CHAPITRE II
liiiionLs désagréables, alors raplitude à la compassion fait presque défaut.
» C'est dans ce défaut de compassion qu'il faut chercher une des sources de la cruauté qui pousse à des actions criminelles de violence ».
:2o. — Disvulnérabilitê. — Cette analgésie est également la source de la disvulnérabilité signalée par M. Bénédickt chez les criminels, et grâce à laquelle ces gens là supportent des blessures auxquelles tout autre succomberait: il a vu un brigand de la fameuse troupe de Roza Saudor, qui, ayant pris part à une révolte de pi'isonniers, fut battu d'une telle manière qu'il en eut plusieurs vertèbres fracturées. Toutes ses blessures guérirent, et le géant d'auparavant devint une sorte de nain; ch bien ! il l'a vu plus tard travailler dans la forge de la prison et se servir du lourd marteau comme dans les jours de sa plus grande vigueur.
Pour ma part, je n'en ai vu de plus étranges encore, un voleur eut dans une escalade le frontal droit fendu latéralement par un coup de hache; en 15 jours il était guéri sans aucune réaction. — Le crâne du même Roza Saudor, dont parle Bénédickt avait une énorme dépression de l'os pariétal gauche, effet d'une blessure d'arme à feu, qui ne l'avait pas empêché de tenir tête, plusieurs jours de suite, aux troupes autrichiennes et russes.
Dans la prison, où je suis médecin, un meurtrier qui travaillait comme maçon, reproché pour une méprise, se jeta du troisième étage dans la cour; tous le croyaient mort, quand tout-à-coup il se lève en souriant, et demande à continuer son travail.
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Une infanticide Velletroise tout ù l'heure se fil sur elle-même avec un couteau de cuisine l'opération Césarienne, en exportant l'enfant qu'elle tua; elle en est guérie presque sans pansements et sans fièvre (Riforma Medica, 1886, avril).
Justement Bénédickt, trouve, dans cette disvulnérabililé, une autre source de leur manque de compassion et de leur penchant aux violences.
Quiconque gagne, dit-il, dans une rixe une fracture de côte et s'attire par là une pleurésie qui le retient des mois au lit, évitera autant que possible une seconde occasion. Mais si un individu avec une telle fracture est capable, comme je l'ai vu, de fendre du bois les jours suivants et d'aller en voiture sur des routes i-aboteuses de montagnes, il n'éprouvera pas un bien grand dégoût à courir de nouveau les risques d'être battu.
Vous comprenez qu'un tel individu se trouvera facilement dans le cas d'être accusé et condamné, une fois ou l'autre pendant sa vie, pour un crime de violence.
Les individus, qui possèdent cette qualité, se- considèrent comme des privilégiés, et ils méprisent ceux qui paraissent délicats et sensibles. C'est un plaisir pour ces hommes durs de tourmenter les autres, qu'ils regardent comme des créatures inférieures.
Voilà une seconde source de la cruauté des criminels,
24. — Poids et taille. — L'analgésie explique également pourquoi leur corps est relativement plus lourd que celui des personnes honnêtes; on se rappelle en effet que nous avons signalé cet excès de poids et de taille dans leurs cadavres. Il y a bien là une opposition avec l'état doublement anormal et pathologique qui le caractérise; mais ce désavantage est neutralisé par l'analgésie congé-