‹ L'homme d'oraison (volume 2)Chapitre 85 sur 144 · I. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

I. CONSIDÉRATION

Saint Ceadda avait coutume, lorsqu'il entendait le tonnerre ou qu'il voyait les éclairs, de se souvenir du jugement, et d'aller à l'église pour prier au pied des autels , d'où il ne sortait point que l'orage ne fût apaisé. Le lion rugit, disait-il, qui ne tremblerait (1)? Ces éclairs qui sortent des nuées comme des traits de feu , nous avertissent que Dieu a tendu son arc, et qu'il en faut détourner le coup par la prière, rentrant en nousmêmes , et faisant une revue de notre conscience , pour nous présenter à notre juge , prêts à lui rendre compte de toutes les actions de notre vie (2).

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