‹ L'holocausteChapitre 39 sur 69 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

.IKAN.

L'intérêt d'un tiers est en jeu.

KDOUARI».

En ce cas, je vous donne ma parole de gentilhomme que je saurai garder le secret.

JEAN

Tout à l'heure, à l'instant où j'allais m'assoupir, j'ai entendu les infirmiers parler de moi.

ÉKOUARi», tressaillant.

Ah !

JEAN

J'ai leint de doiniir pour surprendre leur conversation. C'était mal et je m'en accuse, mais je voulais savoir.

ÉDOUAIU).

Et les infirmiers ont dit... ?

JEAN, faiblement.

Que pour moi c'était la fin.

ÉDOUARI».

Est-il possible?

JEAN

L'un d'eux a même affirmé que M. le docteur Duchesne m'en donnait pour une semaine.

EDOUARD

Une semaine !

68 l'holoca^uste.

JEAN

Oui. Oh! il était sûr de son fait. {Avec un sourire triste.) Il paraît qu'il a beaucoup l'habitude des malades dans mon genre, cet infirmier.

EDOUARD, entre ses dents.

Quelle pensée folle !

JEAN

Vous dites?

EDOUARD, se ressaisissant.

Évidemment... c'est fou. Voyons, à votre âge.

JEAN

Je connais mon mal, Monsieur, il frappe surtout la jeunesse.

EDOUARD, rêveur.

Vous êtes de la contrée?

JEAN

Je suis né à vingt kilomètres de Chambrun.

EDOUARD

Et vos parents habitent... ?

JEAN

Le bourg où je suis né. Pourquoi ?

EDOUARD, évasif.

Gomme cela, votre père est très gêné, m'avez-vous dit?

JEAN, sombre.

Très, très.

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