente libre turonenses ex predicta vendicione recepte nobis in diminucionem et acquitacionem predicti nostri debiti traderentur et assignarentur, eas gentes nostre receperint et habuerint ex causa predicta. Nos, vendicionem predictam et omnia alia suprascripta rata habe.ites et grata, ea volumus, laudamus, approbamus et tenore presentium confirmamus, nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Quod ut perpétue robur obtineat firmitatis presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum
Parisius, aiino Doniini niillesimo trecentesimo nono, mense martis.
(Archives Nationales, Trésor des chartes du Roi, JJ. 4^, n" 55).
Novembre 1359