Traduction française, t. 3, p
( 47 ) est permis de clouler de l'exactitude de sa relation. Wallis entendit les Patagons prononcer plusieurs mots espagnols; il décrit assez bien leur costume et ce qu'il a pu observer de leurs usages. Comme tous les autres ch cum-navigateurs , il fit rencontre, à la pointe d'York et plus à l'ouest1, de Fuégiens, auxquels il ne trouva que cinq pieds six pouces de haut, ce qui équivaut à peu près à cinq pieds un à deux pouces français.
A cette époque chacun croyait de son devoir de faire l'histoire des Patagons; ainsi l'auteur de l'Introduction aux Voyages de Byron et de Wallis fait aussi la sienne d'après de Brosse. Il récapitule ce qui a été dit sur les Patagons2; il copie les opinions de ce premier compilateur, en disant judicieusement que tous les géans ont été vus à l'est du détroit à la côte Saint- Julien, tandis que ceux qui ont aperçu de petits hommes , n'ont vu que les habilans du détroit. Il en conclut qu'il y a deux nations, finissant aussi par croire à l'existence des géans. Il cite à l'appui l'opinion de Frézier, qui n'a pas vu les Patagons 3, et transcrit l'opinion d'Anson, qui n'a pas été davantage à portée de les voir. Suivant ce dernier, les Patagons vivent au
1. Voyage autour du monde, traduction française, t. III , p. 62.
2. Introduction aux voyages de Byron, Wallis, etc., 1. 1, p. 49, trad. franc.