I. 2. contra MU ras Pétillant, c
(4) Et fecit nos regoum et sacerdotes Dco et Patri suo : lpt1 I N Imperimn in lecula leculorum. Amen. Apoc. I. G.
I llispal. I. 2. de Ecclcsiaslicis ()/ficiis} c. 26.
(6) Nolite laugm curistoâ mcos. Psal. 104. 15.
61 L'HOMME D'ORAJSON.
pour ce sujet le nom de Christ. Mais depuis que noire Seigneur , qui est le vrai roi? et le prêtre éternel, a été oint par son Père de l'onction de la divinité et de la sainteté incréée, non-seulement les pontifes et les rois, mais encore tous les enfants de l'Église, sont oints et consacrés comme les membres du roi céleste et du pontife éternel. Parce donc que nous sommes d'une extraction royale et sacerdotale, on nous donne ce saint chrême après le baptême, afin que nous soyons censés au nombre des oints du Seigneur (1). Cette remarque d'Isidore est fort conforme au sentiment de saint Augustin : Le sacerdoce de l'ancien Testament, dit ce Père, avait son onction, qui était la figure du corps de Jésus-Christ. Le Prophète-Roi nous l'apprend : Oquc c'est une chose excellente } et agréable que des frères qui vivent ensemble dans l'union ! Cette concorde est semblable à l'huile de parfum, qui deicend de la tête sur la barbe d'Aaron , et découle jusque sur le bord de son vêtement (2). Que signifie donc la tête, la barbe, et le bord de l'habit pontifical? Le Sauveur est la tête du corps, dont l'Apôtre parle , lorsqu'il dit : C'est lui qui est la tête du corps de l'Église (3). La barbe , qui est une marque de force, représente ces courages héroïques, ces hommes
(1) Sed postquàm Dominus nosterverus rex, etsacerdos seternus à Deo Paire cœlesti mystico unguenio est delibutus, jara non soli pontifices et reges, sed omnis Ecclesia unctione chrismatis consecratur , pro eo quod membrum est ajterni sacerdotis et régis. Ergo quia genus regale et sacerdotale sumus, ideô postlavacrum ungimur } ut Christi nomine censeamur. Isidorus, suprà laudatus.
(2) Eccequàm bonum et quàm jucundum , habitare fralres in unum ! sicut ungentum in capite, quod descendit in barbam , barbam Aaron; quod descendit in orarn vestiraenli ejus; sicut rosHermon, qui descendit in montera Sion. Quoniam illic mandavit Dominus benedictionem , et vilain usque in seculum. Psah 132. 1, 2,3.
(3) Caput est ipse Salvator corporis, de quo Apostolus ait : El ipse tst caput corjporis Ecclesiee. luit**
éminents, qui se distinguent par la force et par le zèle avec lequel ils prêchent les vérités de la foi, comme les apôtres , les martyrs , et les docteurs qui étaient de leur temps , et c'est sur ceux-là que descend immédiatement leur chef, qui est Jésus-Christ, Tond ion mystique, c'est-à-dire la sanctification de l'Esprit. Enfin le bord du vêtement d'Aaron signifie les fidèles qui sont parfaits dans l'Église , c'est-à-dire qui reçoivent les effets invisibles de la grâce, que le sacrement visible opère en ceux qui n'y mettent point d'obstacle. Car il se peut faire que le sacrement de confirmation soit reçu par des impies, aussi bien que par des justes , mais avec des effets bien contraires : car à l'égard de ceux-ci c'est un signalé bénéfice; mais à l'égard de ceux-là , c'est un grand supplice (1). Faites donc di tinction de l'onction visible du saint sacrement de la confirmation, qui peut être conféré aux bons et aux méchants : aux bons, comme un grand bien; aux méchants, comme un supplice, d'avec l'onction invisible de la charité, qui est propre des bons : distinguez cela, distinguez-le bien (2).
m. considération.
Car c'est principalement dans cette onction inlé-
l Fa omncm populum calholicum cffusa est hnjus graliœ plenitudo , Ut liCUt Chrlstus à chrismalo diclus est, co quod singul.iris cxccllenlieo oleo unxeril eum Dent, iià et participes ejua quotquol lunt , consoriea sinl là m uactionfs quàm nominte, ctdicanlur à ChristO Christian I, ul sint sui Chiisto dure, réctOrd cl ducei , et offerant Dec qnotidianum sacrificlum ordinatià D ■ sacerdot» yprtan. de VnetiontChritmatU
amenttt. Haclcnùs S.Attg. lib.2. contra Miterai
, r. pli.
1 i ifoile ian< tu m 9 v i ninm qtufd ètée
,n bonli 'i m malii potest,illis ad promium , Util ad luppll ciimi. d iofisibili uoctfonecbarilatU,quae propre boionmi I <>ta, discerne*
rieure que paraît l'excellence du sacrement comme dans l'effet qu'il signifie et qu'il opère. Le même Esprit que notre souverain pontife envoya aux apôtres le jour de la Pentecôte, nous est donné de sa part dans la confirmation pour des fins très-nobles et très-sublimes, et comme il ne le leur envoya qu'après qu'il fut élevé surle trône de sa gloire, de même il a voulu qu'il n'y eût que les évèques qui sont assis sur le trône de l'Église, et qui tiennent le premier rang dans la hiérarchie, qui fussent les ministres ordinaires de ce sacrement, ainsi que le concile le déclare conformément à la tradition et à la pratique générale de tous les siècles (l). Si bien qu'au lieu que tous les prêtres , et même les Vïques en l'absence des prêtres , peuvent conférer le >aptême à cause de sa nécessité, celui-ci ne reconnaît j»oint d'autres ministres ordinaires que les évêques, Il cause de son excellence (2). Il n'appartient qu'à cette puissance supérieure de donner le Saint-Esprit pour de si nobles effets , et avec une telle plénitude , qu'il est donné dans ce sacrement , qui est le sceau de Jésus-Christ, la perfection du chrétien et l'accomplissement du baptême. Dans le baptême , dit le pape Melchiade, nous sommes régénérés à la vie , et dans ce sacrement nous sommes confirmés au combat. Dans le baptême nous sommes lavés , mais après le baptême nous sommes fortifiés par celui-ci , afin que le Saint-Esprit assiste ceux qui sont baptisés comme leur gardien, leur consolateur et leur tuteur (3). Dans le baptême y
(1) Si quis dixerit sanctœ confïrmationis ordinarium ministrum non esse solum episcopum, sed quemvis simplicem sacerdotem , anathema sit. Conc. Trid. sess. 7. can. 3.
(2) Baptismi gratiamomni homini velsexui tradidît aucti itas anliquorum : confirmationis autem insigne sola pontificalis persona suae vindicat dignitati. Betrus Damian., serm.i. de De die, Ecclesiœ.
(3) In baptismo regeneramur ad vitam, in hoesacramento confirmamur ad pugnam. In baptismo abluimur, hoc Terô post bapi tismum roboramur, ut regeneratis custos, et consolalor , et tu* tor adsit Spiritus sauctus. Ibid*
dit rierre Damien, on nous donne le Saint-Esprit pour nous pardonner, ici pour nous animer au combat : là nous sommes purifiés de nos pécbés , ici nous sommes munis de toutes les vertus (1). Dans le lj,npf*>mele Saint-Esprit descend sur nous pour y consacrer sa demeure (2) ; dans la confirmation on nous oint, pour montrer qu'il vient en nous avec toute la plénitude de ses dons, de la sainteté, de la vertu, et de la science des saints (3).
Enfin dans le baptême nos corps et nos âmes étant parfaitement purifiés, le Saint Esprit y répand avec plaisir sa grâce comme un baume divin en des vases sacrés ; mais dans la confirmation il se donne a celui qui la reçoit dignement à dessein d'en faire un généreux athlète de Jésus-Christ pour combattre sous ses enseignes contre toutes les puissances des ténèbres, pour confesser son nom avec assurance , pour le servir avec courage, pour souffrir avec patience, pour aimer avec ardeur, pour persévérer avec constance dans la foi et dans Pamourde son maître , sans parler des grâces gratuites, par lesquelles le Saint Esprit donne quelquefois des marques visibles de sa présence, quand il le juge convenable (4).
Concluez de là combien il est important de recevoir ce sacrement, et l'état que vous en devez faire, si
(1) In baptismale Spiritus datur ad veniam , hîc ad pugnam : ibi mundamur ab iniquitalibus , hic munimur virlutibus. Pelr. Dam. terni* 6. de dedic. E ce les.
(2) Ad habilalionem Deoconsecrandam. Melchtades, fnep, ad Episcopat. hiipan. quem consuls*
8] Ejnsdcm spiritùs sancti sr-pliformis gratia, cum omni plcnitudinc sanctilatis , et flCienliSB, et virtulis, venire in hominem declaretur. fiabanus, i. l.dejtuttt.clertcorum,c. 30.
i M'ô omnis chrislianus sanrlifiratur , ut inl«dligat M non lolùn lacerdotalii el régis digottalis esta confortem , sed etiam rontrà dtabolumfleri luctaiorem. S.Proiper,tn sententitt div, A'ip. tent. il-».— Ided Chriitui noi unit, qala loctatorei contra diabulum . 4ug< tracd 33. in Joan.
vous l'avez reçu. Souvenez-vous , dit saint Àmbroise4 que vous avez reçu le sceau du Saint-Esprit , l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force» l'esprit de science et de piété, l'esprit de la sainte crainte de Dieu. Gardez bien ce que vous avez reçu, car c'est le Père éternel qui vous a marqué, etle Seigneur Jésus-Christ qui vous a confirment vous a donné le gage du Saint-Esprit pour résider dans votre cœur, selon que. vous Pavez appris par les paroles apostoliques qui vous ont été lues (1). « Celui qui nous confirme etnous afier- » mit avec vous en Jésus-Christ , c'est Dieu même. C'est » lui qui nous a sanctifiés par son onction, qui nous a » marqués de son sceau , et muni nos cœurs des arrhes »> de son esprit. »
(1») Répète quia accepisti signaculum spirilale, spiritum sapientiœ et inlellectûs, spiritum consilii atquc virlulis, spiritum cognitionis atque pietatis, spiritum sancti timons , et serva quod accepisti. Signavit te Deus Pater, confirmavit te Christus Dominus, et dédit pignus Spiritûs in cordibus luis, sicut apostolicà leclioue didicisti. S. Ambrosius^ l. de iis qui iiiilianlur, c. 7.
ENTRETIEN