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CHAPITRE XVII

CARACTÈRES LIES A l'ATTITUDE BIPÈDE OU QUADRUPÈDE I TÊTE, COLONNE VERTÉBRALE, THORAX, BASSIN.

L'altitude bipède et les deux caractères qui en sont les corollaires, — l'appropriation du membre inférieur exclusivement à la station et à la marche et Tappropriation du membre supérieur exclusivement à la préhension et au toucher, — sont-ils la cause de l'accroissement des circonvolutions et du volume du cerveau, ou en sont-ils Teffet? Il est plus que vraisemblable que les deux phénomènes ont marché de front, par étapes successives, chez une suite de précurseurs de l'Homme actuel ; de même que le développement du langage articulé s'est opéré parallèlement au développement de la troisième circonvolution frontale. Un muscle augmente de valeur parce qu'il travaille davantage, il travaille plus parce qu'il a augmenté. Le fait originel, c'est la sollicitation au travail.

Tandis que l'accroissement du cerveau fait sentir directement ses effets sur les organes environnants, l'attitude a son retentissement (effet ou cause, pourrait-on encore se demander, pour certains de ses caractères), dans tout le corps : squelette, muscles, viscères, vaisseaux et nerfs.

Le corps étant naturellement allongé chez les Vertébrés et la première nécessité pour l'animal terrestre étant, — après la respiration pulmonaire et la préhension des aliments avec la bouche, — la sustentation du corps, l'attitude horizontale, qui est primitive, demeure l'attitude normale. L'altitude verticale est une attitude perfectionnée, venue ultérieurement lorsque la spécialisation absolue des membres se produisit, les antérieurs pour le vol ou la préhension, les postérieurs pour la station et la marche. Bien avant les Oiseaux et l'Homme on trouve quelques essais — infructueux, — de cette spécialisation, par exemple chez les Reptiles dinosauriens jurassiques et certains Marsupiaux, Édentés et Rongeurs. L'Homme est le seul bipède réel parmi les Mammifères. Ce caractère le distingue de tous les Mammifères, même des Anthropoïdes.

Fin. 82. — Squeictiâ de l'Ilomme.

O, ni piriidl; b, fmatal ; r, inixi-bni tmletia; u. cliTieuls; d, ittrnnn libn* Lombiim: •. oi iliaqui! ; t,hum^ru(; r,cul>lli»i g, rtdïiii: b, cirpc: euft ; k, fbtlngn ; i, îimar : q, ratai* ; 1. Ubii ; n, péranv ; a, Uw p, phtlugM dn arteili.

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