SEIGNEURS DE CORBIER, DE SAINT-MARTIN-SEPERT
NOAILLES, MOXTROCHE, LOMBERT, LA BORDERIE, RABAUD ;
BARONS DE PONTARION.
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Armes : Écartelé : aux i et 4, d'azur, au besant d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules. Couronne : de comte. Devise : Miserere meî Deus. Supports : Deux Uor}s.
La famille de Corbier ou Corbiers est originaire du Limousin, où elle apparaît, dès le XI"^ siècle, avec les qualifications de chevalier et de damoiseau; elle doit son nom à la seigneurie de Corbier ', qu'elle a possédée depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution, ce qui est la marque la plus authentique d'une noblesse ancienne et ce qui prouve bien que tous les documents analysés dans cette notice se rapportent à la même famille.
La famille de Corbier a aussi possédé la baronnie de Pontarion, dans la Marche.
Elle a donné des religieux à Tabbaye d'Uzerche, un chanoine à la cathédrale de Limoges en 1890, des pages de la grande écurie, des gardes du corps du roi, un maréchal de camp des armées du roi, des chevaliers de Saint-Louis, des officiers distingués à l'armée, etc.
Elle a été maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction, en 1 599 et 1 669, par jugements souverains des intendants du roi en la généralité de Limoges, et plusieurs de ses membres ont porté à la cour, dans la seconde moitié du siècle dernier, les titres de comte, de baron et de chevalier.
Elle a contracté des alliances avec les meilleures familles du Limousin et des provinces voisines, et ses représentants figurent parmi les gentilshommes du Limousin et de la Marche, qui se réunirent, en 1789, pour nommer les députés de la noblesse de ces deux provinces aux Etats Généraux.
Sa filiation n'a pu être établie, d'une façon non interrompue, qu'à partir du XV'^ siècle, d'après ses archives de famille, les actes de l'état civil et les preuves de noblesse faites devant Louis-Pierre d'Hozier, par Claude de Corbier, en mai 1 747, pour la grande écurie. (Bibliothèque nationale. Cabinet des titres, vol. 282, et Carrés de d'Hozier, vol. 201.) Mais on trouve antérieurement de nombreux documents imprimés et manuscrits, qui donnent à cette famille une origine très ancienne. Ainsi :
1072. — Guy de Corbier fut témoin dans un acte de 1072, reçu par les moines de l'abbaye d'Uzerche = .
1073 à 1086. — Peu après, sous le règne de Philippe I^^ et pendant que Guy de Laron ou de Leron était évèque de Limoges, c'est-à dire de 1078 à 1086, le même Guy de Corbier donna et concéda, pour le salut de son àme, à l'abbaye de Saint-Pierre de Vigeois-\ la terre sur laquelle se
trouvaient l'église et le bourg de Corbier, ladite terre libre et franche des droits que le donateur avait sur elle, de telle sorte qu'il ne puisse à l'avenir y élever de maison qu'en vertu d'un consentement mutuel. Le jour de la bénédiction de l'église, il fit don, dans l'intérêt de sa descendance, à la même abbaye, de quatre deniers assignés sur la borderie du Lac4.
1140. — Vers I 140, du temps de l'abbé Adhémar de Bré, Gaucelin de Corbier assista à une donation faite au monastère de Vigeois par Guy Foucher. {Cartulaire de Vigeois.)
Le même Gaucelin de Corbier fit à l'abbaye d'Uzerche, pour le repos de son âme, une donation à laquelle furent présents Joseph et Géraiid, ses fils; Géraud de Mirabel était alors abbé d'Uzerche-'.
Sous le même abbé, Ermengarde de Montarconz, fille de Géraud de Montarconz et femme de Géraud de Corbier, fit don à l'abbaye d'Uzerche d'un alleu qu'elle possédait à Montarconz ''.
II 58. — En II 58, Guillaume de Corbier, moine de l'abbaye d'Uzerche, fut présent à une transaction faite par Géraud de Cher, évêque de Limoges, et dont les autres témoins furent Robert de Saint-Exupéry et Pierre de Malemort/. Il fut aussi témoin d'une donation faite à l'abbaye d'Uzerche par Elle de Vielchastanet et ses frères, entre les mains d'Etienne Arnac, moine de ladite abbaye'^.
1261. — En 1261, Guillaume de Corbier fit ratifier à l'officialité de Limoges la vente de la dot de sa femme, fille de Bernard de la Porcherie, chevalier, et la nouvelle assiette de cette dot. (Dom Villevieille, Trésor généalogique, manuscrit du Cabinet des titres.)
I 278. — Pons de Corbier, chevalier, est nommé parmi
les gentilshommes qui, le dimanche 3 juillet] après la fête de saint Pierre 1278, se rendirent caution du payement de la dot d'Aimerique de Lentilhac, mariée avec Guillaume Aimar, chevalier; cette dot, qui était de 9,000 sous bons cahorsins, avait été avancée par noble Jean Comte, bourgeois de Cahors, suivant la reconnaissance que lui en donna noble Bertrand de Lentilhac, père d'Aimerique, le samedi (i 1 juin), jour de la fête de saint Barnabe, apôtre, [278. [Registres des Actes de Pons d'André, notaire public au château de Capdenac. Laine, Archives de la noblesse de France, vol. VIII, article de Lentilhac, p. 12, et Nadaud, Nobiliaire du Limousin, vol. III, p. 5oo.)
1297. — Par lettres du ib"^ des calendes du mois d'août 1 297, on voit que messire Guillaume de Corbier, chevalier, donna à l'abbaye des Allois une rente annuelle de quatre setiers de seigle, assignée sur tous ses biens. [Archives de l'abbaye des Allois, a Limoges. Dom Villevieille, Trésor généalogique.)
1299. — En 1299, ^^ même Guillaume de Corbier, seigneur dudit lieu, fit donation à la chartreuse de Glandier d'un setier de blé à prendre sur la borderie de la Franchie. [Histoire de la chartreuse de Glandier par un religieux de la maison, Neuville-sous-Montreuil, 1886, in- 18, p. 42.) Les de Corbier, seigneurs dudit lieu et de Saint-Martin-Sepert, furent les premiers bienfaiteurs de cette abbaye, dont la fondation remonte à 121 7 ou 12 19. [Idem, p. 48.)
i38i. — En i38i, Jourdain de Coriher était capitaine de Vignols pour la cathédrale de Limoges. (Nadaud.)
1390. — Guy de Corbier, chanoine de l'église de Limoges, figure parmi les témoins d'un acte reçu dans le cloître de l'église de Limoges, le 19 novembre 1390, par Jacques
Corteyx, notaire de cette ville, et relatif à un don fait à l'église de Limoges par Aimery Chapt de Rastignac, évèque de cette ville. [Armoriai imprimé] de d'Hozier, registre III, p. 382.)
1409. — En 1409, Antoinette de Corbier, fille de Guy de Corbier, damoiseau, épousa Armand Izarn, damoiseau, co-seigneur de Fraissinet, fils d'Archambaud Izarn, damoiseau, seigneur de Fraissinet, et de Catherine de Pujols. (Saint-Allais, Nobiliaire universel, vol. VII, p. 386. "^
1 4 1 1 . — En 1 4 1 I , Guy de Corbier fit des offres d'hommage, avec plusieurs autres seigneurs voisins, au seigneur de Bré, représentant du roi. (Nadaud, III, p. 63 i.)
1421. — Vers la même époque, Isabelle de Corbier épousa Jean de David, fils de Pierre de David, damoiseau, et d'Agnès de Laage. Pierre de David, son beau-frère, fit un retrait lignager, le 28 avril 1421, en qualité de fondé de procuration de Marguerite Audière, sa femme, d'une maison sise à Solignac, acquise d'Isabelle de Corbier, veuve et héritière de Jean de David, mère de feu Guy de David et tante de Marguerite Audière. (Nadaud, II, p. 41 et 42.)
140. — Vers 141 5, Renaud de Corbier, seigneur de Corbier, épousa Jeanne de Lur, fille de Jean de Lur, i^'" du nom, damoiseau, co-seigneur de Fraissinet, né en i362, et de Marguerite du Breuil. De Courcelles, Histoire des Pairs de France, t. V, article de Lur-Saluces, p. i 2.]
1432. — Le 1 1 novembre 1432, le même Renaud de Corbier, seigneur dudit lieu, damoiseau, assista au contrat de mariage passé au lieu de Freyssinet, diocèse de Limoges, d'Hélis ou Ahélis de Lur, sa belle-sœur, fille de Jean
de Lur et de défunte Marguerite du Breuil, avec Fortanier ou Forton de Saint-Astier, i^"" du nom, damoiseau, seigneur des Bories, de Bernabé et autres lieux. (Saint-AUais, Nob. univ., vol. XVII, p. 74.)