I. CONSIDÉRATION
Poi r établir cette vérité , il faut présupposer , en premier lieu, «que c'est par les sacrement* de l'Église, » comme dit le concile de Tr eu te, que toute vraie justice, » ou prend son commencement, ou l'augmente lors- » qu'elle esl commencée, ou se répare , lorsqu'elle » perdue (1). »
Il faut présupposer , en second lieu , que tous les sa-
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* lur, vclamissa répara tuf, Conc. Irai., scss.7. Proctm,
Î50 L'HOMME D'ORJLISON.
Cf êments ont cela de commun, qu'ils confèrent effectivement la grâce qu'ils signifient c'est-à-dire la grâce sanctifiante , qui est la vraie justice et la vie de l'âme; mais que chacun, outrecela , a ses effets particuliers qui lui sont propres. Le propre du baptême est d'effacer le péché originel, et de conférer la première grâce sanctifiante à ceux qui le reçoivent dignement ; le propre du sacrement de pénitence est de rendre la vie de la grâce à ceux qui l'ont perdue; mais le propre du très-saint Sacrement est de la nourrir et de la perfectionner , en nous unissant au corps réel et mystique de Jésus- Christ, suivant le concile de Florence sous Eugène IV, dont voici les termes : «L'effet de ce sacrement, qu'il » opère dans Pâme décelai qui le reçoit dignement, e§! » d'unir l'homme à Jésus-Christ, et parce que l'homme, » est incorporé à Jésus-Christ ? et uni à ses membres » par la grâce, il s'ensuit que parce sacrement la grâce » est augmentée en ceux qui le reçoivent dignement , » et qu'il opère en eux, à l'égard de la vie spirituelle, » tous les effets que la nourriture matérielle produit » à l'égard de la vie du corps (1), » Cela présupposé , il faut voir comment se fait cette union de l'homme avec le corps réel et mystique de Jésus-Christ , par le moyen de l'Eucharistie , et quels effets elle produit dans l'âme , pour la conduire à la perfection.