MÉTHODE DE LA SÉRIATION
Méthode dciasériaaoii,delamiseeQ série, OU de Tord in a tion en groupes de valeurs croissantes ou décroissantes. Dans cette opération on adopte un module, soit de 1, 2, 3, 5 unités ou plus, selon les cas ; pour le poids du cerveau on espace les groupes, de 5, 10 ou 50 grammes, suivant que Ton veut pousser plus ou moins l'analyse, pour la capacité crânienne de 50 ou 100 centimètres cubes; et Ton pointe le nombre de cas se répétant à chaque degré ou d'un degré à l'autre; ce qui donne des listes de répartition de chacune des formes du caractère. La mise en série montre ainsi les variations extrêmes observées, les variations de moins en moins rares, les plus fréquentes et enfin celle qui se répète le plus. Quelquefois on se contente d'aligner les nombres réels, mais d'autres fois, et c'est la bonne méthode, on prend le total des cas égal à 100 et l'on calcule les proportions entrant dans chacun des groupes. Divers modules peuvent être essayés successivement ; plus il est petit et plus l'analyse entre dans le détail; plus il est grand et plus l'esprit embrasse l'ensemble d'un coup d'œil. Soit 654 cas de taille, le module de 5 centimèti^es étant choisi, on aura cinq divisions en général ; le maximum de fréquence sera par exemple de 1.65 à 1.70; il y aura tant pour cent des cas de 1.70 à 1.75, tant de 1.75 à 1.80, etc.
On appelle médiane le trait qui coupe le groupe central de telle façon qu'au-dessus et au-dessous il y ait le môme nombre de cas; et maximum le groupe central tout entier. Il peut y avoir deux maximum.
Les courbes graphiques sont le complément de la méthode de la sériation. Elles rendent visibles pour les yeux ce que la sériation dit en chiffres. Le maximum de fréquence donne le sommet de la courbe; l'inclinaison plus ou moins grande des côtés montre ses degrés de variation. Dans toute courbe comme dans toute sériation ayant trait à l'Homme, chez lequel les causes qui influencent les mesures ou les caractères sont nombreuses, il y a des irrégularités parfois choquantes, qui tiennent au mélange des types, mais plus encore à l'insuffisance de la série. Maie, dira-t-on, à quel nombre s'arrêter? Broca, au moment où la mort le surprit, prenait les principales mesures sur des milliers de crânes des catacombes et prétendait continuer jusqu'à ce que la courbe soit parfaite. On verra qu'à 1000 crânes l'indice céphalique donne encore des irrégularités violentes. Quel ques anthropologistes se sont attachés par le calcul des