‹ L'homme dans la nature (volume 2)Chapitre 120 sur 176 · CRANE ET FACE · texte numérisé non relu

CRANE ET FACE

le menton fuit d'une quantité imperceptible en arrière. Les Anthropoïdes au contraire se réunissent aux Singes.

On dit avec raison du bas de la face : THomme seul a un menton, c'est-à-dire une petite surface triangulaire au bas de la face antérieure de la mandibule. On a dit de même du haut de la face : THomme seul a un front.

En résumé, la craniologie et la craniométrie comparées s'associent pour établir que les Singes et les Anthropoïdes réunis présentent un même type général crânien, type intermédiaire entre celui des Mammifères ordinaires et celui de THomme.

Certains des caractères de ce type rapprochent plus ou moins telle ou telle espèce, soit des Mammifères ordinaires, soit de l'Homme, et cela d'une façon fort imprévue, — tantôt un Cébien, tantôt un Pithécien, tantôt un Anthropoïde, — sans que ce rapprochement soit plus fréquent chez les Anthropoïdes adultes. En mettant de côté le Mycète ou Hurleur nous placerions même volontiers, par la conformation crânienne, les Cébiens au-dessus des Pithéciens; le Cébus ou Sajou est particulièrement remarquable sous ce rapport. L'observation peut sembler bizarre ; elle n'en est pas moins vraie.

Nous venons de spécifier les adultes. En effet, chez tous les Singes — et le fait est encore plus frappant chez les Anthropoïdes, — les jeunes se rapprochent de l'Homme d'autant plus qu'ils sont plus jeunes. Les femelles tiennent le milieu par la conservation de leurs caractères enfantins. Les Anthropoïdes adultes, spécialement l'Orang et le Gorille, sont incontestablement par leur crâne plus loin de l'Homme que la moyenne générale des Singes.

Par conséquent, en nous en tenant à la craniologie, nous devons dire que tout s'y oppose à la réunion de l'Homme et des Anthropoïdes dans un même groupe et que presque tout au contraire y réunit les Anthropoïdes tout à la fois aux Pithéciens et aux Cébiens.

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