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FORME DE L’ENCÉPHALE

livores, les Rongeurs et quelques Carnassiers comme les Canidés. Chez ceux-ci, le Renard par exemple, il y a deux resserrements, l’un au niveau de la scissure de Sylvius, l’autre au niveau de la scissure de Rolando. Ils produisent trois divisions ou rendements décroissant de volume d arrière en avant, l’antérieure terminée et coidée par le lobe olfactif qui la dépasse. Le second se rencontre sur la plupart des Ongulés, mais aussi chez quelques Carnassiers, comme les Félidés par comparaison avec les Canidés; le resserrement

Fig. 64. — Face supérieure de Fencéphale du Lapin.

O, lobes olfactifs ; A, hémisphères lisses; C, cervelet.

est un peu avant de la scissure de Sylvius. Le troisième s’observe entre au Ires chez les Primates; la courbe antérieure de l’ovale y est d’autant plus pleine qu’on s’élève dans la série; elle est à son maximum chez l’Homme parmi les brachycéphales.

La troisième dimension du cerveau, la hauteur, procède de môme, dans les Mammifères; elle augmente d’arrière en avant, mais n’arrive à envahir la partie frontale que chez l’Homme, où elle donne ainsi lieu au front. La platyencéphalie est la forme habituelle des Mammifères, l’hypsiencéphalie spécialement frontale est la forme humaine.

Fig. 63. — Face supérieure de Fencéphale du Kangourou (Leuret).

Poids de l'encéphale. — Le poids de l’encéphale ou son volume, les différences de densité étant négligées, est un

Topinabd. 14

LE POIDS DE L’ENCÉPHALE

facteur plus important de différentiation chez les Mammifères; mais il est d’une élude difficile et donne des mécomptes : 1° parce qu’il dépend en partie du volume du corps de l’animal, 2° parce qu’il est contrebalancé diversement par les autres facteurs cérébraux : la structure, les circonvolutions, etc.

En effet, le poids du cerveau, augmente d’une façon absolue avec celui du corps : étant donnés deux animaux de môme genre, même espèce et même race, le plus gros ou le plus grand a, toutes choses égales, le cerveau plus lourd. Mais l’augmentation n’est pas rigoureusement proportionnelle : le poids du cerveau diminue d’une façon relative lorsque la masse du corps augmente, et augmente lorsque celle-ci diminue. En d’autres termes, les grands hommes, les gros animaux ont un poids relatif du cerveau moindre, les petits hommes, les petits animaux, un poids relatif plus fort. Ainsi le poids du cerveau comparé au poids du corps est dans le rapport de 1 à 25 chez le plus petit des Phalangers, le Petaurite pygmée, et comme 1 est à 800 chez le Kangourou géant; il est : : 1 : 60 chez le petit Fourmillier, et : : l : 500 chez le grand Fourmillier, d’après M. Owen.

L’âge du sujet est une autre source de difficultés. Le cerveau croît plus vite que le corps chez tous les Mammifères, excepté les Marsupiaux (Owen); il est donc relativement plus gros dans l’enfance. Chez l’Homme, par exemple, le poids du cerveau étant pris pour 1, celui du corps est de 5 à 3 mois, de 10 à 5 ans 1/2, de 15 à 7 ans 1/2, de 22 à 17 ans pour aboutir à 33 chez l’adulte (Boyd), c’est-à-dire qu’à 3 mois le cerveau est la cinquième partie du poids du corps et chez l’adulte la trente-troisième. 11 faut donc absolument écarter des listes et moyennes les jeunes sujets. D’autre part, comme dans la vieillesse le cerveau diminue d’une quantité qui n’est pas négligeable, il faut s’en tenir aux adultes.

Poids relatif. — Ces précautions ont-elles été prises dans la liste de Leuret où il a admis indistinctement, dit-il, tous les cas qu’il a pu rassembler ? La voici, elle concerne les Vertébrés en masse.

Poissons 5668 Oiseaux 212

Reptiles 1321 Mammifères 186

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