Même ouvrage, p
pied des Cordillères, ne venant à la côte qu'à des époques données.
En 1 767, Pauw S qui , avant d'étudier les Américains, avait imaginé que l'Amérique ne devait produire que des êtres dégénérés , dénature quelquefois les relations pour établir son opinion : néanmoins il reprend les auteurs souvent avec justesse; mais sa critique serait bien plus judicieuse, s'il n'avait confondu les Fuégiens avec les Patagons2, et s'il n'eût, dès-lors, trouvé fabuleux tout ce qui pouvait faire croire à l'existence d'hommes de grande taille , près des extrémités sud de l'Amérique. D'ailleurs l'idée fausse qu'il s'était faite des Américains est tout à fait rendue par ce passage : « Malgré « leur faiblesse et leur lâcheté, ils s'irritent, ainsi que « les animaux, contre quiconque les offense; et se « laissent captiver par les caresses. * Cet écrivain examine successivement les voyageurs, combat Pigafetta, cite Drake comme véridique, attaque avec raison Sarmiento, Knivet, Spilberg, Byron; approuve Cavendish;et, après une revue commentée, finit par nier l'existence de Patagons géans.
L'auteur de la nouvelle édition de Pernetty3, rappelle, dans un discours préliminaire, tout ce qui a été dit sur les géans : il annonce d'abord croire à la réalité de colosses humains : pour la prouver, il