L'OFFICIER
Arrêtez !..
BONNIVET
Aie! uncarrestaiion. {Il redescend avec la /?»pardiére et Bonnivet.)
l'officier.
M. le fermier général ?
NICOLAS
Voilà ! {Il passe près de l'of/icier^ mais sur u n
"•* N. M. L offic. L. B. D.
M. N. L on. L. B. D.
• M. N. L'off. L. B. D,
I/fïOMMR AUX KiO MILLIONS.
signe do Manon, il s'arréti'.) Connais pas... i {Montrant les fermiers.) Varie?, à ces messieurs. MANON, bas à Nicolas.
Saperlotle! mon homme, l'as signé a (emps,
l'officier.
Voici une dépêche du roi adressée à M. Nicolas Salzard.
NICOLAS
Ça me regarde... (Il prend la lettre.) Comment! c'est à moi que Sa Majesté daigne écrire... c'est bien de l'honneur qu'elle me fait-là !.. ( // salue l'officier, qxii se retira par le fond.)
DESBiGNAc, bas aux deux autres fermiers.
Je suis sûr que lé roi daigné l'envoyer directement à la Bastille.
liONNiviiT, bas.
Mais nous sommes les seuls responsables actuellement.
LA RIPARDIÉRE.
Eh bien! brûlez vite sa démission... (H lui donne, le papier.) Et il n'y aura plus de traces....
BONN i VET.
Oh ! quelle idée !
LA RIPARDIÉRE, DESBIGNA.C
Adroitement ! ( Bonnivel va jeter la démission dans la cheminée.)
NICOLAS, qui, pendant ce temps, a ouvert la dépêche du roi, lisant.)
« Monsieur Salzard, je descends à l'instant au « palais des Tuileries, et mon cœur est encore « tout ému du beau jour que je dois à votre no- ■ ble désintéressement!..
MANON
Ah bah! Qu'est-ce que tu dis donc?
NICOLAS
Ça y est. (Continuant) « A l'entrée de ma capi-
• taie, j'ai été accueilli par les plus vives accla- « mations auxquelles se mêlait votre nom , et « j'ai appris que vous veniez de diiiiinuer les « taxes... sans doute en l'honneur du mariage de « mon fils bien aimé, le Dauphin... ( Cessant de lire.) Tiens, tiens, liens, j'avais pensé au Dauphin, moi !..
MANON
Sans t'en douter... c'est ça qui est fort!
NICOLAS, continuant de lire.
« Aussi, à compter de ce moment, tous les mé- « faits de la Compagnie des Fermes sont ou-
• bliés. »