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CIRCONVOLUTIONS CHEZ LES MAMMIFERES

sillon crucial. En avant se voientla scissure de Rolandoet le lobe frontal réduit à peu de chose, mais ayant un ou deux plis verticaux rudimentaires. On retrouve chez 1 Homme dans la circonvolution sylvienne du lobe postérieur, particulièrement dans sa partie appelée pariétale inférieure, une disposition analogue aux arcades (pli courbe) (fig. 51).

4° Le type des Cétacés est celui des Carnassiers, mais h arcs fort allongés (fig. 52), les circonvolutions étant comme distendues et divisées verticalement par des sillons secon-

Fig. 51. — Face externe de l'hémisphère du Cheval.

B, lobe olfactif; ex QVH, arc inférieur du grand lobe limbique; S, circonvolution sylvienne inférieure; M, circonvolution marginale supérieure.

daires, coupés eux-mêmes par des sillons tertiaires. En avant il y a un vestige de sillon crucial et une scissure de Rolando, mais difficiles à retrouver, perdus au milieu d’une foule de sillons de deuxième et de troisième ordre (fig. 52).

5° Le type de l’Éléphant est encore une modification du type des Carnassiers. Les circonvolutions arquées autour de la scissure de Sylvius y montent si droites, leurs Huxuosités secondaires étant antéro-postérieures, qu’il semble que ce soient des circonvolutions transverses allant en éventail de la concavité de l’hémisphère à sa convexité (fig. 48).

Type des circonvolutions des Primates. — Il est Caractérisé, comme il a été dit, par l’existence de deux systèmes topographiquement indépendants, le frontal et le pariétal, ce dernier

adapté à un lobe pariétal agrandi dans ses parties postérieures et inférieures. 1

A la face externe de l’hémisphère on voit sur l’Homme le îepiésentant le plus élevé de ce type (tlg. 60) les parties suivantes :

A. Les trois circonvolutions frontales antéro-postérieures, se recourbant en dessous à leur extrémité antérieure pour

Fig. 52. — Face externô de l’hémisphère du Narval (Monodon monoceros).

S, scissure de Sylvius; SC, circonvolution sylvienne inférieure; SS, circonvolution sylvienne supérieure; M, circonvolution marginale supérieure; MI, circonvolution marginale inférieure.

former les trois circonvolutions correspondantes du lobule orbitaire, la première et la seconde frontales tendant à se diviser longitudinalement, et la troisième verticalement.

B. Deux circonvolutions transverso-verticales longeant la scissure de Rolando, l’antérieure appartenant au lobe frontal, la postérieure au lobe pariélal.

C. Deux circonvolutions pariétales seulement, mais complexes et séparées dans leur première partie (pariétale proprement dite) par le sillon intra-pariétal. La supérieure

ou marginale franchissant la scissure occipitale externe, devenant la première occipitale et atteignant le pôle postérieur de l’hémisphère où, après s’être perdue un instant, elle se recourbe pour former la troisième occipitale et se continuer avec la troisième temporale. L’inférieure ou sylvienne, à flexuosités verticales, se divisant en trois branches : l’une allant former la seconde occipitale, les deux autres allant se continuer (pli courbe) avec la première et la seconde temporale. Sous différents noms, en effet, les circonvolutions des

S, scissure de Sylvius ; p, sillon temporal n° 1 ou parallèle; f, deuxième sillon frontal; B, lobe olfactif. Hli, sillon de l’hippocampe ou scissure limbique inférieure de Broca; ca, scissure calcarine ; sp, sillon sous-pariétal ; D, circonvolution de l’hippocampe.

lobes pariétal, occipital et temporal de l’Homme ne sont que des deux circonvolutions marginale et sylvienne fondamentales des types précédents.

Ce type se rencontre déjà, à un grand degré de simplicité, chez les Lémuriens, il se développe par degrés et arrive à la complication des Primâtes supérieurs à peu près dans l’ordre suivant : 1° les Arctopithècjues, ou Hapaliens, singes lissencéphales d’Amérique, spécialement le Ouistiti sur lequel on ne voit que la scissure de Sylvius, la scissure calcarine et le sillon parallèle (fig. 53 et 54) ; 2° les Lémuriens très variables, quelques-uns n’ayant pas encore de scissure de Itolando, quoique le lobe frontal soit bien accusé par des sillons antéro-postérieurs très nets; 3° plusieurs Singes platyrrhiniensou du nouveau continent tels que le Saïmiri, le Nycti-

Fig. 53. — Face externe de l’hémisphère de deux Arctopithèques, le Ouistiti et le Tamarin.

Fig. 54. — Face interne de l’hémisphère des mêmes.

pitheque, le Callilhrix ; 4U loullc reste des platyrrhiniens en commençant par le Saki et les Myeètes, continuant avec le Ccbus et le Lagothriche et finissant par l’Alêle (Huxley); 511 tous les Singes sans queue de l’ancien continent en terminant par les Semnopithèques; 6° les Anthropoïdes commençant au Gibbon et finissant à l’Orang; 7° l’Homme dans lequel on peut admettre deux degrés, les races noires et jaunes et les races blanches.

L évolution ontogénique étant, d’après les transformistes,

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