‹ L'homme criminelChapitre 109 sur 315 · PHYSIONOMIE DES CRIMINELS · texte numérisé non relu

PHYSIONOMIE DES CRIMINELS

1. — Sur la physionomie des criminels on fait courir des idées fausses pour la plupart. Les romanciers en font des hommes d'un aspect épouvantable: barbe jusqu'aux yeux, et le regard scintillant et féroce. D'autres observateurs, Casper par exemple, vont d'un excès ù l'autre, et ne trouvent aucune différence entre eux et l'homme normal. Les uns et les autres se trompent. Assurément, de même qu'il y a des criminels h capacité crânienne notable, avec d'admirables conformations du crâne comme nous venons de le dire, il y en a aussi et surtout parmi les habiles filous et aussi parmi les chefs de bande, dont la physionomie est parfaitement régulière. Tel était l'assassin dont parle Lavater et qui ressemblait à l'un des anges du Gnide. Tel était ce prétendu colonel Pontis de Sainte-Hélène qui put pendant longtemps tromper l'autorité et la cour sur les dépouilles de celui qu'il avait probablement tué. Tels étaient Ilolland, Lacenaire, Bouchet, Lemaire, Sutler, et le chef de brigands Carbone, une des plus gracieuses figures napolitaines. (Voir table v*^).

Mais ce sont des exceptions qui nous frappent et nous entraînent par leur contraste, et qui s'expliquent quand on vérifie que ces criminels ont une grande intelligence à laquelle s'ajoute une certaine gentillesse de manières.

Certains caractères particuliers de la physionomie des criminels, comme l'absence de barbe, l'abondance de la chevelure, la pâleur, nous font, bien souvent, trouver

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