Voyage dans V Amer. mér,} t. II, p
fond; mais pour la gutturation, la dureté, il a beaucoup d'analogie avec celui de ces peuples. Comme eux, les Lenguas sont agriculteurs , chasseurs et pêcheurs ; leur caractère est fier; leurs coutumes sont assez barbares; ils usent d'armes semblables, vont à cheval et voyagent de même. En un mot , ils ne s'en distinguent que par l'usage de se percer les oreilles et d'y passer un morceau de bois large de quelques pouces; par leur barbote aplatie , fortement saillante , passée dans un trou transversal pratiqué à la base des gencives de la mâchoire inférieure, et par l'ornement de plumes d'autruches dont ils se chargent la tête.
Leur croyance religieuse parait avoir beaucoup de ressemblance avec celle des Tobas et des Abiponès; nous pensons que , sous tous les rapports, les Lenguas doivent être placés auprès de cette nation, et qu'ils appartiennent également au rameau pampéen.
DATIONS NON OBSERVEES DU RAMEAU PAMPÉEN.
Indépendamment des nations que nous venons de décrire, en les réduisant à leur juste valeur, après avoir nous-même reconnu leur identité ou leur plus ou moins de rapports mutuels, il en est encore quelques autres indiquées par différens auteurs, et dont les noms surchargent les écrits, ainsi que les cartes, publiés sur l'Amérique. Nous avons cherché à débrouiller ce chaos; et nous sommes arrivé aux résultats suivans, en réduisant la liste de ces nations à celles dont la description ne nous laisse aucune incertitude quant au rapprochement à faire à notre rameau pampéen; nous en indiquons aussi la synonymie.
Ces nations sont :