APPROXIMATIVE
Notre tête louchait à peine àleu
ceinture.
Douze ou treize palmes.
Treize palmes.
11 n'en donne pas.
Il y a des anglais plus gram
que le plus haut d'enlr'eux.
Colosses de trois varas.
Grands, robustes.
15 à 16 palmes ; leur pied
quatre fois le nôtre.
Grande ; géans.
Haute stature.
Squelettes qui firent croire à des hommes de 10 à 11 pieds,
Moyenne.
9 à 10 pieds franc.
Stature ordinaire.
Grands , 7 pieds angl. ; petits 6 pieds 6 pouces.
Moyenne, 8 p angl. ; grands, 9 pd
Aucun au-dessous de 5 p.ds9 à 1 0 p.
Taille un peu au-dessus de la nôt
Six pieds français.
Parut de 6 pieds anglais.
T. II, p. 56.
OBSERVATIONS
l'esprit de l'époque.
Il parait qu'il ne fut pas trappe de Ce sont bien les Patagons.
Ne vit point les Patagons.
Signe que la taille ne les a pas surpris.
Ne vit point les Patagons.
De ces deux relations si différentes entr'elles , nou: regardons celle de Knivet, écrite très-long-temps a l'expédition, comme exagérée et fautive.
Il parait qu'il n'a pas vu de Palagons, et n'en |
que d'après les autres.
Les Patagons n'ont jamais été navigateurs; ainsi ce
sans doute des Fuégiens.
Description vague.
Il est évident que sur la Terre-du-Feu il n'y a pas de
Patagons.
Sans doute des os de mastodonte; ce lieu est rempli
de débris fossiles.
Ne vit point les Patagons.
Ne vit pas les Patagons.
Voyage très-judicieux.
Ne vit pas les Patagons.
Ne vit pas les Patagons.
Aucune relation exacte; ouï-dire de marin, rapporté par Frézier.
Ne vit pas les Patagons; en parle par ouï-dire.
5 p.d! 7 p.' franc, les plus
petits.
5p.'ls9àl0p.lespUispctits.
5 p.ds 8 p.s à 6 p.ds 4 p.' Grands, 6 p.ds 7 p.' angl.;
ordinaire, 5 p." 10 p." Rarement 7 pieds angl. ;
plus souvent 6 pieds.
5 p.d'10p.fsà6p.d'angl.
Plushaute,5picdsl Ipouc; moyenne, 5 p.ds 1 p. franc.
Ne vit pas d'Américains , en parle d'après les voyageurs. le Wager les aperçut à cheval.
Patagons à cheval, première fois.
ouas; ce sont évidemment les mêmes Byron ; ce sont évidemment les mêmes
Patagons.
Ce sont les mêmes Patagons que les mltn
Ne vi
pas l(
s Palagon
Ne vi
pas le
s Patagon
Relation peu les nôtres.
Ne vit pas le
étudiée ; s Patagon
ce
Détail
judicieux.
Séjour
de huit mois au
1.° les Fuègiens , habitant la Terre-du-Feu et la partie occidentale des deux rives du détroit de Magellan ( les petits Patagons des premiers voyageurs) ; 2.° les Patagons ou Tékuelckes , qui voyagent sur les plaines comprises entre le détroit de Magellan et le 40.e degré de latitude sud , à l'est des Andes ( les grands Patagons des voyageurs); 3.° les Puelckes, qui vivent au nord des Patagons et dans les plaines exclusivement, confondus avec les Patagons par beaucoup d'écrivains; et 4.° les Aacas ou Araucanos , connus pour habiter tout le Chili et l'est des Andes, sur la totalité des Pampas, depuis Buenos-Ayres jusqu'au Rio Negro.
Comme ces quatre nations n'appartiennent pas toutes au même rameau d'hommes , nous renvoyons , quant à leurs descriptions comparatives, pour celles des Patagons et des Puelches, au rameau des Pampéens , qui nous occupe en ce moment, pour celles des Aucas et des Fuègiens aux peuples ando-péruviens.
§. 2. Description des Patagons ou Téhuelches.
Avant de parler du nom des Patagons et de leurs caractères physiques, nous croyons indispensable de démontrer qu'il existe une analogie parfaite entre les Patagons vus d'abord par Magellan, au port San- Julian, en 1520, puis revus successivement par les autres voyageurs, et ceux avec lesquels nous avons vécu huit mois, en 1829, sur les rives du Rio Negro, au 41 .e degré de latitude australe; car de ce fait dépend
l'éclaircissement de la question des géans, puisqu'il rendra manifeste les exagérations dans lesquelles plusieurs des anciens observateurs sont tombés à cet égard. Si le naïf historien du voyage de Magellan , le chevalier Pigafetta, n'eût donné, comme beaucoup des navigateurs qui l'ont suivi au détroit de Magellan, qu'une description des mœurs et des coutumes de ces prétendus géans, la seule identité de ces détails avec nos propres observations nous aurait amené sans peine à des résultats satisfaisans ; mais ce premier ci rcum- navigateur nous a laissé un autre moyen de vérification sans réplique. Il prit à bord de l'amiral, un de ces hommes extraordinaires; et, après l'avoir étudié pendant quelques mois, il obtint même de lui, par signes, un court vocabulaire, composé surtout des noms des parties du corps. La comparaison réfléchie de cette courte liste de mots avec le vocabulaire de la langue patagone que nous avons formé pendant notre séjour, à l'aide de bons interprètes parlant l'espagnol, a levé tous les doutes qui pouvaient nous rester encore sur l'identité du sujet, et nous avons dû reconnaître que les Patagons de Magellan et les nôtres sont absolument, de la même nation; seulement la série des mots de Pigafetta, recueillis par signes, désigne quelquefois une chose pour une autre. Le tableau suivant suffira, du reste, pour établir les rapports cherchés. >