MEMBRES CHEZ L'HOMME
poïdes. Articulation tibio-larsienne serrée en avant comme en arrière, formée par un astragale cubique reçu dans une mortaise et ne permettant sensiblement que deux mouvements opposés, la flexion et Textension. Angle droit de la jambe avec le pied se maintenant lorsque celui-ci est abandonné à lui-même. Calcanéum robuste, épais transversalement, unique en son genre. Tarse long et étroit en arrière. Orteils très courts relativement au métatarse ; colonne métatarso-phalangienne du premier orteil quatre fois aussi grosse que les colonnes voisines, caractère exclusivement humain; cette colonne, trapue néanmoins et atteignant presque le niveau du second orteil ; son axe transversal, dans le même plan que les autres colonnes, légèrement plus courbé en dessous. Articulation du premier métatarsien avec le cunéiforme massif, correspondant, par des surfaces étendues, plates, en arthrodie, ne permettant aucun mouvement de flexion ou d'adduction, mais seulement de simples glissements, ne dépassant pas ce qu'exige Télasticité de pied. Entre les métatarsiens, écarlement faible augmentant à peine jusqu'au premier, dont l'intervalle avec le second est à peine plus grand. Au côté interne et en dessous, une voûte profonde, caractéristique du pied humain, et dont la flèche s'étend de l'extrémité supérieure du calcanéum à la dernière phalange du gros orteil. Bref, dans ce pied, tout pour la station, rien pour la préhension. Quelques hommes saisissent les objets en rapprochant latéralement le premier orteil du second. Mais le mouvement se passe dans les phalanges; l'articulation du cunéiforme lui est totalement étrangère.
Aux membres supérieurs, tout vise, au contraire, à la mobilité et à la gracilité : en haut à l'étendue des mouvements, en bas à leur précision, le coude étant une région neutre qui sépare l'épaule et le bras, où s'opère le transport du membre en totalité dans toutes les directions, de l'avantbras et de la main, qui forment un système solidaire présidant non seulement à la préhension immédiate, mais à la palpation et à l'exploration tactile. Ainsi l'épaule s'élève et s'abaisse en masse avec l'omoplate. Le bras, maintenu écarté par la clavicule, est dégagé du corps. La cavité glénoïde regarde en dehors ; la tête de l'humérus est régulièrement sphérique (Marey); autour d'elle s'accomplissent tous les mouvements de flexion, d'abduction, de circumduction permettant au membre de se porter verticalement en haut ou en bas, horizontalement en dehors, en avant et
Î7a STATION ET PRÉHENSION.
même, après une légère flexion, en dedans ; le seul mouvc-
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