Padre de Acuna, Àmazonas, chap
2. Marcgrave, Historia naturalis Brasilia? (1648), liv. VIN, p. 282, le prouve par les tribus des Tapuyis des environs de Pernambouc, dans lesquelles on retrouve les noms de Cariri vasu (les grands Guaranis), et de Cariri jou (Guaranis jaunes), etc.; et, d'ailleurs, tout ce qu'il dit de leurs mœurs s'y rapporte parfaitement. Le dictionnaire qu'il reproduit, d'après le père Joseph Anchieta, liv. VIII, p. 276, est conforme au Dictionnaire de la langue guaranie, qui se parle au Paraguay. Ce Dictionnaire est celui du père Antonio Ruiz.
Pernambouc vient de Paranambu.
Les Tupinambas, les premiers habitans de Pernambouc, étaient aussi des Guaranis {Roteiro gérai, chap. 150), et couvraient une grande partie de la côte. {Corografia Brasilica, t. V, p. 92, 112, etc.)
3. Voyage de Magellan, relation de Pigafetta, p. 15. Voyez dans notre Voyage dans l'Amérique méridionale,
partie historique, t. I, chap, 2, p. 28, ce que nous avons dit des habitans primitifs des environs de Rio de Janeiro, appartenant tous, sans aucun doute, à la nation guaranie.
Voyez Roteiro gérai, chap. 58.
Brito Freyre, liv. I, n.° 61. Voyez Memorias historicas de
rine1, et en suivant la côte jusqu'à la Lagoa dos Patos et Lagoa Mirim2, au 34.e degré de latitude sud, il n'y avait presque partout que des tribus de Guaranis. On voit donc que la nation qui nous occupe s'est étendue depuis les rives de la Plata jusqu'aux Antilles, c'est-à-dire du 34.e degré de latitude sud au 23.e degré de latitude nord , ou sur l'immense surface de 1,140 lieues marines du nord au sud. Elle habite encore aujourd'hui , de l'est à l'ouest, des côtes du Brésil au pied des Andes boliviennes, entre le 37.e et le 65.e degré de longitude ouest de Paris, ou 560 lieues marines. En donnant ces points extrêmes comme limites des Guaranis , nous ne voulons pas faire entendre que la nation couvre entièrement de ses tribus la superficie qu'ils renferment, superficie à peine au-dessous de celle de notre Europe; aussi devons-nous chercher à distinguer la patrie originaire des Guaranis, le lieu où ils sont autocthones, des contrées qui n'ont été
Rio de Janeiro, liv. I , chap. 1. Expedicion de Mendo da Sa (1567).
Schmidel, édition de Buenos -Ayres, dit, p. 6, que les Tupis de Rio de Janeiro, vus par lui en 1531 , avaient une langue peu différente des Carions du Paraguay. Tapis est le même mot que Tapés , nom des premiers habitans de Corrientes et des missions.
1. Comentario de Alvar Nunez Cabeza de Baca (Barcia, Hisloriadores primilivos , p. 5).
Rui Diaz de Guzman , p. 5.