DIVISION DE L'ANTHROPOLOGIE
et traits extérieurs, sa taille; puis il passe à sa dissection, à ses viscères, ses muscles, son squelette. Mais, comme, dans une espèce, il n'y a pas deux individus semblables, le hasard peut lui avoir fait rencontrer un type exceptionnel. Il recommence donc sur d'autres individus, constate chez eux des caractères semblables, mais aussi des différences, d'autant plus grandes que l'espèce est plus polymorphe, d'autant moindres qu'elle est plus abandonnée aux seuls efforts de la nature et moins exposée à des genres de vie, de milieu et de cantonnement divers. Il voit alors que les différences se groupent de plusieurs façons, que les unes se répètent et s'associent d'une manière sur certains individus, tandis que d'autres se répètent et s'associent aulrement sur d'autres. Cela le conduit à la notion d'ensembles de caractères habituellement réunis, ou de sous-types dans le sein de l'espèce répondant à ce qu'il appellera des variétés constantes ou races. C'est alors seulement que, comparant ces types particuliers et en séparant les caractères communs, il arrive à concevoir le type général caractérisant l'espèce elle-même et dont se rapprocheront plus ou moins tels ou tels des sous-types.
Il en est de même chez l'Homme, espèce très polymorphe soumise aux conditions les plus variées de vie et de milieux. L'anthropologiste prend un individu, pour en connaître la structure, ou mieux il serait tenu de le faire, sauf à en revoir les données à son point de vue, si le médecin ne se chargeait de cette partie de son travail ; puis le plus grand nombre possible d'individus, spécialement pour les os, le crâne, le cerveau et les formes externes. Il arrive ainsi à reconnaître au milieu de toutes les différences s'associant très diversement des types nombreux, les uns très opposés, les autres rapprochés qu'il classe de son mieux, suivant leurs afQnités, en type européen, se partageant en sous-types blond, celle, méditerranéen, etc., type nègre, type australien, etc. C'est alors encore que, voyant ce que tous ces types ont de commun, il aboutit à la connaissance du type général Homme qu'il n'a plus qu'à comparer avec ceux des animaux voisins pour voir ce qu'il a réellement de caractéristique. Mais parmi les sous-types humains, tous, par l'ensemble ou par certains de leurs caractères, ne s'écartent pas ou ne s'éloignent pas également du type général qui équivaut presque à une moyenne; ils forment une échelle les uns près du faîle, les autres vers la base. Ces sous-types, d'autre