CRANE
naturelle. Assurément il y en a d'aulres, générales, et qui pourraient expliquer des dispositions morphologiques dont on se rend mal compte.
Ainsique je l'ai dit, pour élucider ces points et bien d'autres, il faut remonter dans le passé du crâne, s'attacher à chacun de ses os et en distinguer les types fondamentaux et les variations accidentelles dans certaines espèces; il faut prendre chaque région fonctionnelle et retracer l'histoire de ses modifications générales en rapport avec tel et tel genre de vie. Par exemple, en nous en tenant aux Primates et principalement à THomme, il y aurait, pour l'appareil olfactif exiernc, à comparer le développement des fosses nasales très faible chez les Singes, bien plus important surtout par les sinus chez les Anthropoïdes, et intermédiaire chez l'Homme; — à se demander si la saillie du nez dans les races blanches et sémites n'est pas la compensation d'un développement moindre des surfaces olfactives en profondeur; — à étudier l'indice nasal correspondante cette saillie qui est remplacée par un affaissement dans les races inférieures; — à mesurer l'épaisseur de la souscloison qui, sur le vivant, conduit par une série graduée de l'Homme à certains Singes; — à examiner les formes si opposées du bord inférieur des narines dans les races supérieures : en cœur, tranchant et pourvu d'une épine médiane saillante en éperon dans les races supérieures ; émoussé, dégénérant en goutlières descendantes comme celles des Sinfçes, avec une épine médiane s'annulant dans les races inférieures.
Puis, arrivant à la bouche et à la mastication, il faudrait examiner la forme des arcades alvéolaires, généralement paraboliques ou hyperboliques chez l'Homme, mais quelquefois elliptiques comme chez les Macaques ou en upsilon comme chez les Anthropoïdes; — l'étendue des surfaces ou fosses d'insertion dos muscles en rapport avec tel ou tel mode de mastication, les pterygoïdiens pour triturer, le masseter et le temporal pour couper et broyer; — l'étendue surtout de la fosse temporale qui imprime à la tête une physionomie si spéciale suivant les espèces, étendue minime chez les Herbivores et la plupart des Rongeurs, vaste chez les Carnassiers et les Anthropoïdes, moindre chez les Singes en général, moyenne chez l'Homme; — sa limite supérieure spécialement, c'est-à-dire la crête temporale.