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FILIATION

BRANCHE aînée [Éteinte]

I. Jean de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, dont les archives des Frères Prêcheurs de Limoges font mention, eut trois fils : \'^\Jean qui suit; 2° autre Jerin; "i^ Pierre.

II. Jean de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, épousa, en 1448, Catherine de Laute, fille de Guinot de Laute, du bourg de Lavighnac; il en eut :

III. Jean de Corbier, damoiseau, seigneur de Corbier, de Noailles et de Saint-Martin-Sepert^, fut présent, le 26 avril 1477, avec Jean de Lubersac, aussi damoiseau, seigneur du Verdier, au payement de la dot de 25o livres tournois, promise par Guy de Coux, damoiseau, seigneur du repaire du Châtenet, paroisse de Lubersac, à Agnès de Coux, damoiselle, de la paroisse de Belle-Chassagne, au diocèse de Limoges, et femme de noble Jean La Gâta, damoiseau '".

Il fut témoin dans un acte du 27 juillet 1498.

Le 6 octobre 1494, il rendit hommage à Jean de Pompadour, à cause de la seigneurie de Corbier, mouvante de la seigneurie de Bré ".

Il est qualifié de seigneur de Corbier et de Saint-Martin- Sepert dans un contrat de vente de quelques rentes sur le mas d'Espareilhac, paroisse de Saint- Martin-Sepert, du 20 juillet 1499.

Le II novembre i5o5, il donna une investiture dans laquelle il est qualifié de damoiseau, seigneur du lieu et repaire de la Galebertie, paroisse de Saint-Martin-Sepert.

Il avait épousé en secondes noces, par articles du i o mars 1477, reçus par Delaire et Lesailly, Antoinette de la Mothe, fille de noble Archambault de la Mothe, écuyer, seigneur de Peyroux, paroisse de Rougières en Bourbonnais.

Il est nommé dans le contrat de mariage de son fils qui suit :

IV. Antoine de Coreter, écuyer, seigneur de Corbier, de Saint-Martin-Sepert et de Noailles, transigea, le 1 2 septembre I 529, avec haut et puissant seigneur messire Antoine de Pompadour, chevalier, seigneur dudit lieu.

Le 27 avril i532, il fit une autre transaction pour raison de la dot d'Hélène de Badefol, sa femme, avec Gautier de Badefol, seigneur dudit lieu et de Peyroux, frère de ladite Hélène.

11 testa le 16 avril 1540.

Il avait épousé, par contrat du 19 août 1498, noble damoiselle Hélène de Badefol, fille de feu messire François de Badefol, et de noble damoiselle Marguerite de Pompadour, sa femme, dame de Badefol, et sœur de noble homme Gautier de Badefol, seigneur dudit lieu, sous la tutelle et le gouvernement de ladite dame Marguerite, sa mère, et en présence de messire Antoine de Pompadour, chevalier, seigneur de Laurière, maître Jacques de Pompadour, protonotaire du Saint-Siège, Jean de Pompadour, seigneur de Chàteau-Bouchet, proches parents de ladite Hélène, et noble et puissant homme Guillaume de Vars, écuyer, pa-

— lurent dudit Antoine de Corbier. [Archives de la vicomte de Kochechouart, carton i'^'', Mariages de Pompadour. Dom Villevieille, Trésor généalogique.)

Par son testament du 7 juillet de l'an 1 5o i , Marguerite de Pompadour, veuve de feu noble homme François de Badefol, écuyer, fît des legs à noble Hélène de Badefol, sa fille, femme de noble Antoine de Corbier. [Registre de Boneti, notaire, fol° 120. Archives du château de Badefol. Dom Villevieille, Trésor généalogique.)

De son mariage avec Hélène de Badefol, Antoine de Corbier laissa :

1° Gilles qui suit;

2° Gabrielle de Corbier, nommée dans le testament de son frère du 14 novembre i 544 ; elle épousa noble Guillaume Bardyn, seigneur du Ryvau, près de la Trémouille, en Poitou, qui, le 4 avril i545, donna quittance à noble homme Charles de Carbonnières, seigneur de Jayac, en Périgord, d'une somme de 5oo livres, montant des droits de ladite Gabrielle de Corbier, sa femme, sur la succession des père et mère de celle-ci; cette quittance reçue au bourg de Saint-Mariin-Sepert , par du Puy, notaire royal, en présence de Jean de Montagnac, prêtre, et de noble François Pragelier, seigneur de Rougières, paroisse de Janailhac, en Limousin.

V, Gilles de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, de Saint-Martin-Sepert et de Noailles, par acte passé devant du Puy, notaire, au bourg de Saint-Martin-Sepert, le 11 décembre 1548, reçut l'investiture à lui donnée par Léonard Champelaud de las Bordas, de plusieurs héritages que ce dernier avait acquis de divers particuliers et qui se trouvaient dans la mouvance dudit seigneur de Corbier.

Gilles de Corbier fît son testament le 14 novembre i 544, au repaire noble de Corbier, devant M"^ François du Puy, notaire royal du bourg de Saint-Ybard. Par ce testament,

il veut être inhumé au tombeau de ses parents défunts, dans réglise paroissiale de Saint-Martin-Sepert, devant le grand autel, selon l'état de sa personne; il veut que noble femme Julie de Carbonnières, sa femme, damoiselle de Corbier après son décès, soit maîtresse de tous ses biens, tant qu'elle demeurerait en viduité, sans reddition de compte; il lègue à François et autre François de Corbier, ses deux plus jeunes fils, à chacun la somme de 700 livres tournois, à Gabrielle, Marguerite et Jeanne de Corbier, ses filles, à chacune une somme pareille de 700 livres, à Gabrielle de Corbier, sa sœur, une somme de 10 livres tournois, et il institue son héritier universel noble homme Etienne de Corbier, son fils aîné.

Il avait épousé, par contrat du 8 février 1529, passé au château de Jayac, damoiselle Julie de Carbonnières, fille de noble Bertrand de Carbonnières, seigneur de Jayac et d'Archignac, en Périgord, et de damoiselle Françoise de Luçay. De ce mariage, vinrent :

1° Etienne qui suit;

2° François de Corbier, nommé dans le testament de son père du 14 novembre 1544; i! testa deux fois : le 9 juin 1587 et le 3 août i6o5; par ces testaments, il veut être inhumé avec ses parents défunts dans l'église paroissiale de Saint-Martin-Sepert, et institue pour héritier de tous ses biens Pierre de Corbier, son neveu, fils d'Etienne de Corbier et de Jeanne Plaisant de Bouchiac, et qui fut la tige des Corbier, seigneurs de Lombert; il avait eu de Narde de Lonzac deux enfants naturels : Jean et Catherine, auxquels il survécut ;

3° Autre François de Corbier, nommé dans le testament de son père du 14 novembre 1544;

40 Gabrielle de Corbier, nommée dans ledit testament ; elle fut mariée, le 20 novembre i565, avec noble Jean de la Tour, écuyer, fils de Fiacre de la Tour et de Marguerite de Geoffre, et qui, le même jour, par acte reçu par

de Charville, notaire royal d'Uzerchc, confessa avoii reçu d'Etienne de Corbier, son beau-frère, ce f|ue ce dernier avait constitué en dot à ladite Gabrielle de Corbier, sa sœur;

5" Marguerite de Corbier nommée dans le testament de son père du 14 novembre 1544, et qui fut la femme de Bertrand de Vivans, seigneur du Breuil et de Coussac ; de cette union vint : Jeanne de Vivans, qui épousa, par articles passés à Coussac, le 18 février 1590, et reconnus le 2 5 du même mois, Gabriel du Authier, écuyer, seigneur de la Bastide, fils de Jean du Autbier, écuyer, seigneur de la Bastide, et de Françoise de la Pomélie (Saint-Allais, Nobil. univ., vol. XIV, p. SSg);

6" Jeanne de Cûrbier aussi nommée dans le testament de son père.

VI. Etienne de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, de Saint-Martin-Sepert et de Noailles, testa deux fois. Par son premier testament, du 20 octobre i 582, fait en son château de Corbier, il veut être enseveli dans l'église paroissiale de Saint-Martin-Sepert, au tombeau de ses prédécesseurs, et nomme pour tuteurs de ses enfants François de Corbier, son frère, François Plaisant, seigneur de Bouchiac, Geoffroy Plaisant, écuyer, seigneur du Bigardel, et Gautier de Carbonnières, écuyer, seigneur de Jayac. Par son second testament, du i^'' mars 1587, il lègue, entre autres choses, à damoiselle Jeanne Plaisant de Bouchiac, sa femme, sa métairie de la Guilhie, ainsi que les cens et rentes qu'il possédait au village de Las Bordas. Parmi les témoins de ce second testament reçu par Jean Raffard, notaire de Saint-Ybard, l'on remarque Jean de Vars, écuyer, seigneur de la Boissière, paroisse de Saint- Martin-Sepert, panetier ordinaire du roi.

Etienne de Corbier s'était allié, par articles passés au château du Puy-Mali, paroisse de Benayes, en Limousin, le 7 juillet 1 558, avec damoiselle Jeanne Plaisant de Bou-

CHiAC, fille de noble Plaisant de Bouchiac, seio-neur dudit lieu et du Puy-Mali, et de damoiselle Marguerite de Peyrusse; il avait été autorisé à ce mariage par son oncle maternel et curateur, noble Gautier de Carbonnières de Jayac, grand vicaire de Monseigneur de Tulle. De cette union naquirent :

1° Françoise de Corbier, qui figure dans le testament de son père du i^r mars ibS-j poui' un legs de mille écus, payables lorsqu'elle se marierait;

2° Louis qui suit ;

3° Pierre de Corbier nommé dans ledit testament de son père, et qui fut l'héritier de son oncle François de Corbier, fils de Gilles de Corbier et de Julie de Carbonnières ; il est l'auteur de la branche cadette des Corbier, seigneurs de Lombert, qui viendra après son aînée ;

4° Gautier de Corbier qui justifia de sa noblesse le 23 mars

VII. Louis de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, de Saint-Martin-Sepert et de Noailles, reçut, le 12 février 1591, de divers particuliers, une reconnaissance féodale pour un héritage qui relevait de toute ancienneté du domaine de Corbier.

Il épousa, par articles accordés au château du Verdier, le 17 mars 1392, damoiselle Suzanne Grain de Saint- Marsault, fille de noble Antoine Grain de Saint-Marsault, seigneur du Verdier, de Courson, de Chaleys et de la Chabasserie, et de Catherine de Pierrebuffierre, et sœur de Charles Grain de Saint-Marsault, vicomte du Verdier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Parmi les témoins de ce mariage figure Bertrand de Vivans, seigneur du Breuil et de Coussac, alors veuf de Marguerite de Corbier, grand'tante de l'épouse.

Suzanne Grain de Saint-Marsault était veuve, le 2 5 mars 1599, lorsque, comme tutrice d'Antoine de Corbier, son

fils, et pour Pierre et Gautier de Corbier, oncles dudit Antoine de Corbier, elle justifia de leur noblesse en présentant des titres remontant à 1494 à Martial Benoist, seigneur du Mas, de Lage et de Compreignac, trésorier général de France en la généralité de Limoges et l'un des commissaires députés par le roi pour le régalement des tailles et la réformation des abus commis en ladite généralité.

Louis de Corbier fut tué, en 1597, dans un duel avec Léonard de la Baume, seigneur de Masfargeix, en Limousin (Laine, Arch. de la Nobl., article Grain de Saint- Marsault, p. 33] ; il avait eu de son mariage avec Suzanne Grain de Saint-Marsault :

lO Antoine, qui suit;

2° Anne de Corbier qui, le 8 août 1620, fit un accord, au sujet de la succession de son père, avec sa mère et Antoine de Corbier son frère; elle paraît avoir épousé, par contrat du 27 février 1627, Pierre des Courcilles, seigneur de la Salle {Nadaud, t. II, p. i3);

S° Peyronne de Corbier dont le contrat de mariage avec Jean de Maulmont, seigneur de la Ribeyrie, fut reçu, le 20 mars 1622, par Gorse, et résilié, du consentement des parties, le 26 avril suivant, par acte signé Mon tagnac jeune.

Vin. Antoine de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier, de Saint-Martin-Sepert '- et de la Rochette, paroisse de Pandrignes, né en 1594, fit un accord, le 8 août 1620, avec Suzanne Grain de Saint-Marsault au sujet de la succession de Louis de Corbier, son père, suivant acte passé au château de Saint-Martin-Sepert et signé par J. Montagnac jeune, notaire. Il fit son testament au château ou repaire de Corbier, le 3i octobre 1664. Il mourut le i i novembre de la même année, comme on le voit par le registre paroissial de Lubersac, et fut inhumé dans l'église de Corbier; il était âgé de quatre-vingts ans.

Il avait épousé, par contrat reçu au château de la Ro-

chette, par du Boys, notaire royal à Saint-Martial, près Gimel, le 12 septembre 161 9, damoiselle Kenêe de la RocHETTE, fille de défunt noble François de la Rochette, seigneur dudit lieu, et de damoiselle Suzanne de Gibanel, présente.

Il eut de ce mariage :

1° Claude de Corbier, seigneur de la Rochette, qui épousa, le 17 février 1634, Suzanne Grain de Saint- Mar- SAULT, damoiselle du Verdier, fille de haut et puissant seigneur messire Antoine Grain de Saint-Marsault, chevalier, comte du Verdier, de Tudoy et de Courson, et de Gasparde d'Ussel de Châteauverd ; il en eut deux filles : Jeanne et Louise de Corbier; il ne vivait plus le 3i octobre 1664, date du testament de son père.

Suzanne Grain de Saint-Marsault transigea, le ^3 juillet 166 5, avec Jean-Martial et Pierre de Corbier, ses beaux-frères. Le 4 janvier 1667, elle adressa à Henry d'Aguesseau, commissaire du roi pour la vérification des titres de noblesse dans la généralité de Limoges, une supplique justificative de la noblesse de Claude de Corbier, son mari défunt. Elle se remaria, par contrat passé dans sa maison et devant Guytard, notaire à Limoges, le i*'"' février 1667, avec Marc-Antoine de Petiot, seigneur de Gain et de la Motte, conseiller du roi, assesseur civil et criminel en la maréchaussée et siège présidial de Limoges, fils de Jacques de Petiot, seigneur de la Gouttelard et de Ventoux, conseiller du roi, juge royal civil et criminel de Limoges, et de Françoise de Constant'5. Le même contrat unit Jeanne de Corbier, fille dudit Claude de Corbier et de ladite Suzanne Grain de Saint-Marsault, à Léonard de Petiot, seigneur de la Mailhartre, frère dudit Marc-Antoine de Petiot. Les témoins de ce double contrat furent : damoiselle Françoise Chapelan, sœur de Jacques Hugon, écuyer, seigneur des Farges, Joseph de Roulhac , avocat en la cour et seigneur de Thias, et M« Jean Gayon, procureur au siège présidial de Limoges ;

2° Jean-Martial qui continue la descendance;

30 Pierre de Corbier, seigneur de Montroche, nommé dans le testament de son père, du 3i octobre 1664; il mourut à la Malonie, paroisse de Saint-Pardoux,et fut inhume à Corbier, le 20 juin 1681 ou 1691.

IX. Jean-Martial de Corbier, écuyer, seigneur du repaire de Corbier, né en 1629, mourut en 1709, à l'âge de quatre-vingts ans. Le 28 janvier 1 669, avec Anne de Brandy, veuve de Philibert de Corbier, vivant écuyer, seigneur de Lombert, et Suzanne Grain de Saint-Marsault, veuve de Claude de Corbier, sur titres produits et remontant à Antoine de Corbier, qui forme le quatrième degré de cette généalogie, il avait été déclaré noble et exempté des tailles, par jugement souverain d'Henry d'Aguesseau, commissaire du roi pour la vérification des titres de noblesse dans la généralité de Limoges. Il fit son testament le 8 novembre i 709, au lieu noble de Corbier, devant Jean Gautier, notaire. Il s'était allié, par contrat passé au lieu de Ladinhac, devant François Sourryes, notaire royal, le 10 avril 1676, à damoiselle Jeanne de Farge, fille de M^ Martial de Farge, juge de Saint-Avit, sieur de Ragaud, et de damoiselle Antoinette du Val. Leurs enfants furent :

1° Etienne qui suit ;

2° François de Corbier, seigneur de la Malonie, mentionné dans le testament de son père ; il épousa Antoinette Pasquet de Savignac, dont il eut :

A. Henri de Corbier, seigneur de Fontblanche, marié, le 17 octobre 1741, avec Anne de Brandy, fille de feu Jacques de Brandy, seigneur de Landrerie, et de Marcelle Lançade. du bourg de Saint-Pardoux-l'Enfantier.

3° Léonard de Corbier, seigneur de la Chassagne, légataire do son père dans le testament de celui-ci, et qui mourut en 1698, h l'âge de trente-cinq ans;

4" Marie-Anne de Corbier, damoiselle de la Malonie, légataire aussi de son père dans ledit testament ;

5° Jacques de Corbier, mort en bas âge.

X, Etienne de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier et du Mas, né en 1676, transigea, le 25 décembre 1723, par acte passé au château de Corbier et reçu par Mazière, notaire, avec noble messire François de Corbier, seigneur de la Malonie, son frère, au sujet d'une donation faite à ce dernier par damoiselle Jeanne de Farge, leur mère. Le 27 décembre 1727, par acte passé au lieu de Corbier et reçu par ledit Mazière, notaire, il donna à bail à Jean Lachaud, laboureur, habitant du village de l'Esguille, paroisse de Saint-Martin, un domaine situé dans ledit village et d'autres héritages. Il mourut au château noble de Corbier, le 20 septembre 1774, âgé d'environ quatre-vingtdix-huit ans, et veuf de damoiselle Marie-Thérèse de Chas- TAGNAC, fille de Jean de Chastagnac, écuyer, seigneur du Mas-de-Roche, et de damoiselle Paule Joubert de Nantiat, habitante du château de Junet, paroisse de Royère, en Limousin, qu'il avait épousée par articles sous seings privés, reçus audit château, devant Thouron, notaire royal, le 12 juin 1712; elle décéda le 18 avril 1771. Il eut de ce mariage treize enfants, savoir :

1° François de Corbier, baptisé le 7 octobre 171 3;

2° Marie-Anne de Corbier, baptisée le 9 janvier 17 16, et mariée, le 8 septembre 17 39, à Charles d'Amarzit, de la

paroisse de Saint-Cyprien ;

3° Henriette de CoRBiER, baptisée le i3 avril 1717 et mariée, le 21 juin 1740, avec François de Brandy, fils de Jean- Jacques de Brandy, seigneur de Landrerie, et de Marcelle Lançade ;

40 Jean-Michel qui suit ;

'!)° Louis de Corbier, baptisé le jo avril 1721, chevalier, capitaine au régiment Rose-infanterie; on a lieu de supposer cjue c'est lui cjui, étant au régiment de Tourainc, fut blessé à la bataille de Menden (Voir l'Impôt du sang ou la Noblesse de France sur les champs de bataille^ de J. -François d'Hozier , publié par Louis Paris, in-S" 1874); il est inscrit comme représentant de la noblesse avec son frère aîné Jean-Michel de Corbier et il est C|uaiifié ancien capitaine au régiment de Dauphiné-infanterie dans le procèî-verbal de l'assemblée générale des trois ordres des sénéchaussées de Limoges et de Saint-Yrieix réunis pour l'élection des députés aux Etats Généraux, le 16 mars i 78g. (Archives nationales, B III 73.)Eni79i, il jouissait d'une pension de 354 l'^res sur le Trésor royal, comme capitaine réformé du régiment de Dauphiné, pour ses services et sa retraite. [Etat des pensions sur le Trésor royal, Paris, 1791 1 vol. III, p. 199.)

6° Madeleine de Corbifr, née le 22 juillet 1725;

7° François de Corbier, né le 6 juin 1 727 ;

8° Claude de Corbier, né le 8 septembre 1 729 et baptisé le i i , fit des preuves de noblesse, le 8 mai 1747, devant Louis- Pierre d'Hozier, juge général d'armes et grand généalogiste de France, pour être élevé page dans la grande écurie du roi, sous le commandement du prince Charles de Lorraine, grand écujer de France; il y fut admis et partit, en 1750, comme enseigne dans les troupes envoyées par le roi en Amérique. (Cabinet des Titres, vol. 282 ; Carrés de d'Hozier^ vol. 201 ; Archives nationales, registre 0',957,f°ii7.)

9° Autre Henriette de Corbier, baptisée le 8 mars 1733 ;

10° Joseph de Corbier, né le 2 3 septembre 1735 ;

11°, 12° et i3o Marie-Anne, Gilbert-Marin et Henri de Corbier, morts tous trois en bas âge.

XI. Jean-Michel de Corbier, écuyer, seigneur de Corbier et autres places, baron de Pontarion '•^, fut baptisé à Corbier (comme ses frères et sœurs ci-dessus nommés) le i5 février 1720; son parrain fut : noble Michel de Joussineau, seigneur de la Valade; sa marraine : noble dame de

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Coux. Il est qualifié d'écuyer, chevalier, haut et puissant seigneur, baron de Pontarion, seigneur de Corbier, dans un acte reçu au château de Corbier, le 4 novembre 1776, et relatif à un obit de 5 livres, institué par Jeanne de Farge, sa grand'mère, dans l'église de Corbier, et en vertu duquel douze messes devaient être célébrées chaque année pour le repos de l'àme de ladite Jeanne de Farge.

Le 4 février 1791, il présenta aux administrateurs du district de Bourganeuf, pour le Directoire, un mémoire actuellement conservé aux Archives de la Creuse sous la cote E. i56, et dans lequel se trouvent énumérés les droits féodaux qu'il possédait sur Pontarion et les villages voisins. Il était du nombre des gentilshommes de l'assemblée générale des trois ordres de la sénéchaussée de la Haute-Marche, qui se réunirent à Guéret, le 1 6 mars 1 789, pour nommer des députés aux Etats Généraux. Archives nationales, Bill 68.)

Il décéda le 8 juillet i8o5. Il avait épousé, par contrat passé au château noble de Pontarion en Poitou, le 8 mars 1743, devant Rouchon et Dumasneuf, qui en retint la minute, damoiselle Marie de Chastagnac, sa cousine, fille et unique héritière de messire Jean de Chastagnac, écuyer, seigneur de Neuvy et baron de Pontarion, et de dame Jeanne Croisiers, et petite-fille de Charles-Joseph de Chastagnac, grand prévôt de la maréchaussée du Limousin; la bénédiction nuptiale leur fut donnée le 10 mai 1743. Leurs enfants furent :

1° Jean qui suit ;

2° Marie-Anne de Corbier 'i, née le 6 septembre 174^, mariée à Lubersac , le 4 juin 1764, avec Charles-Roch, marquis de Coux, seigneur du Châtenet, La Penchenerie, Pujmaud et autres lieux, fils de feu François de Coux et de Marguerite Moulinier du Puymaud, habitant le château du Châtenet, paroisse de Lubersac.

XII. Jean de Corbier, écuyer, baron et seigneur de Corbier et de Pontarion, baptisé à Corbier le 6 janvier 1744, fut successivement cornette au régiment royal de cavalerie, le 3o avril 1762; major de royal-Lorraine, le 10 mai 1782; chevalier de Saint-Louis en 1782; page du roi Louis XVI, le 7 juin i 789. Il émigra en 1 792, il était alors lieutenant-colonel; il servit dans l'armée de Condé et rentra en France en 181 4; il était maréchal de camp des armées du roi, lorsqu'il mourut en son château de Pontarion, le 5 novembre 1821, à l'âge de soixante-dix-huit ans.

Il avait épousé, en i 783, en la paroisse de Saint-Amand de Toul, dame Jeanne-Marie de Baillivy, dame vouée de Toul et de Dangermain en partie, fille majeure de feu haut et puissant seigneur messire François-Léopold de Baillivy, chevalier, seigneur de Valleroy, Madecourt et Agecourt, et de dame Barbier de Moutarde, veuve de haut et puissant seigneur messire François Labbé, comte de Coussé, chevalier, baron de Besonvaux, lequel était fils du comte de Coussé, ministre et secrétaire d'Etat des ducs de Lorraine. Marie de Baillivy décéda, le 21 mars i835, au château de Pontarion, à Fâge de quatre-vingts ans; elle avait eu de son mariage avec Jean de Corbier :

1° Marie-Françoise de Corbier, née le 4 février 1784, et mariée, le 18 juillet 1821, à Pontarion, avec Jean-Baptiste de Villemoune, lieutenant de cavalerie, fils de Jacques-Philippe de Villemoune et de Thérèse-Julie Bonnet de Saint-Priest. Elle décéda à Paris après son mari, mort en son domaine du Gresol, commune du Grand-Bourg (Creuseï, le 9 avril 1845 ;

2° Marie-Michel-Jean-Joseph qui suit;

3° Henriette de Corbier, décédée au château de Pontarion, le 4 septembre 1 ygS ;

i\° Marie-Suzanne de CoRBlER, décédée audit ihàteau, le io avril 1790, à l'âge de 8 mois;

b° Louise-Lcopolde-Dorothce de Corbier, née le i3 février lygi et baptisée le 12 juin suivant; elle eut pour parrain : Louis de Corbier de l'Epinas, chevalier, capitaine au régiment Rose-infanterie, son grand-oncle, et pour marraine : Jeanne-Dorothée de Baillivy, épouse de N... de Maslartic, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi de la place de Nancv, absente mais représentée par Henriette de Corbier, sœur de l'enfant, du château de Pontarion.

XIII. Marie-Michel-Jean-Joseph de Corbier, écuyer, baron de Corbier et de Pontarion, né à Toul le 18 mai i 785, eut pour parrain : Michel de Corbier, baron de Pontarion, son aïeul paternel, et pour marraine : damoiselle Jeanne de Beaucavillier, dame d'Andilly, sa cousine issue de germains. Il entra dans l'administration des Domaines ; il était vérificateur des Domaines à Toul, truand il mourut, le 9 avril 1825, à peine âgé de quarante ans ; après son décès un inventaire de sa succession fut dressé au mois d'avril 1825 par M^ Cordier, notaire à Toul. Il avait épousé, par contrat reçu parle même notaire, le 18 février 181 1, Marie- Rose -Charlotte GuGGER de Standach, fille de François Gugger de Standach, capitaine au régiment de la Tour d'Auvergne, et de défunte Marie-Thérèse La Croix: elle était née le 18 septembre 1790, et mourut à Toul le 14 avril i856; de cette union ne vint que le fils qui suit.

XIV. Marie- Jean-Gustave-Léopold de Corbier, baron de Corbier et de Pontarion, né le 8 décembre 181 2, décéda à Toul, le 8 janvier 1826, à quatorze ans; en lui s'est éteinte la branche aînée de la famille de Corbier.

BRANCHE CADETTE

— SEIGNEURS DE LOMBERT —

[Éteinte]

VII. Pierre de Corbier, écuyer, seigneur de Lombert et de Sigouleix, paroisse de Saint-Pardoux, deuxième fils d'Etienne de Corbier et de Jeanne Plaisant de Bouchiac, épousa Jacquette de Jovion ou de Jouvion, damoiselle de Brouilles, fille de noble Jean de Jouvion, seigneur de Leychoisier, archer en la compagnie de 3o lances du duc de Mortemart, le 19 mars 1574, et de Madeleine de Lavaud, demoiselle de Drouilles. Au sujet de la dot constituée a l'épouse, deux transactions eurent lieu entre les père et mère de cette dernière et Pierre de Corbier; la première au lieu noble de Drouilles, le 1 5 mai 1 6 1 2 , et reçue par Ruaud, notaire; la seconde en la ville de Bellac, le 29 novembre 1629, reçue par Charron, notaire.

Pierre de Corbier fit son testament, suivant acte passé en la maison noble de Lombert, le 5 mai 1 684, signé Depis, et par lequel il fait des legs à Philibert, Jean, autre Jean, François, Léonard, autre François, ses enfants, et institue pour son héritière Jacquette de Jouvion, sa femme. Celleci, étant veuve, fit, le 14 mai 1664 et le 7 septembre 1676, des testaments reçus par du Bets, notaire, qu'elle rétracta le 8 janvier 1678; elle mourut à Lombert, âgée de cent ans, le 9 avril 1680, et fut inhumée à Saint-Martin-Sepert. De son mariage avec Pierre de Corbier elle avait eu :

1° Philibert qui suit;

2° et 30 Guy et Jean de Corbier, morts en bas âge et inhumés à Saint-Martin-Sc])crt, l'un en i653, l'autre en 1659;

4* Autre Jean, qui a formé le premier rameau des seigneurs de Lombert (^seigneurs de la Borderie), rapporté ciaprès ;

5" Léonard de Corbier, seigneur de Maury, mort âgé de cinquante ans et inhumé le 20 janvier 1676, dans l'église de Saint-Martin-Sepert ; il avait épousé Isabeau de Bcaune de Landerie, fille de Jeanne du Chalard, et qui se remaria, le 21 octobre i6yy, à Guy de Bourdeilles, écuyer, seigneur de la Salle, du bourg de Saint-Lazare, en Périgord ;

6° Madeleine de Corbier, mariée, sans l'approbation de sa mère, avec Guy Brachet, seigneur de la Coste, notaire royal ;

70 Antoine de Corbier, seigneur de Nilhac, mort en bas âge ;

80 Marie de Corbier, inhumée à Saint-Martin-Sepert, le 20 mai 1664; elle avait été mariée : 1° le 8 janvier 1641, avec Jean de Frangnie, seigneur de Lage, fils de François de Frangnie, seigneur de la Boissière, et d'Anne de Mazelle ; 2° avec Pierre Bordas, seigneur de Peybrot, paroisse de Lubersac ;

9° Catherine de Corbier, décédée à quarante-cinq ans, le 10 novembre 1698, après avoir fait son testament, le 12 décembre 1676 ; elle avait été unie, le 19 juin 1676, avec Guillaume de Jousselin, écuyer, seigneur de Peyrat, paroisse de Lubersac, et qui mourut le 11 février 1704: elle en eut neuf enfants. (Nadaud, II, p. 461 .)

VIII. Philibert de Corbier, écuyer, seigneur de Lombert, fit son testament au repaire noble de Lombert, le 29 mai i65o, suivant acte reçu par du Bets ; il testa une seconde fois, le 9 mai i655, et fut inhumé à Saint-Martin- Sepert. Il avait épousé, par contrat reçu par Bigorie, le 16 novembre 1644, Anne de Brandy, fille de Jean de Brandy, avocat et juge de la baronnie de Bré. Cette dernière, étant veuve, obtint à Limoges, le 28 janvier 1669, d'Henry d'Aguesseau, commissaire député par le roi pour la vérification des titres de noblesse dans la généralité de

Limoges, un jugement par lequel il apparaissait, après vérification des pièces produites, qu' « Antoine de Corbier, trisaïeul diidit feu Philibert, avait pris la qualité d'écuyer, que tant lui que ses descendants en avaient joui paisiblement, et que par suite (ledit intendant) ne pouvait empêcher que ladite Anne de Brandy, veuve de Corbier, fût niaintenue en la possession et jouissance de ses titres de noblesse » .

Anne de Brandy avait eu de son mariage avec Philibert de Corbier :

1° Jeanne de Corbier;

2° Autre Jeanne de Corbier, née le 2y décembre i653;

3° et 4«> Anne et Jeanne de Corbier, cette deinière morte en bas âge ;

5° Bertrand qui suit.

IX. Bertrand de Corbier, écuyer, seigneur de Lombert, fut tenu sur les fonts baptismaux de l'église paroissiale de Saint-Pardoux-l'Enfantier, le 5 août i658, par Bertrand de Brandy, sieur de Landrerie, fils de Jean de Brandy, juge de Bré, et par Jeanne de Fraigne, femme de noble Jean de Corbier, écuyer, seigneur de la Borderie. Il fît son testament à Lombert, devant Chamoullaud, notaire, le 23 juin 1697. 11 s'était allié, par contrat du 26 juillet 1681, passé au bourg de Lubersac et reçu par Berthon, notaire, en présence de Raymond de Brandy, seigneur delaChanconnie, à Françoise d'EsPEYRUT, veuve de François Duiïaure, et fille de Paul d^Espeyrut, écuyer, seigneur de la Chatonnie, et de damoiselle Valérie Dalmays.

De ce mariage vinrent :

i" Jacques de Corbier, né le 4 mai 1682 ; 2° Kaymond qui suit.

X. Raymond de Corbier, écuyer, seigneur de Lombert, épousa Jeanne du Authier de la Bastide, fille de feu Jean du Authier, écuyer, seigneur de la Bastide, qui servait, en 1674, dans l'armée d'Allemagne, sous le commandement de Turenne, suivant le certificat que lui délivra ce grand capitaine, le 4 novembre de cette année, et de demoiselle Isabeau du Garreau, sa veuve, demeurant au château de la Brugère, paroisse de Quinsac en Limousin, où le contrat fut passé, le 28 mars 1707, devant Queyroullet, notaire.

Raymond de Corbier décéda à Lombert, le 8 décembre 1748, dans sa soixante-dixième année environ; sa femme était morte à cinquante-cinq ans, et fut inhumée dans l'église de Saint-Martin-Sepert, le 10 novembre 1731.

Ils eurent pour enfants :

1' Louis qui suit ;

2° Jean, qui a donné naissance 'au deuxième rameau des seigneurs de Lombert (seigneurs de Rabaud), qu'on trouvera plus loin.

XI. Louis de Corbier, écuyer, seigneur de Lombert et de la Borie, né en 1709, épousa, le 4 août 1733, en l'église de Masseret, Jeanne de Frégefond, fille d'Etienne de Frégefond et d'Angélique de Labadye, dont il eut :

1" Angélique de Corbier, née le 20 avril 1784 ;

2° Jeanne de Corbier, morte en bas âge, le 7 juillet lySi, et inhumée à Saint-Martin-Sepert;

30 Claudine de Corbier, morte en bas âge;

4° Jean qui suit;

5° Marie de Corbier, née le 1 7 mai 1 749 ;

6° et 7° Angélique et Claudine, nées le 10 décembre 1750; la première mourut à l'âge de trois ans.

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