‹ L'homme à bonnes fortunesChapitre 3 sur 61 · ÉPITRE · texte numérisé non relu

ÉPITRE

d'une Comédie ne sçauroit embarrasser celuy qui reçoit les cœurs de tous ceux qui le voyent. Le mien, MoxSElGXEUR, se sera perdeu dans la foule, et je vous vroteste que cette Comédie ne suit que de bien loin Voffrande que je vous en ay faite. Je ne vous parle icy, MoNSElGXEUR, que de la pure inclination qui m'a engagé à vous présenter L'Homme à bonnes fortunes. /e necherchepas mesme à vous marquer avec quels respects, quelles soumissions je l entreprends ; ce sont, je pense, des paroles asse^ inutiles : on scait asse-{ qu'on n'en manqua jamais à vos pareils; mais on est libre de donner ou de refuser son cœur à qui que ce soit. Grâce au \èle qui m' emporte , voilà tantost mon Epistre finie. Mais je me trompe, je n'ay point parlé, ce me semble, de tout ce qui vous environne ; de cette bonté, de cette douceur qui vous accompagnent, de cette facilité que vous laisse^ à vous approcher, vertu rare che\ les Princes et qu'ils devroient préférer à toute autre. Je nay point parlé non plus de l'auguste Sang dont vous soj-te^. Ah, MoxSElGXEUR, de quoy vousfais-je souvenir! Il vaut bien mieux me taire que de vous arracher des larmes : aussj'bien ne vois-je pas qu'il soit question de tout cela dans une Epistre dédicatoire ; la plus courte est la meilleure, et la plus longue ne le seroit pas asse\pour estendre la moindre des choses dont je viens d'entretenir VoSTRE Altesse. J'ay veu mesme de certaines Epis-

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