‹ L'holocausteChapitre 58 sur 69 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

CÉSAIRE

Mais nous ne disposons pas de ces moyens. Nous n'avons ni automobile, ni cheval, ni bicyclette. Au surplus, je sais, je suis certain, entendez-vous monsieur le juge? Je suis certain que durant tout le mois de septembre mon frère s*est couché à 7 heures. C'est moi qui le conduisais dans sa chambre où je restais en sa compagnie jusqu'à 8 heures. Or, le crime a été commis vers cette heure-là, n'est-il pas vrai ?

PASTOREL

Tout ce que vous me dites là, me paraît empreint de la plus grande sincérité, mais, hélas ! j'ai, malheureusement pour vous, un terrible document sous la main.

CÉSAIRE

Puis-je savoir ?..,

PASTOREL, cherchant an milien de ses papiers. Oh ! tout de suite.

CÉSAIUE.

Quelque dénonciatioB sans doute ?

PASTOREL, cherchant toujours.

Précisément.

CÉSAIRE

Anonyme?

PASTOREL, prenant une feuille de papier.

Signée.

CÉSAIRE, frémissant.

De quel nom ?

PASTOREL, lui tendant la feuille.

Voyez vous-même.

CÉSAIRE, lisant.

Oh ! non ! non ! Monsieur le juge. . c'est... un piège que vous me tendez...?

PASTOREL, glacial.

Monsieur l'abbé.

CÉSAIRE

Pardonnez-moi, je ne sais plus...

Je vous comprends. Mais ne reconnaissez-vous pas la signature de votre frère?

cÉSAiRE, atterré.

Oui, oui. Mais pourquoi a-t-il écrit cela?

PASTOl'.EL.

Remarquez que cette lettre ne devait nous parvenir qu'après sa mort.

r.ÉSAIRE.

Sa mort !

PASTOREL

Il le dit clairement. Lisez.

GÉSAiRE, lisant.

Oui, oui. C'est vrai.

PASTOREL

Voyez les détails clairs et précis, qu'il donne sur.. .

cÉSAiRE, éclatant.

Mais, monsieur le juge, ces détails qui vous paraissent clairs et précis sont faux, au moins en partie. Il prétend (Lisant.) avoir quitté la maison à 6 heures et

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