PIÈCES DU STERNUM
au-dessous se voient quatre ou cinq fausses caudales à corps élargis, plus ou moins soudées, formant le coccyx; c'est le vestige de la queue. Il n'y a pas de vraies caudales, autres que cellesqu'on reconnaît dans la partie inférieure du sacrum, où leur canal rachidien est même souvent entr*ouvert.
Chez les Anthropoïdes le nombre des paires de trous n'est pas toujours, facile à déterminer. En haut une vertèbre lombaire s'annexe parfois en partie ou en totalité au sacrum, en bas une ou deux vertèbres coccygiennes s'ajoutent souvent. Le sacrum est d'autant plus variable que sa partie éventuelle est Tex-premier segment d'un organe ici en voie d'atrophie. Après bien des examens, nous fixons ainsi le nombre de ses trous : Le Gibbon a 3 paires de trous, l'Orang et le Chimpanzé de 3 à 4, le Gorille de 4 à 5. Au-dessous, le coccyx est comme celui de l'Homme.
Suivant Broca, cet acroissement gradué des trous serait en rapport avec la station bipède ; je pense qu'il est plutôt en rapport avec la disparition de la queue. Toutefois, des Singes aux Anthropoïdes comme de ceux-ci à l'Homme, il y a des transitions. Plusieurs Lémuriens, le Cynocéphale nègre et le Magot n'ont pas de queue et ont un coccyx. Pour Broca la queue de ces Lémuriens et du Cynocéphale nègre a disparu par une réduction parallèle du segment basique et du segment terminal, tandis que chez le Magot, le segment terminal seul s'est atrophié, et que chez l'Homme, c'est le segment basique. Sur les vertèbres caudales vraies, qui manquent chez l'Homme par rapport aux Singes, deux ou trois se sont en effet soudées au sacrum à titre complémentaire et les trois ou quatre autres ont disparu, puisque le coccyx ne comprend que des caudales fausses.
En somme, par la composition du sacrum, les Anthropoïdes passent graduellement du type Singe au type Homme, quoique par tous ses autres caractères le sacrum soit profondément simien (voir page 264).
Nombre de pièces du ■ternom. — Cet OS forme à l'extrémité
antérieure des côtes un appareil analogue à l'appareil vertébral qui supporte leur extrémité postérieure. Ses déviations dans la série des Vertébrés sont pleines d'intérêt. Sur l'embryon humain, il est formé de sept pièces, répondant à chacune des côtes qui s'articulent directement avec lui et se soudant ultérieurement en trois pièces, appelées le manche, le corps et la poinle du sternum. Le Gibbon a de môme