‹ L'homme d'oraisonChapitre 119 sur 217 · CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATION

Ces bons sentiments et ces saintes dispositions de l'âme ne viennent pas de ses seules forces : ce sont des fruits de la grâce de Jésus-Christ , qui prépare la bonne volonté de l'homme, aSn de l'aider , et qui l'aide lorsqu'elle est préparée (2). 11 est bien vrai que c'est à l'homme à préparer son cœur, comme nous avons déjà dit ; mais il ne le peut faire sans le secours de la grâce. L'homme, dit saint Augustin, prépare son cœur: mais néanmoins ce n'est pas sans le secours de Dieu , qui touche le cœur de l'homme, que l'homme prépare son cœur (3). Autrement, dit ce saint docteur, lorsque Jésus-Christ nous déclare, dans l'Évangile, que sans lui nous ne pouvons rien faire , nous pourrions lui dire : Nous pouvons sans vous préparer notre cœur (4) ; mais à Dieu ne plaise que cette pensée entre jamais dans l'esprit, si ce n'est des superbes défenseurs du libre arbitre et des déserteurs de la foi catholique (5). 0 mon aimable Sauveur, vous êtes le premier et le principal auteur de tout bien; c'est à vous qu'appartient la gloire : ne permettez pas que mon orgueil vous la dérobe (6).

(1) Quid fecit mihi ? paravit foveam : cor nieum paratum est. Ille paravit. foveam ad decipiendum : ego cor non parabo ad perpetiendum ? Ille paravit foveam ad opprimendum : ego cor non parabo ad tolerandum ? S. Aug. in Ps. 56.

(2) Qui hominis voluntatem bonam et prœparat adjuvandam , et adjuvat prspparatam. S. Aug* in Enchir. c. 32.

(3) Homo préparât cor : non tamen sine adjutorio Dei, qui tangit cor, homo praeparat cor. Idem, lib. 2. ad Bonifac.

(4) Eccesinè tepossumus prseparare cor.

(5) Absit ut sic inteliigant nisi superbisui arbitrii defensores, et fidei catholicse desertores.

(6) Non veniat mihi pes superbiae, et manus peccatoris non moveat me. lbi ceciderunt qui operantur iniquitatem : expulsi »unt, et non poterunt stare. Psalm.SS.

POUR LE JEUDI DE LA ThOSSÏBMfc SBMajW* ft!fU& L'ÉPIPHAIOB*

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