‹ L'holocausteChapitre 4 sur 69 · SCENE premif:re · texte numérisé non relu

SCENE premif:re

CHAMBRUN, ÏVON

cHAMBurN, rêveur.

11 t'airne, dit le roi, pourtant il est ton fils.

YVON, surpris.

A qui monsieur le Comte parle-t-il ?

LHOLOCAUSTE.

CHAJIltHUN.

A personne. C'est un vers de Victor Hugo qui me revient ù la mémoire. {Souriant tristement.) Tu ne connais pas Victor Hugo, toi, mon vieil Yvon ?

YVON

C'est tout de même un nom qui m'est pas inconnu. {Un temps.) Alors il y avait comme ça un roi...?

CIIAMBUUN.

Il y avait comme ça un roi de Perse, dont le fils attendait l'héritage et qui avait peur de ce fils.

YVON

Oui, c'est des choses qui se voient encore.

CHAMBRUN

Aussi ce roi était-il convaincu que tous les enfants devaient ressembler au sien...

Il avait grand tort, car, sans être savant, on sait bien qu'il y a pas au monde deux hommes coupés sur le même patron.

CHAMBRUN

Bref, ce roi fut très étonné de voir un lils qui aimât son père, et il le dit à ce père.

YVON

J'ai bien compris, merci monsieur le Comte. Et maintenant... sauf respect... c'est-y que vous auriez des raisons particulières de penser à la chose de ce roi?

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