‹ L'homme d'oraison (volume 2)Chapitre 29 sur 144 · II. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

II. CONSIDÉRATION

Son excellence paraît en second lieu , en ce qu'il représente l'onction du Saint-Esprit, que Jésus-Christ reçut au moment de l'incarnation comme roi et souverain pontife de nos âmes , et qu'il en est une participation très-avantageuse , en vertu de laquelle nous sommes marqués du sceau de sa croix , et de son divin Esprit , qui [nous fait roi ci prêtres de Dieu son Père : à lui soit la gloire etl'empire dans les siècles des siècles (4). Moïse fut le premier, dit Isidore (5), qui, par le commandement de Dieu, composa un onguent avec lequel il oignit Aaron et ses enfants, pour marque de la dignité et de la sainteté de leur sacerdoce. Depuis on s'en it au sacre des rois d'Israël , d'où vient que David les appelle les Oints du Seigneur : Ne touchez point à mes oints (6). Cette onction des prêtres et des rois n'était qu'une figure du Messie, à qui nous donnons

(I) Oporlct baptizatos post baptismum sacralissimum chrisma participes Sert, ('oncil. Laodic. can. 48.

Quia aliter peiTeclus esse chrislianus ncquaquàm polerit neesedem habere 'm 1er perfeclos, si non necessitate, sed incurie aut vol UD ta te romanscrit. S, Clément, cp. 4. ad Jul. et /il

(3) lu hoc unguento lacramentum chrismnlis In

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