Voyez Lozano, loc. cit., p. 76 à
( vu )
des autres Indiens du Chaco; il se réduit, lorsqu'ils voyagent , à suivre le plus ancien d'une famille ou à se laisser, durant les guerres, diriger par un cacique. En tout autre temps, chacun est libre chez lui; la justice est personnelle. Ceux que l'on considère comme chefs n'ont que le droit de conseiller ; le père même n'a aucune autorité sur ses enfans.
Leur religion est on ne peut plus analogue à celle des Patagons1. Ils croient à une autre vie; et, à la mort d'un des leurs, brûlent tout ce qui lui a appartenu, pour qu'il le retrouve dans l'autre monde. Ils ont un dieu du mal (Jvaqua) , et des médecins charlatans et suceurs. Ils fuient les épidémies et abandonnent leurs malades. Comme tous les peuples des plaines , ils ont un système de constellation. Les éclipses sont dues, selon eux, à un grand oiseau qui, les ailes ouvertes, tue momentanément l'astre éclipsé. Leurs morts sont enterrés assis, les membres ployés, comme chez les peuples méridionaux.
D'après leurs caractères physiques, leurs traits, leurs formes, leur couleur, les Mataguayos paraissent, à tous égards, se rapprocher des Tobas, des Chai ruas et même des Puelches; ils appartiennent évidemment aux races des plaines. Leurs coutumes sont aussi d'accord avec celles de cette série d'Américains ; leur langage, plus que tous les autres caractères, les place positivement, ainsi que l'habitude du tatouage, près