INCERTAINE
Aucun
Pierre
Bronze
Fer
Total
Ainsi, sur 37 tombeaux contenant des armes ou des instru-
TUMULl.
ments de fer, le cadavre était certainement étendu dans 21 cas et probablement dans quelques autres ; alors que sur 527 tombeaux dans lesquels on n'a pas trouvé de fer, le corps n’était étendu que 10 fois : ce sont donc les ~ dans un cas, et seulement le dans l’autre. En somme, nous pouvons conclure «lue ce mode d'inhumation a été introduit à peu près à la même époque que l’usage du fer.
Los preuves sont moins concluantes quant à l’incinération des cadavres. Sur 100 tombeaux, il est vrai, contenant des objets de bronze, le cadavre n’a été enterré dans la position assise que 19 fois, et dans la position couchée que 7 fois. 11 est donc évident que pendant l’âge de bronze, on livrait ordinairement les morts aux flammes du bûcher. Peut-être les tombeaux dans lesquels on a trouvé un squelette assis, accompagné d'objets de bronze, datentils du commencement do cet âge, ou sont-ils ceux des derniers représentants d’une race plus ancienne? Il est vrai que nous trouvons bien des enterrements par incinération, si je peux m’exprimer ainsi, que n’accompagne aucune arme, aucun objet de bronze. Nous savons, d’un autre côté, que le bronze devait être très-dispendieux, et il n’est pas déraisonnable de supposer que quelques-uns, sinon la plupart de ces tombeaux, appartiennent à l’âge de bronze, quoiqu’on n’y ait trouvé aucun objet fait avec ce métal.
Ou ne peut douter que pendant la période néolithique de l’âge de pierre, on enterrait ordinairement le corps dans la position assise. Eu résumé, il paraît probable, quoique nous ne puissions rien affirmer positivement, que, dans l’Europe occidentale, cette position du cadavre caractérise l’âge de pierre, et l’incinération luge de bronze; taudis que, quand le squelette est étendu, on peut sans beaucoup d'hésitation attribuer le tombeau à luge do fer. 11 faut admettre, en même temps, que les preuves sont loin d’être décisives, et se rappeler que, pendant la période anglosaxonne, quelques tribus brûlaient leurs morts, alors que d’autres les enterraient.
TÜMULI.
Quoique la présence seule de quelques éclats de silex, ou d’autres instruments de pierre, ne soit certainement pas une raison suffisante pour attribuer un tumulus à l’àge de pierre, le cas est tout différent quand on trouve réunis un grand nombre d’objets de pierre. J’ai, par exemple, dans ma collection, un groupe d’instruments de pierre, consistant en quatorze haches admirablement travaillées, en coins, en ciseaux, en têtes do lance, etc., et en plus de soixante magnifiques éclats de silex, trouvés, tous ensemble, dans une des grandes salles funéraires danoises de l’ile de Moen : ces objets ont été décrits par M. Boye (1). Le tumulus avait une circonférence de cent quarante élis, et une hauteur d’environ huit élis. 11 est probable qu’il avait été entouré par un cercle de pierres, car M. Jensen ^ le propriétaire, se rappelait que, bien des années auparavant, le côté septentrional était entouré d’une rangée de pierres placées debout les unes auprès des autres. Il n’en reste plus aucune à présent. Malheureusement, M. Boye n’était pas présent quand on commença à détruire ce tumulus; il pense cependant que la description qu’on lui a faite des fouilles est parfaitement exacte. M. Jensen commença les fouilles par le côté est du tumulus. 11 trouva d’abord une jarre que malheureusement il brisa. Cette jarre contenait des ossements calcinés et une épingle de bronze dont la tête était ornée de lignes concentriques. Vers le S. S. E., on trouva une tombe cubique faite de pierres plates, et ayant environ une ell de longueur ; elle contenait des ossements calcinés, un couteau recourbé, et une paire de pinces de deux pouces de longueur : ces deux objets étaient de bronze. Près de cette tombe se trouvait une autre urne contenant plusieurs objets de bronze, c’est-à-dire, un couteau ayant quatre pouces do long, partie d’une petite épée symbolique, et deux fragments d’un poinçon. 11 est évident que ces trois sépultures appartenaient à l’âge de bronze ; mais il était aussi évident que c’étaient des sépultures secondaires,
(1) Annale r for Xordisk OUIkyndighed og Historié, 1858, p. 202.
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c’est-à-dire qu’elles étaient d’une date plus récente que la salle funéraire au-dessus de laquelle le tuinulus avait été élevé dans le principe.
Cette salle funéraire elle-même (fig. 101), placée dans la direction du nord au sud, était ovale; elle avait environ huit élis et demie de longueur, vingt élis et demie de circonférence, et deux élis et demie de hauteur. Les murs consistaient en douze pierres très-grosses, non taillées, qui presque toujours laissaient entre elles un intervalle rempli de pierres plus petites. Le plafond était
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formé par cinq grands blocs de pierre. Les espaces entre ces gros blocs étaient aussi remplis par de plus petits. Le passage s’ouvrant à l’orient avait cinq élis de longueur et une ell de largeur, et était formé par onze pierres sur les côtés et trois pierres pour le plafond. A l’endroit a se trouvaient, de chaque côté, de plus petites pierres qui, réunies à une autre placée entre elles sur le sol, formaient une sorte de seuil, indiquant probablement le lieu où était la porte. On a retrouvé des traces semblables de portes dans d’autres tumuli danois, et c’est peut-être là une preuve que ces monticules avaient auparavant servi de demeures ; car au
TUHULI.
temps de l’enterrement, la construction d’une porte aurait été sans objet, le passage conduisant à la salle funéraire étant rempli de débris de toute sorte. La salle funéraire était pleine de terre qui s’élevait jusqu’à une demi-ell du plafond. Presque au milieu, tout près du sol, se trouvait un squelette étendu, b, la tête tournée vers le nord. Du côté c et «/ se trouvaient deux crânes reposant sur une quantité d’ossements, preuve que les cadavres avaient été enterrés dans la position assise. En e, se trouvait un squelette semblable auprès duquel étaient trois boules d'ambre, une magnifique hache de silex, qui paraissait n’avoir jamais servi, un petit ciseau imparfait, et quelques fragments de poterie ornée de
Fie. 103.
Crâno trouvé dans un tuoiulus danois à Moen.
points et de lignes. En f, était un autre squelette dans la même posture, avec un éclat de silex, une boule d’ambre et quelques fragments de poterie. Les figures 102 et 103 représentent un des crânes trouvés dans cette salle. Il y avait plusieurs autres squelettes assis près du mur d’enceinte, mais malheureusement ou les avait enlevés et jetés avant l’arrivée de M. Boye. Auprès d’eux se trouvaient au moins vingt jarres ou urnes différentes, toutes renversées et décorées de points et de lignes.
Outre ces objets, la terre do la salle contenait cinq têtes do lance de silex ; un fragmeut de têto de lance de silex qui avait été brisée et travaillée à nouveau; deux petits ciseaux de silex;
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cinquante-trois éclats de silex, variant de 3 pouces à 5 pouces 1/2 de longueur; dix-neuf boules d’ambre parfaites et trente et une brisées : le plus grand nombre de ces morceaux d’ambre ressemblaient à un marteau, les autres étaient tubulaires ou affectaient la forme d’un anneau. Le passage était rempli de terre mêlée
Flfl. 104.
Vue do la Mlle en regardant à travers l'entrée.
de fragments do poterie et de petites pierres. Vers le milieu, se trouvait un squelette, la tête tournée vers l’orient, à côté duquel étaient cinq éclats de silex et une boule d’ambre, et aux pieds une jarre sans ornementation, beaucoup plus grossière que celles trouvées dans la salle même. On ne trouva, ni dans la salle, ni dans le passage, le plus petit morceau de métal.
Comme second exemple de la môme sorte, je puis citer le
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TUMULI
Long Barrow (fig. 104), auprès de West Kennet, dans le Wiltshire, décrit par le docteur Thurnam (1). Le tumulus, dans ce cas, a 336 pieds de longueur, 40 pieds de largeur à l’extrémité ouest, 75 pieds à l’extrémité est, et une hauteur de 8 pieds. Les mure de la salle sont formés par six grands blocs de pierre, et elle
Fie. 106.
Fie. 107.
Fie. 108.
Instruments île silex trouxés dans le timmloi do West Kennet.
s'ouvre sur un passage, de telle sorte que le plan ressemble beaucoup à celui du tumulus que nous venons de décrire ; en un mot, ressemble à tous les « tombeaux à passage » . La salle et le passage étaient presque entièrement remplis de morceaux de craie contenant des ossements d’animaux, des instruments de silex (fig. 105 il 108), et des fragments de poterie. Dans la salle se trouvaient quatre squelettes, dont deux paraissent avoir été
(1) Archœologia, vol. XXXVIll, p. Û05.
TUML’Lr.
enterrés clans la position assise. Dans différentes parties de la salle, on a trouvé près de 300 éclats de silex, 3 ou h noyaux de silex, une pierre à aiguiser, un racloir, partie d’une épingle d’os,
Fie. 109.
Fie. 112.
Tôlerie trouvée dans le (tunuhis do West Kcnnct.
et plusieurs tas de fragments de poterie (fig. 100 à Hk), appartenant apparemment à plus de cinquante vases différents, tous faits à la main, sauf un cas douteux. On ne découvrit aucune trace de métal. Les deux morceaux de poterie (lig. 113, 11 h)