I. CONSIDÉRATION
L'emploi de notre vie, dit saint Augustin, est de mortifier par l'esprit les passions de la chair, de l'affliger continuellement, de l'affaiblir, de la réprimer et de la faire mourir (1). Combien de choses cessent de plaire à ceux qui font progrès dans la vertu . bien qu'ils en fussent charmés auparavant ! Lorsqu'ils en sentaient le plaisir et qu'ils n'y conseillaient
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pas, ils le mortifiaient ; mais quand il ne les flatte plus, on peut dire qu'il est mort. Mais après que vous Pavez fait mourir, ne pensez pas que le combat soit fini. S'il en revient un autre, foulez le mort sous vos pieds , et passez à celui qui est vivant : foulez celui que vous avez abattu, et combattez celui qui résiste encore. L'un est mort, mais l'autre est vivant : si vous lui refusez votre consentement , vous le mortifiez ; et quand il ne vous touche plus, c'est alors que vous l'avez fait mourir. Voilà quel est notre emploi , voilà quelle est notre milice (1).