‹ L'homme criminelChapitre 232 sur 315 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

gaire détrousseur, composait dans sa prison ces vers emphatiques, mais non dénués de grâce (1):

Tu pleures, quand le soir mon âme veut tremblante Vers tes parents là-bas voler pleine d'amour: Tu pleures; sur tes cils, une larme brûlante Vient se diamanter aux premiers feux du jour. Tu pleures: mais ces eaux qu'une amère souffrance

Epanche de tes yeux,

Font épanouir l'espérance,

La fleur des malheureux.

Tu pleures: bien souvent ta voix monte plaintive Vers le maître des cieux aux heures de sommeil. Tu pleures: ta pensée, hélas! longtemps captive, Voit ses liens tomber et s'élance au soleil. Tu pleures: mais au ciel ton ange qui t'adore.

Heureux, dit aujourd'hui :

Eegarde, ô père! c'est encore

Une larme de lui.

On a de Lacenaire plusieurs poésies, vantées moins pour leur valeur intrinsèque que pour la surprise excitée parleur apparition. Une seule, dans laquelle, jeune et innocent encore, peut-être il prophétise sa noire destinée, me paraît digne de remarque. En voici les derniers vers:

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