‹ L'homme criminelChapitre 188 sur 315 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

pût être transportée et soignée hors du lupanar; les mômes, pour faire chanter un grand nombre de messes à une de leurs compagnes défuntes, dépensèrent une somme considérable (1d., p. IIG). — Une autre, ayant un fils malade, faisait brûler des cierges bénits pour obtenir sa guérison. A Paris aucune fille de joie ne vient à la visite le vendredi, à moins d'y être forcée (Id.).

Tout cela est bien naturel, car la religion est la résultante d'un sentiment atavistique, et, sauf le cas de barbarie absolue, a d'autant plus de force que l'esprit est moins cultivé et que le peuple est plus primitif. — Aujourd'hui, d'ailleurs, plus que jamais, la religion a dégénéré de sa pureté primitive, de la saine morale, et elle a fini par s'accommoder à tous les excès.

Page 1