‹ L'holocausteChapitre 57 sur 69 · ACTE 111, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE III

i-K itoMiiSTHjL'i;, rrpai'ciissdnl, tv^ 1.

Monsieur l'abbé. (Ccsaire entre el salue, iv* "2. Le Juge se soulève sur son fauteuil, le commissaire s'incline, w 3.)

LK coMMissAiiŒ, (ï Paslorcl.

Messieurs, je vous laisse.

l'A.STOUtL.

Vous reviendrez dans un moment, n'est-ce pas ? J'aurai besoin de vous.

LK COMMISSAIRE

Je reviendrai. (// salue et sort suivi du domestique.)

SCt:NE III CKSAIRE, PASTOREL

l'ASTouKL, indiquant le fauteuil à Césaire.

Veuillez, monsieur l'abbé, prendre la peine de vous asseoir.

CKSAIUE, n^ 1.

Merci, monsieur le juge. Vous avez devant vous un homme désespéré.

l'AST0:iEL.

Je crois connaître la cause de votre désespoir. Vous êtes parent de Jean Halbrand?

CKSAIRK.

Je suis son frère, Monsieur.

l'ASTOKEL.

Son frère 1

CESAIRE.

Je ne comprends goutte à une arrestation que rien ne faisait attendre. C'est un coup de foudre ! Un coup qui peut être mortel pour mes parents! Ils ignorent encore...

l'ASTOREL.

Monsieur l'abbé, il y a huit jours, si vous étiez venu m'annoncer que l'affaire Bouchardat allait entrer dans cette phase, vous m'auriez grandement étonné...

cÉSAiRE, affolé.

' Comment ! Mon frère est compromis dans l'affaire Bouchardat ?

PASÏOREL.

Oui, monsieur l'abbé.

CES A IRE

Mais c'est de la folie !

Et pourquoi, s'il vous plaît ?

CÉSAIRE

Mon frère est gravement malade, incapable d'un grand effort, nous demeurons très loin du lieu du crime.

PASTOREL

Votre frère a pu s'absenter.

CÈSAIRE.

Jamais le temps qu'il faut pour j)arcourir une quarantaine de kilomètres.

PASTOREL

Il y a des moyens de locomotion qui permettent de franchir en peu de temps de pareilles distances.

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