CHAPITRE II
femme nue; seule la vue d'un crûnc et celle d'un pistolet produisent une légère élévation de la ligne.
f) Caselli, voleur récidiviste, 22 ans, prognatc, imberbe," sans affections, impudent, avec un pouls bien net, bicuspide. — Sur un premier tracé nous constatons, quand on lui montre la photographie d'une femme nue, une légère hausse de la ligne, suivie d'une chûte rapide. (Atlas xvii, fig. 1).
Figure 2: la vue d'un pistolet provoque un abaissement qui se manifeste tardivement et qui est de courte durée. Au contraire la vanité, après trois pulsations, produit un allongement de la 4^, 5^, 6^ T pulsation, suivi d'un notable aplatissement à la 16®, 17^ et 18® pulsation, et un notable abaissement de toute la ligne (nO 3).
Le vin provoque la plus grande modification: élévation à la 2® pulsation, suivie d'abaissement à la 10®, et encore ici d'un allongement d'abord, puis d'un aplatissement de la catacrotique, surtout de la 22® à la 24® pulsation (n^ 4).
Sur un cinquième tracé nous trouvons sous l'influence du revolver et d'un coup de pis1olet[, une petite dépression avec la diminution de deux battements, et abaissement aux 3®, 4®, 5® et 6®.
g) Dalza, 30 ans, a un oncle fou. Honnête jusqu'à 24 ans, puis voleur. A 12 ans affections cérébrales. Front fuyant, athérome précoce, mâchoire développée. Tatouages multiples. Un fort courant électrique provoque, après 8 pulsations, une descente de la courbe qui va en s'accentuant.
La vanité blessée produit une ascension subite, 9" pulsations; sous l'influence du calcul on a une hausse
TUOISIÈME l'ARTIE
suivie de baisse après la 4° pulsation cl qui dure jusqu'à la 16^
h) Agagliale, voleui-, récidiviste, très-jeune, présente une réaction de descente et de diminution des pulsations sous l'influence de la musique triste; la musique gaie produit une ascension de 10 pulsations et leur accélération. Nulle réaction au calcul, à la piqûre, à l'électricité. Au contraire, le revolver fait monter la ligne spliygmographique, mais pour 4 battements seulement; la vanité produit le même résultat. La pensée de la machine électrique a aplati le pouls, de façon à le rendre à peine sensible durant 6 pulsations (peur).
Un autre jour, ni le pistolet, ni le poignard, ni le vin, ni une tête de mort ne produisirent d'effet bien net; la vanité fit monter la ligne du pouls pendant 12 pulsations sans modifier leur nombre.
i) Moss..., jeune voleur récidiviste, impudent, qui n'offre aucune variation à la ligne du pouls, ni à la vue de la femme, ni à celle du vin, ni à la musique, ni à un courant à 25; seulement le courant à 20 produit une légère descente pour 20 battements, avec pointe plus nette, et les pulsations se ralentissent de 25 à 14; la vue d'un poignard provoque une ascension légère; une bourse garnie provoque un abaissement et une grande irrégularité du pouls pour 6 battements.
^) Prato Teonesto, 17 ans, fils d'alcooliques avec le type physionomique criminel, commence à 5 ans à dérober du vin dans la cave de son père; il frappe plus tard par jalousie un de ses compagnons, abuse du vin et des femmes; la prison ne l'ennuie pas; il s'y trouve même très-bien. Chez lui (Atlas xvii, 5) nous avons obtenu avec la musique triste un notable abaissement de la ligne sphygmographique, avec diminution et accéléra-