ANGLE ORBITO-OCCIPITAL EE BROCA
Homme, cas individuels extrêmes — 39 à -f 5^
Anthropoïdes, minimum 4-22*^
Pithéciens — -f 24^
Cébiens. — -}- 20»
Ecart individuel entre Homme et Anthropoïdes. . 17*^
— — Pithéciens. ... 19«
— — Cébiens 15*^
Moyenne générale. Homme — 12®
— Anthropoïdes 4-39"
Écart des moyennes. Homme — 20 à — 3®
— Anthropoïdes 4- 33 à 4- 46*^
— Pithéciens 4- 28 à 4- 40"
— Cébiens 4- 22 à 4- 67"
Moyenne Lémuriens 4-41"
Ecart des Carnassiers 4- 63 à 4- 93"
— Ongulés 4- 7^1 à 4- 119"
— Rongeurs 4. 92 à -f 102"
Les conclusions vont de soi. L'angle orbito-occipital creuse
ANGLE ORBITO-OGCIPITAL.
un abîme de 51*^ entre l'Homme et les Anthropoïdes, si Ton considère leurs moyennes générales, de 36*^81 Ton considère leurs moyennes particulières de race d'une part, d'espèce de Tautre, et de 17*^ si Ton considère leurs cas individuels les plus proches. C'est un abîme énorme, même dans ce dernier cas, lorsqu'on observe qu'aucun autre intervalle ne se rencontre chez les animaux, que les Anthropoïdes se confondent avec les Singes et ceux-ci avec les autres Mammifères. Il y a de plus un fait curieux que nous retrouverons souvent; c'est que les Cébiens, par leurs cas individuels, comme par leur moyenne se rapprochent de l'Homme plus que les Anthropoïdes. Tout cela ne conduit-i] pas à conclure que les Anthropoïdes doivent être laissés avec les Singea et que l'Homme et les Singes doivent être maintenus très largement écartés, conformément à la classiQcation de Cuvier?
Quant à l'échelonnement de l'angle orbito-occipital dans le genre humain, question secondaire ici, les plus élevés sont les Croates et les Auvergnats, la même race au point de vue anthropologique, à — 20 et 19<*, les plus bas les Esquimaux à — 3^; les Australiens étant à — 13^, et les Nègres d'Afrique à — 8^ La gradation, comme l'on voit, n'est pas conforme aux idées qu'on se fait en général de l'échelonnement des races et prouve déjà que si, par certains caractères, celles ci se partagent en supérieures et inférieures, tous leurs caractères, même parmi les plus sériaires chez les animaux, sont loin de s'échelonner de même. Ceci doit donc rendre prudent. Bref l'angle orbito-occipital serait un excellent caractère zoologique, mais un mauvais caractère anthropologique ou de distinction des races entre elles.
Le complément de cet examen est le tableau schématique
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FiG. 34. — Schéma de l'angle orbito-occipital.
ÉcheloDnement, distances respectives et écarts des variations chez : A, Homme ; B, Anthropoïdes; C, Pithéciens; D, Cébiens; E, Lémuriens; F, Carnassiers; G, Ongulés, et H, Rongeurs.
ci-dessus élabli avec les chiffres précédents. C'est celui que nous avons donné à nos cours de 1886-1888. La longueur des écarts dans chaque groupe est indiquée par les lignes verticales. Écarts et intervalles sont rigoureusement proportionnels aux chiffres donnés (fig. 34).
Lindice peiTien. — C'cst celui dout uous avons publié les résultats en 1874-75. 11 est en relation avec la nécessité pour le corps d'avoir une large base de sustentation, soit dans la station verticale ou demi-verticale, soit dans la station quadrupède lorsque ce corps est gros et pesant ou inversement a ravantage d'avoir un bassin étroit, servant simplement d'attache aux membres postérieurs, chez la plupart des quadrupèdes. C'est le rapport de la plus grande largeur du bassin à sa plus grande longueur, du sommet des crêtes iliaques à l'ischion. Dans le tableau ci-après où nous ne donnerons cette fois que des moyennes générales ou particulières, les chiffres sont la quantité pour cent dont la largeur excède la longueur ou est en moins. L'Homme ne comprend que des sujets de sexe masculin.