RECONSTITUTION DE LA TAILLE PAR LES OS
commun comme sur le vivant. A-t-on raison? Puisqu'il ne s'agit plus d'esthétique, il serait plus correct de prendre la colonne vertébrale qui est le véritable centre autour duquel évoluent les membres, et dont le développement est plus tôt ■ terminé. Les membres inférieurs enirent pour moitié dans la laille; comparer les membres supérieurs à cette taille, c'est donc les comparer pour moitié aux inférieurs. Pour la détermination des lois de croissance, c'est une grande objection. Quant à la comparaison avec les animaux, la taille la rend impossible chez les quadrupèdes et suspecte chez les Singes. Comment se comporter, par exemple, chez
Fiu. 18. — Planche osléomilrique île Bnica.
les Anthropoïdes? Faut-il les redresser ou les laisser dans leur attitude plus ou moins inclinée, les membres inférieurs demi-fléchisî On verra que plus lard pour leurs proportions nous emploierons une tout autre méthode. Il y a donc pour l'ostéométrie toute une révolution à opérer, La taille n'est à conserver que pour les proportions du vivant, c'est-à-dire pour le canon.
BceoaBtUlUion <« Ib taille p*r lea os. — Pour les besoins
généraux de l'ostéométrie des membres, il n'y a qu'une mesure fondamentale : la longueur maximum de l'os, sans se préoccuper de sa position sur le squelette ou sur le vivant. Elle se prend par projection. L'os est étendu sur une planche graduée comme dans les figures I7etl8, d'un côté il s'arcboute contre une planchette verticale, de l'autre on place une petite équerre tangente à son extrémité. Les archéologues qui veulent mesurer eux-mêmes les os qu'ils extraient des sépultures, n'ont pas d'autres mesures à connatire; la règle qu'ils ont à suivre est la même pour tous les os longs; c'est
avec cette longueur qu'ils reconstitueront la taille probable, d'après la formule suivante :
— rr — » c'est-à-dire multiplier la longueur obtenue par 100 et diviser
par Tun des rapports ci-après selon Tos dont il s'agit :