SCENE m JEAN, EDOUARD
ÉDOL ARi>, entre lentement de gauche et descend au milieu. Il est pâle, marche avec peine. Apercevant Jean, il salue.
JEAN
Monsieur.
KDOUARi), s'inclinanl.
Vicomte Edouard de Ghambrun.
JEAN, salue de la lêle.
Ah ! Et moi, Jean Halbrand. Excusez-moi de demeurer étendu en votre présence, monsieur le Vicomte, mais je suis vraiment épuisé.
EDOUARD, faisant mine de s'éloigner.
Si je savais devoir vous incommoder le moins du monde, je me retirerais.
JEAN
N'en faites rien, Monsieur. {Avec un sourire navrant.) Je suis pour si peu de temps encore sur la terre que j'aurais mauvaise grâce à me plaindre de quelqu'un.
EDOUARD
Vous me paraissez exagérer beaucoup la gravité de votre mal.
JEAN
Oh! non, Monsieur. D'abord, je me rends bien compte de l'état dans lequel je me trouve... et puis, si je pouvais encore me faire des illusions...
Eh bien ?
JEAN
Il est inutile que j'en dise davantage. Sachez seulement que j'ai la certitude absolue de ne pas voir tomber toutes les feuilles de ces arbres.