‹ L'homme dans la nature (volume 2)Chapitre 141 sur 176 · QUEUE · texte numérisé non relu

QUEUE

C'est ïe sacrum à 1 paire de trous, ceux-ci résultant du vide, ou trou conjugaison, laissé entre les apophyses transverses. Le plus souvent toutefois, chez les Mammifères, une troisième vertèbre intervient par en bas, une caudale par conséquent. Elle concourt, incomplètement ou complètement, à Tarticulation sacro-iliaque, ou reste au-dessous, et par sa fusion avec la précédente donne lieu au sacrum à 2 paires de trous. C'est le plus répandu, le sacrum typique. Mais parfois une, deux, trois autres vertèbres caudales sont entraînées dans le mouvement et Ton a ainsi des sacrums à 3, 4 et 5 paires de trous : par exemple chez les Primates supérieurs. La tendance à l'annexion, à la soudure et à l'hypertrophie va plus loin : d'autres vertèbres incluses dans l'aire du bassin en arrière s'annexent encore, en conservant leur physionomie, prolongent le sacrum et ferment de plus en plus la paroi postérieure : c'est le cas de certains Marsupiaux et Édenlés. Il arrive même que les plus basses se soudent sur les côtés aux ischions, ce qui donne lieu à un sacrum ischiatique ou iléo-ischiatique. Enfin chez les Oiseaux, dont les ailes des os iliaques se rapprochent beaucoup, le travail d'annexion s'étend par en haut aux vertèbres lombaires quelquefois jusqu'aux côtes les plus inférieures inclusivement, et l'on a un immense sacrum ischio-lombaire ayant jusqu'à 17 paires de trous et plus.

Le sacrum est donc un os accidentel fort curieux, très polymorphe, et qui ne saurait manquer de s'adapter aux cas où la paroi postérieure du bassin a besoin d'être soutenue sans cependant descendre trop bas, comme chez l'Homme.

Broca divise le sacrum des Primates en deux parties qu'il appelle, l'un le sacrum nécessaire ou iliaque, qui a de 1 à 2 paires de trous l'autre le sacrum supplémentaire ou éventuel, dont le nombre de pièces varie d'une espèce à l'autre sinon dans une môme espèce.

Chez les Singes, le type esta 2 paires de trous, la troisième vertèbre étant tantôt nécessaire, tantôt complémentaire. Au-dessous, la queue comprend un segment basique formé de cinq à six vertèbres avec canal rachidien, ou vraies eau-dalesy et un segment terminal formé d'un nombre plus ou moins considérable de vertèbres sans canal, réduites à leur corps, très allongées et dites phalangiformes, ou fausses caudales»

Chez l'Homme, le type . habituel est le sacrum à 4 trous, parfois 5, par accident et très rarement 6 peut-être. Mais

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