RÈS
DORBIGNY, en 1829.
OBSERVATIONS
Jeune.
Calemi.
Caclem.
Veut dire enfant plu-
Œil.
Nez.
Oter.
Or.
Guter.
Ho.
tôt que jeune.
Bouche.
Chian.
Ihum.
Dents.
For.
Jor.
Oreille.
Sané.
Jéné.
Derrière.
Hoii.
Hoi.
Veut dire dos.
Main.
Chéné.
Chémé.
L'identité des géans de Pigafetta et des Patagons du Rio Negro, une fois incontestablement établie, rien de plus facile à reconnaître que l'exagérai ion d'un siècle d'ignorance et de préjugés , où aucune relation ne se renfermait en des bornes naturelles; rien de plus facile à expliquer que les contradictions que présentent les détails relatifs aux naturels, vus sur le même point, à diverses époques, par des voyageurs dont quelques-uns voulaient ramener les choses à la vérité, tandis que le plus grand nombre cherchait à
rait seule combien trois siècles peuvent apporter de changemens dans les mots signifiant les mêmes choses. On doit donc s'étonner de retrouver encore, après un laps de temps semblable, chez un peuple qui n'a que la transmission orale, autant d'identité dans les mots. L'idiome palagon a probablement changé davantage quant aux verbes.
perpétuer la fable des géans de Pigafetta. Quoi qu'il en soit, en décrivant les Patagons tels que nous les avons vus, nous allons discuter la valeur relative des récits qui les concernent, afin de dissiper pour jamais, s'il est possible, les nuages dont la crédulité, l'ignorance ou la mauvaise foi ont, jusqu'à présent, enveloppé cette question importante de l'histoire naturelle de l'homme.
Le nom de Patagon, imposé à la nation en 1520 par Magellan lui-même, ainsi que nous l'avons déjà dit1, est un mot espagnol, qui signifie tout simplement grand pied; et cette nation l'ayant porté jusqu'ici , nous croyons devoir le lui conserver. D'après Olivier de Noort 2, les Fuégiens désigneraient les Patagons sous celui de Tiremenen; les Chonos du Chili, d'après Frézier3, les appelleraient Caucakues. Bougainvillée les nomme Chaoua, parce qu'il leur a souvent entendu prononcer ce mot. Falconer 5, en les confondant fréquemment avec les nations voisines, les appelle Tékuelkets. Au Carmen, sur les rives du Rio Negro , les colons espagnols ne les désignent que