‹ L'holocausteChapitre 5 sur 69 · CII.VMliRUN · texte numérisé non relu

CII.VMliRUN

Moi.

v\oN, avec douceur.

Oh ! monsieur le Comte. (// se rassied lentement.) Pouvez -vous penser une chose pareille ?

( IIAM15RUN.

La preuve.

YVON

Mais, M. Edouard n'a jamais dit qu'il ne vous aimait point.

CHAMURUN.

Inutile de chercher à me donner le change, Yvon. Je sais ce que je sais. (// se lève. Yvon veut Vimiterj mais Chambrun Varrèle d'un geste.) Reste assis.

WON, protestant.

Devant vous... Oh !

CHAMBRUN

Reste assis, mou vieil Y'von. Si, dédaignant tout protocole, je t'ouvre mon cœur à toi qui me connais depuis ma naissance, ce n'est pas pour te traiter en domestique, mais bien, au contraire, en ami.

YVON

Oh!

ciiÂMBRUN, passant /i« 2.

En ami.

YVON, slnclinaiiL

Trop honoré^ monsieur le Comte.

GHAMBRUN.

Mon fils Edouard ne m'aime pas. {Mouvement cl Yuan.) Il ne m'aime pas et le prouve chaque jour. Œn se promenant, tes mains derrière te dos, il passe devant Yvon et gagne le numéro 7, à Vextrême gauche.) Ses prodigalités, ses folies ont fortement ébréché ma fortune. Ses inconséquences, je dirai presque ses... malpropretés ont fait de nombreux vides dans le groupe de mes amis.

YVON, hochant la tcle.

Ça, il faut le reconnaître.

CHAMBRUN

Hier encore, n'est-il pas venu exiger de moi, sur un ton menaçant, la bagatelle de cinquante mille francs.

YVON

Cinquante mille francs î

CHAMBRUN

Oui. Je les lui ai refusés.

YVON

Ça se comprend, monsieur le Comte.

CHAMBRUN, rcvcnont à la table.

Et pourtant... (// lire de la poche intérieure de sa

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